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L’abus d’alcool, une problématique de santé


Santé conjuguée n°102 - mars 2023

Le contexte sociosanitaire de ces dernières années a mis en avant différentes initiatives de téléconsultation. En Belgique francophone, le service Aide-alcool.be qui existe depuis dix ans est à l’heure actuelle le seul service d’aide thérapeutique en ligne pour les personnes en souffrance vis-à-vis de leur consommation d’alcool.

L’usage de l’alcool entraine 3 millions de décès chaque année dans le monde –soit 5,3 % de l’ensemble des décès recensés – et est un facteur étiologique dans plus de 200 maladies et traumatismes1. En Belgique, Sciensano2 relève que la population générale tend à diminuer sa consommation, mais note néanmoins que, en 2018, 76,6 % des plus de quinze ans consomment des boissons alcoolisées (contre 82 % en 2013), dont 10 % de façon quotidienne. 6 % de la population boit « en excès », soit plus que les 14 unités standards (US, une unité standard correspondant à 12,7 ml d’alcool pur, soit 10 g d’alcool) par semaine pour les femmes et 21 US par semaine pour les hommes, selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui fait de l’abus d’alcool un risque de santé publique majeur et très actuel. La pandémie de Covid-19 est passée par là… D’après l’étude sur l’impact des confinements sur la consommation d’alcool de la population réalisée par l’Université de Liège3, un quart de la population sondée (26,4 %) a augmenté sa consommation pendant ces périodes, en lien avec un plus grand niveau d’anxiété et de dépression, accentué par le sentiment d’isolement et l’angoisse face à la maladie.
Par ailleurs, dans ses recommandations, l’OMS inclut l’usage d’une « […] offre de traitement et d’un coût abordable aux personnes souffrant de troubles liés à la consommation d’alcool ; et la mise en place de programmes […] d’interventions brèves dans les services pour les cas de consommation nocive et dangereuse […] »4. Dans le recensement 2020 des demandes d’intervention en matière d’alcool et d’assuétudes effectuée par Sciensano5, 212 services ambulatoires et hospitaliers déclarent proposer des traitements et accompagnements pour ces problématiques, pour l’ensemble du territoire national : 66 % d’entre eux sont situés en Flandre, 23 % en Wallonie et 11 % à Bruxelles. Toujours selon ce recensement, un peu moins de 25 000 épisodes de traitement6 ont été proposés aux patients en 2020, dont près de 50 % concernent la problématique de l’alcool. Le Conseil supérieur de la Santé7 avance par ailleurs une série de recommandations liées à l’alcool qui, conjointement, devraient permettre la réduction des risques dans la population en matière de santé physique et mentale. Parmi celles-ci, il propose de :

  • ne pas boire plus de 10 unités d’alcool par semaine, à répartir sur plusieurs jours ;
  • renforcer structurellement l’éducation, la prévention et la réduction des risques (informations de santé et éducation à la santé via divers canaux) ;
  • faciliter l’accès à l’information (groupes d’entraide, sites internet) ;
  • soutenir les personnes qui diminuent leur consommation ou tentent d’y mettre un terme (détection précoce et interventions brèves en première ligne et offre suffisante de soins spécialisés) ;
  • favoriser auprès de la population un automonitoring régulier des habitudes de boisson, avec l’aide en particulier du médecin généraliste.

C’est dans l’esprit de ces recommandations que s’est construite l’approche thérapeutique spécifique de l’équipe d’Aide-alcool.be.

