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La Ceinture aliment-terre liégeoise, première du genre, a été créée il y a près de dix ans à partir de la question : « Comment parvenir, à l’horizon d’une génération, à ce que la majorité de l’alimentation consommée à Liège soit produite localement dans les meilleures conditions écologiques et sociales ? »

Une question relativement rhétorique et arbitraire posée aux quelque 170 personnes qui, le 6 novembre 2013, ont participé au forum ouvert de lancement de la Ceinture aliment-terre liégeoise (CATL). L’initiative, portée à l’époque par quelques associations et coopératives liégeoises impliquées dans les questions alimentaires, ainsi que par des personnes issues du mouvement citoyen Liège en Transition, visait à fédérer un maximum de forces vives du territoire autour du projet de transformation en profondeur du système alimentaire local. Une transformation qui aurait donc des visées tant écologiques que sociales.

Consommateurs et producteurs

Le concept de lutte contre la précarité alimentaire des consommateurs dit une part de cette visée sociale. La précarité des producteurs qui nous nourrissent en constitue l’autre versant, avec pour corollaire leur disparition progressive. Quelques chiffres1. Depuis 1990, la Wallonie a perdu plus la moitié de sa main-d’œuvre agricole : il ne reste en 2020 qu’environ 22 000 actifs agricoles sachant que, par ailleurs, la relève s’annonce très compliquée. Selon les statistiques de cette même année, les exploitants âgés de 50 ans et plus détiennent 53 % de la surface agricole et seulement 22 % d’entre eux déclarent avoir un successeur. Du côté des mangeurs, c’est l’accès à l’alimentation, à fortiori saine, qui fait défaut. Sur le site internet de la Ville, on explique qu’à Liège 40 000 personnes vivent sous le seuil de risque de pauvreté2. Plus d’un quart d’entre elles sont dans l’impossibilité d’accéder à une nourriture suffisante et bénéficient de colis alimentaires3. Ceci, sans avoir comptabilisé les nombreux ménages qui reçoivent des factures d’énergie alarmantes et alors que l’inflation est galopante…
Le pari de la ceinture alimentaire, c’est de créer diverses alliances pour améliorer la situation. Alliance entre mangeurs et producteurs, que le système économique dominant (agro-industrie, grande distribution) peut avoir tendance à malmener. Alliance entre territoires ruraux et urbains, par le développement d’interdépendances positives. Alliance entre citoyens, pouvoirs publics et forces économiques animés par une conception suffisamment partagée de l’intérêt général, autour de visées sociales et écologiques.

Mobilisation générale

L’élan de la création de la CATL avait abouti à rassembler de nombreuses forces vives autour de nouveaux projets concrets, d’activités économiques, de production, de transformation et de distribution de produits alimentaires sains et en filières courtes. Ces projets se sont pour la plupart structurés de manière spontanée en coopératives citoyennes, c’est-à-dire des entreprises visant un intérêt collectif ou général, gouvernées de manière démocratique et orientées prioritairement vers la rémunération du travail plutôt que du capital, bref ce que l’on peut qualifier aussi d’entreprises d’économie sociale. Dans de telles entreprises, les citoyens qui en acquièrent une ou plusieurs parts en deviennent non seulement financeurs, mais également consommateurs de leurs produits et ambassadeurs. On en est aujourd’hui à plus de vingt-cinq, soutenues chacune par des dizaines voire des centaines de coopératrices et coopérateurs.
Un tel engouement ainsi que la création d’un nombre croissant d’emplois semblent avoir progressivement persuadé les autorités politiques du sérieux et de l’importance de la dynamique. Car il faut bien le dire, à l’époque de Liège en Transition, qui a précédé la CATL, les citoyens que nous étions n’avaient pas trop l’impression d’être pris au sérieux. Le succès du Festival Nourrir Liège, lancé en 2017 avec des partenaires du monde culturel et universitaire, a contribué à renforcer la crédibilité et la légitimité du mouvement.
Nous avons, à cette époque, fait le constat d’un changement de paradigme dans notre relation avec les pouvoirs publics. Nous étions certes déjà soutenus par la Région wallonne pour réaliser certaines missions dans le champ de l’économie sociale, mais les choses se sont accélérées. Nous avons par exemple été associés à la conception du Schéma de développement territorial pluricommunal de l’arrondissement de Liège Métropole (24 communes, 620 000 habitants), qui a défini les questions de protection des terres agricoles et de soutien au développement des filières courtes et locales comme un de ses quatre axes. Citons par exemple CREaFARM de la Ville de Liège, qui consiste à mettre des terres agricoles communales à la disposition de porteurs de projets agricoles sélectionnés sur base de critères écologiques notamment. Depuis lors, d’autres actions ont été prises ; ainsi la Ville de Liège et l’intercommunale ISoSL se sont engagées pour 2024 à proposer des repas 100 % durables (aussi biologiques, locaux et de saison que possible) pour les crèches et écoles de leurs réseaux (soit 3500 quotidiennement).

