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Participer aux « 20 km de Bruxelles », un projet un peu fou pour des patients et des patientes de maison médicale ? Pas du tout ! L’idée ne leur est pas venue du jour au lendemain, mais comme l’évident résultat d’un processus alliant circonstances sanitaires, exercice physique et activité de groupe.

Quelques mois après le début de la pandémie de Covid-19, les consultations de kinésithérapie sont prises d’assaut. Les patients, privés de contacts, semblent demandeurs d’un toucher, d’un soin qui réveille le corps resté trop longtemps confiné. Les activités collectives quant à elles sont encore en hibernation… Émerge alors l’idée d’organiser des marches, ce qui permet de désengorger les consultations de kiné, de remettre les patients en mouvement collectivement, sans être freinés par les contraintes sanitaires encore fort limitantes.

Un pour tous, tous pour un !

Les kinés de la maison médicale Calendula se mobilisent et organisent des marches trois fois par semaine. Assez vite, il apparait que ces balades répondent à quelques besoins fondamentaux qui ont été mis entre parenthèses pendant la crise sanitaire. En effet, au-delà de la remise en mouvement et des bienfaits sur la motricité, ces marches sont l’occasion pour les patients de sortir de leur domicile, de réoccuper l’espace public, de recréer du lien et de diminuer l’angoisse qui était à son comble à cette période.
Pour les soignants, il s’agissait aussi d’être en mesure de proposer du soin pour tous, sans être encombrés par les multiples limitations qui sévissaient, et de retrouver une forme de plaisir dans un contexte qui avait fondamentalement transformé les pratiques et les avait rendues oppressantes.
Les balades ont attiré un public très diversifié, tant en ce qui concerne l’âge que la condition physique. Parmi les amateurs se trouvaient des femmes, des mères issues d’un parcours migratoire dont les enfants étaient intégrés dans un système où elles-mêmes n’étaient pas inscrites. Ces balades étaient pour elles une porte d’entrée dans ce système. Des personnes n’étaient pratiquement jamais sorties de chez elles depuis des mois, effrayées par le virus, étouffées par le masque qu’elles ne quittaient plus, en état de panique voire de stress post-traumatique, des personnes isolées, éteintes et dégradées par la solitude, elle-même exacerbée par la distanciation sociale et le confinement. Se sont rajoutés des plus âgés, dont l’inactivité forcée avait décuplé les douleurs corporelles. Petit à petit, toutes et tous ont mis le nez dehors, sont sortis de leur zone restreinte, se sont remobilisés, ils ont pu réveiller chaque muscle, retisser des liens et par la même occasion diminuer leur angoisse. Jeunes et moins jeunes, enfants et seniors retrouvaient le plaisir tout simple de marcher ensemble.
Parmi eux, un patient blessé en parcours de soin de rééducation. Presque par hasard, il s’est retrouvé dans le groupe des marcheurs. C’est un sportif, un vrai, un coureur habitué des marathons, multimédaillé, qui a arpenté tous les parcours ici et ailleurs. Il a rejoint les marcheurs de la maison médicale dont le niveau était de loin inférieur au sien et il y a apporté son enthousiasme, ses récits, son expérience. Il a éveillé la curiosité des marcheurs, qui se sont resserrés autour de lui et l’ont encouragé pendant ses courses. Cela a ouvert une perspective. Le groupe se cherchait en effet un objectif supplémentaire, quelque chose qui pourrait donner davantage de sens, alors que déjà ils s’étaient remis en route et avaient relevé le défi de marcher en toute saison. Les organisateurs y ont vu l’opportunité d’un challenge, l’occasion d’ouvrir le groupe au désir du dépassement de soi, convaincus que tout le monde a droit à une médaille. De là est venue l’idée de participer aux « 20 km de Bruxelles » lors de l’édition 2022, ouverte aux marcheurs depuis l’année précédente.