Une aide en ligne

Depuis 2012, le service de santé mentale ALFA (Liège) et le centre Le Pélican (Bruxelles) sont porteurs d’un projet-pilote, financé par les pouvoirs publics, afin de transposer et faire évoluer en Belgique francophone l’initiative portée par la Flandre depuis 2008 d’un accompagnement en ligne pour les personnes ayant besoin d’aide quant à leur consommation d’alcool. Construit dans une logique de réduction des risques liés à la consommation, le site internet www.aide-alcool.be s’adresse à l’ensemble de la population belge francophone (résidant ou non en Belgique au moment de l’inscription) de plus de 18 ans. Le site internet se structure en trois parties. « Infos et auto-
évaluations » : cette partie reprend de façon simplifiée et didactique de nombreuses informations sur l’alcool, ses usages et ses effets, comme le triangle « Personne-Produit-Contexte » (voir ci-dessous). C’est dans cette partie également que les visiteurs de la plateforme peuvent réaliser une évaluation automatisée de leur consommation, basée sur le test AUDIT8 couramment utilisé en médecine générale, et donc de recevoir un feedback fiable quant au niveau de risque que représente leur consommation d’alcool.
« Self help en ligne » : moyennant une inscription gratuite et garantissant l’anonymat, les visiteurs de la plateforme ont la possibilité de suivre un parcours automatisé d’aide en ligne via les différents exercices qui leur sont proposés. Ces exercices, également utilisés dans la partie « accompagnement » par les psychologues cliniciens pendant leurs consultations en ligne, vont permettre à l’usager de réfléchir par lui-même et de trouver des stratégies qui lui conviennent pour reprendre prise sur sa consommation. On y trouvera notamment la possibilité de remplir un agenda de consommation, un exercice pour identifier des situations à risque quant à son usage de l’alcool, ou encore un exercice qui lui permet de planifier des stratégies en cas de rechute.
« Accompagnement en ligne » : c’est le cœur du programme, puisque c’est par ce biais que les participants ont la possibilité de s’inscrire à l’accompagnement avec un psychologue clinicien spécifiquement formé aux assuétudes et à l’intervention en e-santé mentale. Durant son inscription, le patient est invité à compléter un questionnaire, incluant les items de l’AUDIT, ainsi que des informations anamnestiques plus générales sur son état de santé et ses habitudes de consommation. Via cette inscription, elle aussi gratuite et garantissant l’anonymat, et une fois un thérapeute attribué (en quelques heures, voire en quelques jours), le travail peut commencer. L’intervention est basée sur un modèle cognitivocomportemental enrichi des approches spécifiques auxquelles sont formés les thérapeutes (approches systémique, sensori-motrice, neuropsychologie, psychodynamique…). Cette intervention, qui se déroule exclusivement par écrit, lors d’entretiens d’une heure programmés avec le participant, est prévue pour durer douze semaines, tout en gardant la possibilité d’adapter la durée aux besoins du patient. De même, l’accompagnement se construit au départ de la demande de la personne et des éléments concrets qui sont récoltés lors de l’anamnèse : de la réduction de sa consommation à la construction, puis au soutien, à l’abstinence, les objectifs sont construits avec le patient et adaptés tout au long du suivi en fonction des difficultés rencontrées et des ressources mobilisées. L’exercice principal demandé à tous les usagers tout au long du suivi est de remplir leur journal de consommation, les autres exercices venant en soutien du travail effectué via les entretiens. Dans certains cas de consommations plus ancrées, l’accompagnement « simple » trouvera ses limites, mais sera l’occasion de construire une accroche à un projet de soin personnalisé, via une orientation vers un service adapté à la personne, au plus près de là où elle se trouve, et inscrit donc l’accompagnement en ligne comme première étape d’un parcours de soin pour les usagers. D’ailleurs, pour 50 % d’entre eux, le psychologue clinicien est la première personne avec qui ils abordent leur consommation d’alcool. Enfin, tout au long de l’accompagnement et même ensuite (follow-up à six mois et un an), les usagers ont la possibilité d’évaluer le programme et ce feedback permet d’adapter l’accompagnement aux besoins de l’usager, même au-delà de la durée prévue. Par ailleurs, toute personne inscrite sur le site internet, que ce soit via le self help ou via l’accompagnement, a accès à un forum en ligne, qui sert de plateforme d’entraide entre participants, modéré par les thérapeutes.

 

Le triangle Personne-Produit-Contexte
Proposé par le Dr Claude Olievenstein, ce modèle adapté du modèle biopsychosocial considère la dépendance à un produit comme le résultat d’une dialectique entre trois niveaux.