Différents échelons

Au niveau régional, les choses ont évolué aussi. En 2018, le gouvernement wallon adoptait pour la première fois une stratégie alimentation durable, intitulée « Manger demain » (avec à la clé un référentiel commun4, la création d’un Collège wallon de l’alimentation durable (CwAD), le lancement d’appels à projets « soutenir la relocalisation de l’alimentation en Wallonie » ou, plus récemment, le plan d’action Food Wallonia pour une transition vers un système alimentaire durable en Wallonie. Bref, les autorités publiques, tant communales que régionales, semblent avoir pris la mesure de l’importance de la thématique alimentaire du point de vue de l’intérêt général, ainsi que des nombreux leviers dont elles disposent en la matière, notamment en tant que pouvoir adjudicateur pour les marchés publics des cuisines de collectivités ou en tant que propriétaire de patrimoine foncier agricole5.
Rob Hopkins6, fondateur du Transition Net-work, mouvement des villes et communautés en transition présent dans une cinquantaine de pays et plus de 5000 localités, inspirateur d’initiatives telles que Liège en Transition et la CATL, estime qu’un projet de transition atteint son potentiel maximum lorsqu’il est porté par les citoyens (dynamique bottom up) et lorsqu’il est soutenu par les pouvoirs publics (dynamique top down). Cela semble bien être le cas à Liège, comme dans un nombre croissant de villes et localités en Wallonie. Ainsi, des ceintures et réseaux alimentaires commencent à fleurir, à Verviers, Namur, Charleroi, Tournai…
Les prémices d’une démocratie alimentaire sont même en train de voir le jour en Wallonie. Le CwAD, dont la CATL est membre, est une structure de gouvernance collaborative rassemblant des acteurs du territoire wallon et gravitant autour des différentes dimensions de l’alimentation (satisfaction d’un besoin humain fondamental, contribution à la qualité de vie et à la santé humaine, préservation de l’environnement, juste rémunération des producteurs, maintien du tissu rural, soutien des circuits courts, développement économique local et création d’emplois, transmission d’une identité culturelle, etc.) en vue d’y soutenir une dynamique de transition vers un système alimentaire durable. Des structures similaires sont en train d’éclore en Wallonie, au niveau (pluri)communal, avec des objectifs similaires. Ainsi, le 8 décembre dernier, le Conseil de politique alimentaire de Liège Métropole, porté conjointement par la CATL, l’asbl Liège Métropole (conférence des bourgmestres de l’arrondissement) et l’Université de Liège, voyait le jour. Ses 120 membres représentatifs des parties prenantes du système alimentaire du territoire, parmi lesquels l’intergroupe liégeois des maisons médicales, ont pour mission d’intensifier et rendre plus inclusive la dynamique de transition vers un système alimentaire résilient et durable sur le territoire de Liège Métropole. Un pari ambitieux dans un contexte de crise énergétique et économique qui touche durement les filières courtes et le secteur de l’alimentation de qualité différentiée.