Sortir des murs

Sous un soleil radieux, nos courageux marcheurs se sont mêlés à la foule pour parcourir les rues de la capitale. Pour quelques-uns, il s’agissait d’une réelle découverte. Ils ont traversé des quartiers dans lesquels ils ne s’étaient encore jamais aventurés. Pour la plupart, c’était une expérience hors du commun.
La kinésithérapeute à l’initiative des groupes de marche s’est affairée à l’organisation d’un évènement qui dépassait les murs et la zone de la maison médicale. Ce projet d’envergure, à tous les points de vue donc, ne s’est pas limité aux patients. Elle a proposé à l’équipe dans son entièreté de rejoindre le parcours, car, après ces années de Covid, celle-ci, comme tant d’autres, avait perdu un peu de sa ferveur, de son enthousiasme, et avait autant besoin que les marcheurs de retrouver du sens, du lien, de l’élan. Cet évènement s’est transformé en une sorte de team-building dont l’organisation en elle-même a remis tout le monde en mouvement.
Après avoir été longtemps tenu à distance, éloigné, il s’agissait d’une occasion de retrouver du plaisir à « faire ensemble ». Tout le monde était encouragé à partager l’invitation aux proches, à la famille, aux enfants, aux non-marcheurs, aux collègues. Deux autres maisons médicales – la maison médicale de Forest et le Noyer, à Schaerbeek – nous ont rejoints. Ces « 20 km » sont devenus une sorte de super moteur, dont les objectifs ont transcendé tous ceux qui définissent habituellement un projet communautaire. Lors de cette première édition en 2022, nous avons compté une quarantaine de participants. Certains d’entre eux n’avaient jamais parcouru une aussi grande distance ni participé à un évènement sportif auparavant. Un compagnonnage s’est installé, les plus expérimentés coachant les novices. Et même si le groupe a été vite absorbé par les milliers de gens présents au départ ce jour-là, personne n’a marché seul. Certes, il a parfois fallu ralentir le pas, faire des pauses, parfois même envisager d’interrompre, mais l’ambiance, la musique tout au long du parcours ont contribué à tenir jusqu’au bout, jusqu’à la ligne d’arrivée : la franchir quel que soit le chrono réalisé. La médaille a symbolisé le « tout est possible », elle a marqué un encouragement, une consécration, une fierté d’avoir pu se dépasser, d’avoir pu participer, d’avoir pu prendre part à un évènement dont ils ne pensaient pas pouvoir un jour faire partie. Cet évènement a également permis de rassembler les travailleurs et les usagers au sein d’un même projet sans se cacher derrière son rôle. Nous en retenons des rencontres touchantes, des rires et des anecdotes partagées, une expérience du faire ensemble, qu’importe la place occupée dans la maison médicale.

Un prototype de projet

On retrouve dans les développements de cette action à rebondissements plusieurs ingrédients qui font habituellement repère1 pour identifier une démarche communautaire en santé.
À l’origine, une équipe dont les échanges en interne et la proximité avec les usagers permettent de prendre conscience d’un besoin émergeant, d’en prendre la mesure et d’initier une activité qui pourrait venir en réponse. Il est intéressant de relever que l’action n’a pas été planifiée dès le départ par l’équipe de la maison médicale ; à diverses reprises, c’est un patient ou plutôt un participant à une activité qui fait une proposition qui amène finalement une prolongation sous une nouvelle forme.
C’est le propre d’une action communautaire de se présenter comme suffisamment malléable, modifiable pour pouvoir se réorienter ou se prolonger afin de suivre une piste pour répondre aux nouveaux besoins mis au jour, dans une démarche d’évaluation partagée.
On a pu observer également ce qu’on appelle dans la littérature l’empowerment individuel ou collectif. C’est ce mouvement qui va permettre à un individu (ou un collectif) de (re)prendre du pouvoir par rapport aux décisions qui le concernent. L’équipe de la maison médicale a pu garder une place limitée, pour encourager ou soutenir les initiatives. Le partage de pouvoir s’est donc installé progressivement, en plus du partage des différents types de savoirs qui se sont échangés au sein d’une communauté dont les contours étaient suffisamment larges pour être assez inclusifs.
Si on constate une amélioration de l’autonomie de certains usagers, c’est grâce à la mobilisation des ressources de cette communauté, dont la maison médicale fait partie. Dans l’approche communautaire, celle-ci n’est ni le centre ni le moteur principal.