  • Qui est la personne ? (âge, poids, taille, sexe, antécédents médicaux, mode de vie, génétique…).
  • Quel est le produit ? (ses propriétés, la manière de le consommer, la durée de la consommation…).
  • Quel est le contexte dans lequel apparait l’addiction ? (les paramètres issus du contexte social,
    et le contexte spécifique de consommation).

Une analyse interactive permet d’intégrer une vision complexe du processus addictif et de ce
qui le maintient, tout en identifiant des leviers d’action pour sortir la personne de la dynamique
de la dépendance.

 

Des résultats tangibles

Fort de ses dix ans d’existence, et en co-construction continue avec ses partenaires institutionnels (www.alcoholhulp.be, ULiège, Fédito wallonne et bruxelloise, Univers Santé asbl, les réseaux assuétude et de santé mentale wallons, les services hospitaliers et ambulatoires spécialisés…), Aide-alcool.be contribue au maillage du soin pour les personnes ayant une consommation abusive d’alcool, dans la logique des recommandations formulées par les instances nationales et supranationales. Afin de démontrer l’efficacité du dispositif, l’équipe néerlandophone a effectué une étude sur l’effet du suivi en ligne sur la consommation des bénéficiaires du service9. Sur un suivi prévu de douze semaines, pour une cohorte de 460 usagers passant par l’accompagnement en ligne avec un thérapeute et 968 usagers en self help, la consommation moyenne des usagers passe de 40 US à 9 US par semaine dans la première condition (accompagnement), et de 39 à 15 US par semaine pour les usagers de la seconde (self help). Toujours selon cette étude, outre l’absence de consommation d’autres types de drogues, la motivation de l’usager est centrale pour aboutir à ce résultat. C’est pour cette raison, et compte tenu des particularités du dispositif, que les psychologues cliniciens en ligne soignent particulièrement le lien avec le patient, et ce dès l’inscription. À ce propos, l’expérience montre que les bénéficiaires valorisent positivement la qualité de la relation thérapeutique qui s’installe au fil du temps. Enfin, les professionnels externes soulignent également l’intérêt et l’utilité de cette nouvelle forme d’aide, qui peut devenir un outil de soutien dans leurs propres consultations.

 

Témoignages de patients
« Le soutien de la thérapeute a été très important pour moi et pour la réussite du programme. Je ne me sentais pas jugée et son soutien m’a permis de diminuer ma consommation, de m’en rendre plus consciente et donc plus responsable, mais m’a aussi permis de me rendre compte des vraies raisons de ma consommation. Nul doute que le programme n’est qu’un début, et même si ce n’était pas toujours simple, au vu de ce dont j’ai pris conscience, c’est peut-être la partie plus facile. Un peu peur de me retrouver seule aujourd’hui et je suis heureuse de pouvoir garder l’accès au site et aux exercices. »
« Votre site m’a été d’une grande aide ; méthode, texte, conseils, etc. C’était la première fois que je faisais appel à une professionnelle de la santé mentale. »
« L’anonymat a été un élément déterminant. Point d’amélioration : en ce qui me concerne, j’ai mis le doigt sur un problème d’anxiété sociale qui explique en partie (à tout le moins qui renforce) mon problème d’alcool. Je pense que si le contact est bon avec le thérapeute, le patient devrait pouvoir bénéficier de la possibilité de suivre une thérapie en parallèle sur un autre trouble de santé mentale que celui de l’alcoolisme avec le thérapeute désigné dans l’aide en ligne, bien entendu à charge du patient. Cela permettrait au patient qui le souhaite de mener en même temps une thérapie sur son assuétude et sur ce qu’il considère comme un facteur important de son assuétude, et ce avec le même thérapeute. »