Changer nos réflexes

Après une brève période « boom » des circuits courts au début de la crise du Covid, de nombreux consommateurs se sont repliés sur leurs anciens comportements de consommation, voire tournés vers une alimentation low cost pour parvenir à boucler leurs fins de mois. C’est dans un tel moment que les pouvoirs publics peuvent et doivent jouer un rôle exemplaire. Par exemple, le projet potage-collation7 porté par le Collectif développement cantines durables et financé par la Wallonie, a permis ces deux dernières années de nourrir sainement 5000 enfants fréquentant des écoles fondamentales à indice socio-économique faible via des filières locales, saines, de saison, et en économie sociale. Particulièrement vertueux, ce type de projet, outre sa dimension sociale et santé, permet de soutenir des filières de production en souffrance. Sur base des résultats très positifs, le budget de ce projet a récemment été multiplié par cinq.
La tendance générale semble donc, malgré la crise, et grâce à l’intervention des pouvoirs publics, être au développement des filières alimentaires de proximité et de qualité. Pour réaliser le changement d’échelle souhaité, il convient de créer les chainons manquants des filières, qui peuvent se matérialiser par des infrastructures permettant de transformer et de distribuer les produits sains en filières courtes. Ainsi à Liège, la Ville et la CATL se sont associées pour créer un pôle agroalimentaire circuit court, sur le site historique du marché matinal à Bressoux-Droixhe. Un premier bâtiment, acquis par la Ville, a permis de créer une sorte d’habitat groupé pour plusieurs coopératives de distribution du réseau de la CATL (La Coopérative ardente, Les Petits Producteurs, Hesbicoop, et bientôt Terre d’Herbage et The Food Hub) avec espaces de bureaux, de stockage, de préparation de commandes, qui vont permettre de déployer plus efficacement l’offre de produits sains tant vers les consommateurs que vers les professionnels et les collectivités. À l’horizon 2025, un deuxième bâtiment sera construit grâce aux fonds des plans de relance de la Wallonie et de l’Europe pour accueillir une « légumerie » et une conserverie destinée notamment à alimenter les cuisines de collectivités liégeoises en bons produits végétaux d’origine locale.

Une dynamique prometteuse

Le forum ouvert et ses suites avaient permis de déterminer collectivement les grands chantiers à mettre en œuvre pour cheminer vers l’objectif : création de chainons manquants, mobilisation des citoyens, alliances à créer avec les pouvoirs publics, facilitation de l’accès à diverses ressources (foncier, financements…), soutien au lancement, au développement et à la transmission d’activités (qui font l’objet d’un projet en cours de lancement, dénommé Arlette). Avec du recul, on se dit que les personnes rassemblées à ce forum avaient tapé dans le mille. Quant à savoir si l’objectif fixé de manière relativement rhétorique et arbitraire pourra être atteint en une génération, en toute honnêteté, on en est encore très loin. On n’est bien sûr pas à l’abri d’une accélération du changement, potentiellement liée à des événements extérieurs ou à des éléments exogènes (flambée des prix de l’énergie et des matières premières, crises géopolitiques et climatiques, notamment), mais il ne faut pas forcément s’en réjouir. Ce qui est particulièrement réjouissant en revanche, c’est la prise de conscience commune et l’alignement de l’action d’un nombre croissant d’acteurs publics, privés et citoyens, dans une perspective résolument démocratique, sociale et écologique. Les terres agricoles et les semences sont des biens communs à protéger, les savoirs et les savoir-faire agricoles sont des patrimoines en danger, l’accès à l’alimentation est un droit essentiel à promouvoir. Nous n’avons aucune certitude d’atteinte de l’objectif sur le long terme, mais la dynamique enclenchée est plus que prometteuse et nous ne doutons pas de la justesse de la voie empruntée.