S’inscrire dans la durée

Nous avons participé à l’édition 2023 et à celle de 2024. Quelle que soit la suite, les effets seront pérennes. Les marcheurs continuent de se retrouver chaque semaine. Certains avec régularité, d’autres plus occasionnellement, car même si le challenge des « 20 km » est toujours un incitant, les socles du projet restent la convivialité, le lien et l’accessibilité. Tout patient, toute patiente qui le souhaite peut rejoindre le groupe. Quel que soit son niveau, le groupe s’adapte et s’ajuste.
L’expérience de la solidarité et de la diversité est acquise ; le groupe a partagé les peines et les deuils que certains membres ont traversés, il s’est soudé autour des difficultés vécues par les uns et les autres. Une dame de quatre-vingts ans, veuve depuis peu, marche pour rester du côté de la vie. Elle a amené le groupe visiter la parcelle qu’elle cultive dans un potager collectif. Elle partage les petits secrets du lieu, ses habitudes. Un patient mal voyant a trouvé dans ce groupe de nouveaux points d’appui. Avec le marathonien, une amitié est née, ils découvrent leur monde respectif. Une maman a amené son fils malade, qui a trouvé en marchant une forme de sérénité dans son désordre intérieur. Quand un membre est absent, les autres s’en inquiètent. Il y a les fidèles, les réguliers et puis ceux et celles qui vont et viennent au gré de leurs disponibilités. Leurs enfants les accompagnent parfois, avec leur enthousiasme et leur babillage. Chaque coin de la commune est sillonné…
Si ce projet communautaire perdure, c’est aussi parce qu’il est peu coûteux pour la maison médicale. Il est reproductible partout, ne demande pas un équipement spécifique ni aucun préalable. Les patients peuvent discuter ou marcher en silence s’ils préfèrent. Il n’y a pas de contrainte de nombre ni d’inscription, car il n’y a pas de limite de places.
Au début, trois moments de marche étaient organisés par semaine, chacun accompagné par un kiné ou par un autre travailleur de la maison médicale, mais ceux-ci ont été happés par leurs consultations, réduisant le nombre de séances à deux. La kiné reste toutefois la référente de l’activité et le deuxième moment de marche n’est plus accompagné par un soignant. Les marcheurs s’en sont approprié l’organisation via un groupe WhatsApp qui fonctionne de manière autonome. Le groupe est actif, ses membres postent des photos de leurs circuits, se fixent rendez-vous, se témoignent de la camaraderie. Ce groupe continue son petit bonhomme de chemin bien au-delà de la maison médicale. Ils ont marché ensemble ce 1er mai par exemple, jour de la fête du Travail, alors que la maison médicale était fermée.
Les liens entre les marcheurs et les travailleurs restent néanmoins étroits. La kiné garde un rôle de veille. Elle vérifie que le groupe reste ouvert, elle continue à faire la promotion de l’activité afin que de nouveaux participants puissent y prendre part et qu’ils se sentent légitimes de rejoindre le peloton. Car si le groupe ne s’essouffle pas encore, il peut parfois montrer quelques signes de fatigue. Le risque est qu’il fonctionne en vase clos, avec les habitués, et que personne d’autre n’ose s’en approcher. Le retour aux habitudes dès que le confinement a été levé s’est aussi révélé une forme de menace pour le projet. Les consultations ayant repris leur rythme de croisière, avec un surplus de demandes de soins, il était difficile pour l’équipe de dégager du temps pour continuer à soutenir ce groupe. Souvent en effet, les soignants sont amenés à opérer des arbitrages entre les soins individuels et les activités collectives, ces dernières subissant systématiquement les retombées de la surcharge de travail.
Qu’on l’appelle activité de santé communautaire, sport, mouvement, cette action porte à peu près toutes les valeurs qui donnent du sens dans notre travail en maison médicale : lien, solidarité, bien-être, autonomie. Elle est aussi l’exemple d’une forme de rebond. Comme quoi une crise qui immobilise peut susciter de nouvelles idées.

 

 

  1. Huit repères sont proposés par le Secrétariat européen des pratiques de santé communautaire. Action communautaire en santé : un observatoire international des pratiques-2004-2008, Belgique, France, Espagne, SEPSAC, 2009. www.institut-renaudot.fr.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°107 - juin 2024

25 ans de travail social en maison médicale

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Face à des situations de pauvreté qui s’aggravent ou s’étendent à de nouvelles catégories de la population sans que les moyens suivent pour les enrayer, les travailleurs et travailleuses du social sont fatigués. Pourtant, ils ne cessent de s’adapter pour répondre à des besoins toujours plus complexes et multiples.
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- Alain Dubois

Changer les lois, changer les mentalités

Le revenu d’intégration sociale est le dernier filet de protection sociale. Les CPAS à qui revient cette mission mettent-ils vraiment tout en œuvre pour protéger les droits des plus faibles ?
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Comprendre la violence institutionnelle