  1. OMS, « Alcool », 9 mai 2022, www.who.int.
  2. L. Gisle et al., Enquête de santé 2018 : Consommation d’alcool (D/2019/14.440/65), Sciensano, 2019, www.enquetesante.be.
  3. E. Schmits, F. Glowacz, “Changes in Alcohol Use During the COVID-19 Pandemic: Impact of the
    Lockdown Conditions and Mental Health Factors”, International Journal of Mental Health and Addiction, 20(2), 2022.
  4. OMS, op cit
  5. J. Antoine, L’enregistrement TDI en Belgique, Rapport annuel,
    Sciensano, 2021, www.sciensano.be.
  6. Ibidem : période comprise entre le début du traitement et la fin des activités dans le contexte du programme prescrit.
  7. Conseil supérieur de la Santé, Risques liés à la consommation d’alcool
    (Avis n° 9438), 2018, www.health.belgium.be.
  8. T.F. Babor et al., AUDIT : The Alcohol Use Disorders Identification. Test : guidelines for use in primary health care, Manuel d’utilisation WHO/PSA/92.4, OMS,
    www.who.int.
  9. A. Vangrunderbeek et al., “Effectiveness of guided and unguided online alcohol help: A reallife study”, Internet Interventions, 28, 2022.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°102 - mars 2023

Introduction n°102

Se nourrir. Bien se nourrir. Quels sont les mécanismes qui déterminent le contenu de nos assiettes ? Le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental et international et pourtant… Le prix des denrées de base ne(…)

- Pascale Meunier

Alimentation, individu, société et environnement

Quoi de plus naturel que l’alimentation ? Tout être vivant se nourrit. Les manières de préparer, de consommer et de partager la nourriture varient tellement selon les cultures et même les classes sociales.
- Dr André Crismer

Big food et marketing

Dans un contexte de surabondance alimentaire monopolisé par quelques poids lourds de l’industrie agroalimentaire, le fléau du surpoids et de l’obésité progresse de manière alarmante partout dans le monde. Quel est l’impact du marketing des aliments malsains sur les comportements alimentaires des enfants et de leurs parents ? Quelles réponses y sont apportées ? Avec quels résultats ?
- Pauline Gillard

L’aide alimentaire dans la tourmente

Autrefois considérée comme une aide humanitaire déployée dans des pays lointains, l’aide alimentaire s’impose aujourd’hui comme une évidence dans nos sociétés d’abondance. Avec la succession de crises dans laquelle la Belgique est plongée depuis trois ans, se nourrir correctement, comme se loger et se chauffer, est devenu un luxe.
- Alicia Grana, Catherine Rousseau, Deborah Myaux, Flavie Leclair

La diététique, un métier rare en maison médicale

La fonction de diététicien ou de diététicienne a fait son apparition en maison médicale il y a une quinzaine d’années. Pour la faire mieux connaitre et reconnaitre, un groupe intersectoriel vient de se constituer au sein de la Fédération.
- Marie Rijs, Marie-Aude Delmotte

La coupe est pleine…

S’il y a une violence ultime qui peut être infligée aux personnes, aux ménages, qui vivent dans le trop peu de tout, c’est de les considérer d’abord comme des incompétents à éduquer avant de leur garantir la sortie de la pauvreté par l’accès aux droits.
- Christine Mahy

L’entourage, source de l’obésité ?

Chez les jeunes, le mode d’alimentation subit de nombreuses influences extérieures dont la reproduction, consciente ou inconsciente, de certains comportements issus de l’environnement familial semble être l’une des causes principales.
- Alexandre Dressen

Une sécurité sociale de l’alimentation

Le système alimentaire actuel, ravagé et dominé par l’industrie agroalimentaire et l’agriculture intensive nous tue. Alors qu’il produit de quoi nourrir 12 milliards d’êtres humains à travers le monde, plus d’un milliard d’entre nous souffrent de famine et de malnutrition. Ce système empoisonne nos corps et notre planète. Les multinationales agricoles, de la transformation alimentaire et de la grande distribution, bâties sur l’impérialisme capitaliste et colonial, sont parmi les responsables des dérèglements climatiques que nous connaissons.
- Kévin Certenais, Laura Petersell

Nourrir la ville

La Ceinture aliment-terre liégeoise, première du genre, a été créée il y a près de dix ans à partir de la question : « Comment parvenir, à l’horizon d’une génération, à ce que la majorité de l’alimentation consommée à Liège soit produite localement dans les meilleures conditions écologiques et sociales ? »
- Christian Jonet

