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Pour continuer à pratiquer le travail social pour lequel ils ont été formés et pour lequel ils ont signé un contrat, des travailleurs sociaux et des travailleuses sociales font le choix d’une interprétation de certaines directives, parfois le choix de pratiques hors des cadres ou illégales, mais qui sont les seules qui leur paraissent pouvoir préserver la dignité des personnes qu’ils rencontrent et accompagnent.

Vendredi 16 h 30 à l’AMO1. Noa commence à ranger ses affaires. Un regard par la fenêtre. Pfff ! un gamin est devant la porte. Ludo ne sait pas où dormir ce soir. Évidemment que c’est impossible d’attendre la semaine prochaine. Noa prend le téléphone et fait le tour des assocs de son répertoire. Mais la veille d’un week-end, malgré la bonne volonté à l’autre bout du fil, aucune solution ne se dégage. Il ne reste qu’Aïcha au bureau. Mais Aïcha, c’est la spécialiste du hors-piste. Elle zone régulièrement avec des gens qui vivent dans un squat. Peut-être qu’ils auraient une place pour Ludo ? Bingo ! En trois minutes, c’est arrangé. Il passera le week-end dans une toute petite chambre le temps de voir venir. Idem pour Aïcha et Noa qui sont tranquilles jusqu’à lundi. Par contre, la réunion d’équipe s’annonce chaude. La solution borderline proposée à Ludo risque de ne pas plaire à tout le monde…
Sam claque des dents. Et pourtant il est en sueur. Il arrive au centre pour prendre son matos qui lui permettra de se piquer safe. Le manque n’est pas encore là, mais Sam le sent. Sa fébrilité inquiète Miguel. Quand il voit l’état de ses bras, l’état de fatigue et de stress qui marquent son visage, le travailleur social se dit que s’il se terre entre deux bagnoles pour trouver la bonne veine, il va pas y arriver… Le dirlo qu’il entend parler au téléphone est un militant de la réduction des risques. C’est pas lui qui va faire un problème. Miguel emmène Sam dans le petit salon d’entretien. S’il a besoin, qu’il appelle. Il attend dans la cuisine à côté.
Magali sonne à la porte. Elle insiste. Gustave ouvre. Elle pleure. Une joue énorme. Une rage de dents, infernale. Elle a fait un raffut d’enfer dans la salle d’attente de son doc’. Qui l’a virée. Elle n’est pas en ordre de mutu. Elle est en froid avec le CPAS. Ça vaut pas non plus la peine de l’envoyer dans une pharmacie sans ordonnance. Et c’est pas une aspirine qui va calmer. Gustave appelle Evelyne, sa propre médecin traitant. Qui accepte le deal. C’est la mutu de l’AS qui paiera la consult’. Et les médocs pour faire dégonfler cette joue…

Des résistances

Ces pratiques ont évidemment interpellé le CVTS, qui centre sa réflexion sur l’éthique et la déontologie des professionnels. Comment des pratiques en marge voire hors des marges pourraient-elles être acceptées au regard de cette éthique et de cette déontologie ? Et, paradoxalement, comment de telles pratiques qui fondamentalement remettent au centre les valeurs fondatrices du travail social pourraient-elles ne pas être acceptées, visibilisées, comme exemple de résistance aux cadres normatifs trop souvent excluants ?
Les pratiques clandestines trouvent bien souvent leur validité dans une série de textes qui fondent le travail social. Le code de déontologie des travailleurs sociaux et le manifeste du travail social2 en sont des exemples marquants tout comme d’autres textes, tels les projets institutionnels, plus proches encore des terrains, où sont inscrites les missions organisationnelles qui par ailleurs sont entérinées par les pouvoirs chargés de la reconnaissance de ces organisations et de leur subsidiation. Des textes légaux un peu plus éloignés, mais tellement proches à la fois, participent à cette validation. L’article 1 de la loi organique des CPAS est un incontournable qui pourrait entériner bien des pratiques marginales : « Toute personne a droit à l’aide sociale. Celle-ci a pour but de permettre à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine »3. Relire certains articles de la Constitution belge et différentes déclarations universelles signées par nos dirigeants dont la Déclaration universelle des droits humains permet aussi de comprendre que si c’est en référence à ces valeurs que le professionnel agit, il a des arguments pour défendre ses pratiques.
Le CVTS a fait le choix de soutenir ces pratiques parce qu’elles sont parfois les seules possibilités professionnelles de venir en aide aux populations précaires, aux populations marginales ou marginalisées. La volonté du CVTS est de valider de telles pratiques, même si elles s’inscrivent parfois dans l’illégalité, parce que l’illégalité n’empêche pas la légitimité4. Habermas se demande : « Quand le devoir d’obéir aux lois promulguées par une majorité législative cesse-t-il d’être une obligation, face aux droits de défendre ses libertés et aux devoirs de lutter contre l’injustice ? »5 Tandis que Malherbe indique qu’il faut « discerner les circonstances dans lesquelles suivre la lettre de la loi serait moins moral que de transgresser cette lettre au nom même de sa finalité »6.
Lors du colloque organisé par le CVTS sur ce travail social clandestin7, Edgar Szoc, président de la Ligue des droits humains, se faisait sarcastique en stigmatisant les travailleurs sociaux qui se la jouaient petit bras avec des pratiques délinquantes tellement mineures au regard de celles auxquelles s’adonne le gouvernement fédéral en n’appliquant pas les ordonnances de justice concernant l’accueil et l’hébergement des demandeurs d’asile. Ce gouvernement qui prend aussi la décision, alors que l’hiver est là, de ne pas ouvrir l’hébergement aux hommes.