Les déterminants sociétaux de la violence institutionnelle vécue dans les services sociaux, et plus particulièrement les CPAS, éclairent les enjeux du travail social contemporain. La complexification des mécanismes de lutte contre la précarité, l’aggravation des mécanismes d’exclusion et de précarisation, et la dévalorisation des professions du social contribuent à renforcer les situations de violence institutionnelle dans l’accompagnement des personnes précarisées.
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Travail social et santé : une combinaison gagnante

La (bonne) santé n’est pas uniquement liée à des facteurs génétiques et biologiques. Elle est considérablement tributaire des déterminants sociaux. Ces deux dimensions se pensent ensemble, et cette synergie est essentielle pour fournir des soins de qualité, améliorer les conditions de vie et donc la santé des patients.
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Le monde merveilleux du psychosocial

C’était avant l’ère Covid. Je soutenais le travail de l’assistante sociale, qui se heurtait aux nouvelles réalités de la population inscrite à la maison médicale. On parlait de situations complexes, pour nommer l’incompréhensible. Une sorte d’intrication de problématiques psychiques, physiques, colorées par du « désastre social ».
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La démesure du numérique

« Choisissez votre clé numérique pour vous identifier », « Se connecter avec itsme », « Vous avez une question sur votre dossier ? Le plus simple et le plus rapide est de vous connecter pour remplir en ligne le formulaire lié à votre question »… Les exemples de démarches administratives à réaliser en ligne ne se comptent plus.
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En (bonne) voie de reconnaissance

Depuis 2022, le gouvernement wallon finance des postes d’assistantes et d’assistants sociaux dans les associations de santé intégrée qui en font la demande. Un tournant pour la profession dans ce secteur et un signal fort qui acte l’importance de la fonction psychosociale dans les équipes de soins.
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Pour continuer à pratiquer le travail social pour lequel ils ont été formés et pour lequel ils ont signé un contrat, des travailleurs sociaux et des travailleuses sociales font le choix d’une interprétation de certaines directives, parfois le choix de pratiques hors des cadres ou illégales, mais qui sont les seules qui leur paraissent pouvoir préserver la dignité des personnes qu’ils rencontrent et accompagnent.
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Des assistantes sociales indépendantes, un tournant ?

La société familiale POBOS, spécialisée dans l’aide aux victimes, a repris dans les années 2000 le service social de l’ancien groupe de grande distribution GIB. Elle propose à ses différentes filiales actuelles un service social externe répondant aux demandes de soutien et d’accompagnement des employés dans les difficultés qu’ils rencontrent tant au travail que dans leur sphère privée.
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Travail social hors les murs

La posture d’intervention sociale qui consiste à aller à la rencontre des personnes dans leur milieu de vie connait un regain d’intérêt depuis une trentaine d’années. Pour quelles raisons et avec quelles intentions ? Ébauche de réponse à la lumière de deux approches fondées sur l’outreach : le travail de rue de l’asbl Diogènes et la démarche communautaire de la Fédération des services sociaux.
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Investir dans le social

Files d’attente jusqu’à laisser tomber des droits de base. Augmentation des appels à l’aide jusqu’à une sélection arbitraire entre les urgences. Essoufflement jusqu’à la désertion des métiers du social. Difficultés de structures associatives porteuses jusqu’à les retrouver exsangues, etc. Face à ces constats, hasarder des pas de plus en tentant des corrections n’y fera rien ou pas grand-chose. Une autre visée, celle de l’investissement dans le structurel, doit nous imprégner et nous mobiliser.
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Actualités 107

Espoirs et craintes

L’assemblée générale du 28 mai 2024 s’est clôturée par un long échange entre la Fédération des maisons médicales, les mutuelles et les syndicats rouges et verts. Une rencontre avec nos membres traversée de craintes et d’espoirs. Des(…)

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Madeleine Guyot : « De même qu’il y a un Plan de lutte contre la pauvreté, peut-être faudrait-il un Plan de soutien à la parentalité »

La Ligue des familles a un peu plus de cent ans. Les parents qu’elle soutient et défend n’ont plus tout à fait le même profil ni les mêmes besoins qu’avant. Sa directrice générale parcourt les enjeux de la parentalité d’aujourd’hui… et les réponses structurelles qui tardent à venir.
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À la rencontre des community health workers

Ils sont une cinquantaine en Belgique. Les community health workers, aussi appelés agents de santé communautaire ou encore facilitateurs en santé, sillonnent les quartiers à la rencontre des personnes en situation de vulnérabilité pour qui le système de santé est difficilement accessible.
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Marcher, en solidarité

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- Marie-Claude Olory, Stefania Marsella