Manger, un acte social

Kom à la maison, à Etterbeek, est le premier restaurant de quartier participatif et solidaire de Belgique. On y vient pour manger, mais aussi pour cuisiner ensemble des produits locaux et de saison. Ici chacun paie selon ses moyens… et repart avec une bonne dose de convivialité.
- Pascale Meunier

Des activistes aux fourneaux

À l’échelle microlocale ou transnationale, les militants de l’alimentation tentent de promouvoir d’autres manières de produire et de consommer. Ces mobilisations se multiplient, sont de plus en plus visibles et connectées, avec pour ambition de peser dans la balance en vue de transformer un système alimentaire dominé par l’industrialisation et la consommation de masse.
- Marinette Mormont

Relocalisation alimentaire : quel avenir politique ?

L’affirmation du localisme alimentaire semble susceptible de rassembler largement. Au point que l’on trouve aujourd’hui, sous la bannière du « local », aussi bien des mouvements progressistes que les partisans d’un conservatisme appuyé voire d’une droite extrême.
- Clémence Nasr

Bien manger : un droit, pas un choix

On pensait que la question de la faim avait été résolue suite à la modernisation agricole et à l’industrialisation agroalimentaire au milieu du XIXe siècle. En Belgique, la part du budget des ménages consacrée à l'alimentation est en effet passée de 27,6 % en 1960 à 11 % en 2000[efn_note]P. Defeyt, « Les dépenses alimentaires des Belges », Institut pour un développement durable, avril 2020. [/efn_note]. Toutefois, en 2018, elle est remontée à 14 %, puis à 16 % en 2020[efn_note] Statbel, Enquête sur le budget des ménages, 2021. [/efn_note]. L’inflation actuelle augure une hausse encore supérieure. En conséquence, l’alimentation s’impose de plus en plus comme un sujet majeur dans les réseaux de lutte contre la précarité et vient s’ajouter à la question du logement, de l’énergie, de la santé. Or, c’est un droit inscrit dans le droit international, que chacun peut réclamer sans avoir à le quémander.
- Jonathan Peuch

Actualités n° 102

L’éthique en maisons médicales

Depuis une trentaine d’années, le comité d’éthique de la Fédération des maisons médicales traite des multiples questions de société qui traversent le secteur et que les équipes rencontrent dans leur quotidien.
- Pascale Meunier

Le long du canal

Ils ont été plus d’une centaine à dormir sur le sol froid et humide le long du canal, en face du Petit-Château, le centre d’arrivée de Fedasil à Bruxelles. Chaque fois qu’une tente se libère, un(…)

- Fanny Dubois

Catherine Moureaux : « Molenbeek est la commune de la solidarité »

La bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean a débuté sa carrière professionnelle comme médecin généraliste dans une maison médicale. La santé conserve une place prépondérante dans son parcours politique.
- Catherine Moureaux

Les participations collectives des usagers

Troisième volet de la recherche qualitative consacrée aux questions qui contribuent à faire des patients des acteurs à part entière de leur santé. Après l’analyse de leur implication dans les instances de décision des maisons médicales et celle de leur participation dans les soins curatifs, place à l’étude des processus collectifs.
- Joanne Herman

L’abus d’alcool, une problématique de santé

Le contexte sociosanitaire de ces dernières années a mis en avant différentes initiatives de téléconsultation. En Belgique francophone, le service Aide-alcool.be qui existe depuis dix ans est à l’heure actuelle le seul service d’aide thérapeutique en ligne pour les personnes en souffrance vis-à-vis de leur consommation d’alcool.
- Jean-François Donfut

De si violentes fatigues

Romain Huet, chercheur en sciences sociales, a publié récemment un essai[efn_note] R. Huet, De si violentes fatigues, Presses universitaires de France, 2021.[/efn_note], résultat d’une enquête réalisée dans un centre de prévention du suicide où il travailla. Son argument central est que les lieux d’écoute de la souffrance sociale se centrent sur la souffrance individuelle, mais non sur leur dimension politique, pourtant essentielle.
- Dr André Crismer