  1. État de l’agriculture, fiche thématique, 2022, www.wallonie.be.
  2. Aide alimentaire,
    www.liege.be.
  3. Aide alimentaire,
    www.liege.be.
  4. Vers un système alimentaire durable en Wallonie, https://
    developpementdurable.wallonie.be
  5. Selon le mouvement Terre en vue, 8 à 10 % des terres agricoles wallonnes
    sont détenues par des pouvoirs publics locaux.
  6. R. Hopkins, Manuel de Transition : de la dépendance au pétrole à la résilience locale, Écosociété, 2010.
  7. L. Theunis, « Écoles : du potage bio, local et gratuit à 5 000 élèves wallons », Tchak !, 20 avril 2022, https://tchak.be.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°102 - mars 2023

Introduction n°102

Se nourrir. Bien se nourrir. Quels sont les mécanismes qui déterminent le contenu de nos assiettes ? Le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental et international et pourtant… Le prix des denrées de base ne(…)

- Pascale Meunier

Alimentation, individu, société et environnement

Quoi de plus naturel que l’alimentation ? Tout être vivant se nourrit. Les manières de préparer, de consommer et de partager la nourriture varient tellement selon les cultures et même les classes sociales.
- Dr André Crismer

Big food et marketing

Dans un contexte de surabondance alimentaire monopolisé par quelques poids lourds de l’industrie agroalimentaire, le fléau du surpoids et de l’obésité progresse de manière alarmante partout dans le monde. Quel est l’impact du marketing des aliments malsains sur les comportements alimentaires des enfants et de leurs parents ? Quelles réponses y sont apportées ? Avec quels résultats ?
- Pauline Gillard

L’aide alimentaire dans la tourmente

Autrefois considérée comme une aide humanitaire déployée dans des pays lointains, l’aide alimentaire s’impose aujourd’hui comme une évidence dans nos sociétés d’abondance. Avec la succession de crises dans laquelle la Belgique est plongée depuis trois ans, se nourrir correctement, comme se loger et se chauffer, est devenu un luxe.
- Alicia Grana, Catherine Rousseau, Deborah Myaux, Flavie Leclair

La diététique, un métier rare en maison médicale

La fonction de diététicien ou de diététicienne a fait son apparition en maison médicale il y a une quinzaine d’années. Pour la faire mieux connaitre et reconnaitre, un groupe intersectoriel vient de se constituer au sein de la Fédération.
- Marie Rijs, Marie-Aude Delmotte

La coupe est pleine…

S’il y a une violence ultime qui peut être infligée aux personnes, aux ménages, qui vivent dans le trop peu de tout, c’est de les considérer d’abord comme des incompétents à éduquer avant de leur garantir la sortie de la pauvreté par l’accès aux droits.
- Christine Mahy

L’entourage, source de l’obésité ?

Chez les jeunes, le mode d’alimentation subit de nombreuses influences extérieures dont la reproduction, consciente ou inconsciente, de certains comportements issus de l’environnement familial semble être l’une des causes principales.
- Alexandre Dressen

Une sécurité sociale de l’alimentation

Le système alimentaire actuel, ravagé et dominé par l’industrie agroalimentaire et l’agriculture intensive nous tue. Alors qu’il produit de quoi nourrir 12 milliards d’êtres humains à travers le monde, plus d’un milliard d’entre nous souffrent de famine et de malnutrition. Ce système empoisonne nos corps et notre planète. Les multinationales agricoles, de la transformation alimentaire et de la grande distribution, bâties sur l’impérialisme capitaliste et colonial, sont parmi les responsables des dérèglements climatiques que nous connaissons.
- Kévin Certenais, Laura Petersell

Nourrir la ville

La Ceinture aliment-terre liégeoise, première du genre, a été créée il y a près de dix ans à partir de la question : « Comment parvenir, à l’horizon d’une génération, à ce que la majorité de l’alimentation consommée à Liège soit produite localement dans les meilleures conditions écologiques et sociales ? »
- Christian Jonet

