Ils ont été plus d’une centaine à dormir sur le sol froid et humide le long du canal, en face du Petit-Château, le centre d’arrivée de Fedasil à Bruxelles.
Chaque fois qu’une tente se libère, un autre migrant vient l’occuper ; elle représente l’ultime espoir d’une intégration dans notre pays. La secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Nicole de Moor dit que les hôtels ne sont pas faits pour loger ces gens là.
Les citoyens et citoyennes du quartier, les associations et les bénévoles qui viennent les soutenir et les nourrir dans l’urgence se demandent si un campement de fortune sur le sol froid et humide
le long du canal est plus approprié.
Pourtant, les contrepouvoirs comme le CIRÉ, la plateforme citoyenne, Médecins du Monde et d’autres proposent des solutions concrètes en rappelant la responsabilité de non-assistance
à personne en danger de notre État. Par exemple : en répartissant la liste d’attente des 3 000 demandeurs d’asile entre l’ensemble des communes du pays, chacune d’entre elles devrait
accueillir cinq personnes. Cinq êtres humains. Contrairement à ce que clament les familles politiques de droite, nous sommes loin du tsunami de misère déferlant sur nos terres…
Beaucoup de leurs mères, conjointes, soeurs sont restées au pays, dans la peur et l’insécurité
inhérente aux régimes de corruption, en guerre, marqués par la violence patriarcale.
En ce 8 mars, journée mondiale de lutte pour la défense des droits des femmes, nous
leur crions notre solidarité dans l’espoir de transformation des injustices dans le monde. Ces injustices qui ont fait dormir durant des semaines, des mois, plus d’une centaine de personnes
sur le sol froid et humide le long du canal.
Finalement, les autorités sont passées pour détruire les tentes. Des locaux auraient été trouvés pour reloger ces personnes. Une bonne partie d’entre elles en réalité sont retournées vivre dans la rue, comme l’a rappellé l’organisation Bruss’help qui est chargée de la coordination des dispositifs d’aide d’urgence aux personnes sans domicile fixe. Un chapitre qui rappelle à quel point la crise structurelle de l’asile est loin d’être réglée dans nos pays riches.
Cet article est paru dans la revue:
Santé conjuguée, n°102 - mars 2023
Introduction n°102
Se nourrir. Bien se nourrir. Quels sont les mécanismes qui déterminent le contenu de nos assiettes ? Le droit à l’alimentation est un droit humain fondamental et international et pourtant… Le prix des denrées de base ne(…)
Alimentation, individu, société et environnement
Big food et marketing
L’aide alimentaire dans la tourmente
La diététique, un métier rare en maison médicale
La coupe est pleine…
L’entourage, source de l’obésité ?
Une sécurité sociale de l’alimentation
Nourrir la ville
Manger, un acte social
Des activistes aux fourneaux
Relocalisation alimentaire : quel avenir politique ?
Bien manger : un droit, pas un choix
Actualités n° 102
L’éthique en maisons médicales
Le long du canal
Ils ont été plus d’une centaine à dormir sur le sol froid et humide le long du canal, en face du Petit-Château, le centre d’arrivée de Fedasil à Bruxelles. Chaque fois qu’une tente se libère, un(…)