Manger, un acte social

Kom à la maison, à Etterbeek, est le premier restaurant de quartier participatif et solidaire de Belgique. On y vient pour manger, mais aussi pour cuisiner ensemble des produits locaux et de saison. Ici chacun paie selon ses moyens… et repart avec une bonne dose de convivialité.
- Pascale Meunier

Des activistes aux fourneaux

À l’échelle microlocale ou transnationale, les militants de l’alimentation tentent de promouvoir d’autres manières de produire et de consommer. Ces mobilisations se multiplient, sont de plus en plus visibles et connectées, avec pour ambition de peser dans la balance en vue de transformer un système alimentaire dominé par l’industrialisation et la consommation de masse.
- Marinette Mormont

Relocalisation alimentaire : quel avenir politique ?

L’affirmation du localisme alimentaire semble susceptible de rassembler largement. Au point que l’on trouve aujourd’hui, sous la bannière du « local », aussi bien des mouvements progressistes que les partisans d’un conservatisme appuyé voire d’une droite extrême.
- Clémence Nasr

Bien manger : un droit, pas un choix

On pensait que la question de la faim avait été résolue suite à la modernisation agricole et à l’industrialisation agroalimentaire au milieu du XIXe siècle. En Belgique, la part du budget des ménages consacrée à l'alimentation est en effet passée de 27,6 % en 1960 à 11 % en 2000[efn_note]P. Defeyt, « Les dépenses alimentaires des Belges », Institut pour un développement durable, avril 2020. [/efn_note]. Toutefois, en 2018, elle est remontée à 14 %, puis à 16 % en 2020[efn_note] Statbel, Enquête sur le budget des ménages, 2021. [/efn_note]. L’inflation actuelle augure une hausse encore supérieure. En conséquence, l’alimentation s’impose de plus en plus comme un sujet majeur dans les réseaux de lutte contre la précarité et vient s’ajouter à la question du logement, de l’énergie, de la santé. Or, c’est un droit inscrit dans le droit international, que chacun peut réclamer sans avoir à le quémander.
- Jonathan Peuch

Actualités n° 102

L’éthique en maisons médicales

Depuis une trentaine d’années, le comité d’éthique de la Fédération des maisons médicales traite des multiples questions de société qui traversent le secteur et que les équipes rencontrent dans leur quotidien.
- Pascale Meunier

Le long du canal

Ils ont été plus d’une centaine à dormir sur le sol froid et humide le long du canal, en face du Petit-Château, le centre d’arrivée de Fedasil à Bruxelles. Chaque fois qu’une tente se libère, un(…)

- Fanny Dubois

Catherine Moureaux : « Molenbeek est la commune de la solidarité »

La bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean a débuté sa carrière professionnelle comme médecin généraliste dans une maison médicale. La santé conserve une place prépondérante dans son parcours politique.
- Catherine Moureaux

Les participations collectives des usagers

Troisième volet de la recherche qualitative consacrée aux questions qui contribuent à faire des patients des acteurs à part entière de leur santé. Après l’analyse de leur implication dans les instances de décision des maisons médicales et celle de leur participation dans les soins curatifs, place à l’étude des processus collectifs.
- Joanne Herman

L’abus d’alcool, une problématique de santé

Le contexte sociosanitaire de ces dernières années a mis en avant différentes initiatives de téléconsultation. En Belgique francophone, le service Aide-alcool.be qui existe depuis dix ans est à l’heure actuelle le seul service d’aide thérapeutique en ligne pour les personnes en souffrance vis-à-vis de leur consommation d’alcool.
- Jean-François Donfut

De si violentes fatigues

Romain Huet, chercheur en sciences sociales, a publié récemment un essai[efn_note] R. Huet, De si violentes fatigues, Presses universitaires de France, 2021.[/efn_note], résultat d’une enquête réalisée dans un centre de prévention du suicide où il travailla. Son argument central est que les lieux d’écoute de la souffrance sociale se centrent sur la souffrance individuelle, mais non sur leur dimension politique, pourtant essentielle.
- Dr André Crismer