Une évolution naturelle ?

Si la charité des dames patronnesses pourrait être considérée comme une première forme de travail social, elle a été progressivement confrontée à d’autres approches bien moins caritatives et bien plus émancipatrices : les mouvements ouvriers qui proposent des formes d’éducation populaire, l’école de Chicago qui s’engage dans des démarches de recherches participatives incluant concrètement les témoignages des populations étudiées, la pédagogie des opprimés et sa démarche de conscientisation et d’émancipation où les travailleurs sociaux (au sens large) apprennent autant de leurs élèves (les opprimés) qu’ils ne leur apprennent, où ces élèves s’apprennent aussi entre eux, où l’oppression ainsi que ses causes sont un objet de réflexion, bousculent violemment, mais de manière tellement vivifiante le travail social8. En Belgique, les pouvoirs publics laissent largement la main au monde associatif pour ce qui concerne l’accueil, la rencontre, l’accompagnement des personnes, familles et communautés confrontées à des difficultés très diverses. Ces associations s’emparent de ces approches novatrices pour proposer un travail social qui fait le choix de mettre la personne au centre de l’attention et veille à la considérer comme sujet dans l’intervention9.
Puis, début des années 1990, les pouvoirs publics mettent en avant la responsabilisation des publics, les politiques d’activation ou la logique sécuritaire, et décident de reprendre davantage la main. En créant leurs propres dispositifs ou en mettant des cadres qui enclavent tant les publics que les organisations et les professionnels eux-mêmes. Si les logiques d’aide et de contrôle étaient déjà présentes, la confrontation s’accélère au fil des ans avec un avantage important du côté du contrôle. Les pouvoirs publics qui les initient possèdent la force financière qui oblige les organisations associatives à rejoindre le sillon de la normalisation. Certaines organisations s’y retrouvent. Pour d’autres, l’intelligence associative reste présente et chaque rencontre d’un interstice dans les cadres favorise les pratiques plus en phase avec la philosophie associative.
Si le travail social se complexifie, c’est sans doute parce que les situations des individus et des familles sont de plus en plus inextricables. C’est sans doute aussi parce qu’il y a une tendance des pouvoirs publics à reprendre en main la définition des missions des organisations sociales, à cadenasser certaines pratiques d’une façon de plus en plus déconnectée de ces réalités vécues par les publics et de plus en plus éloignées des valeurs et du sens liés aux métiers du social. Le mécanisme des appels à projets pour financer les actions oblige par exemple à rentrer dans les cases définies en haut lieu et parfois à renier certaines valeurs pour obtenir le financement qui permettra de survivre.
La technicisation de certaines démarches caractérisées par une numérisation galopante des pratiques administratives et sociales rend chaque jour plus complexe le temps de la rencontre entre les professionnels et les publics. Elle amène les publics fragilisés au renoncement à ce qui constitue pourtant des droits fondamentaux auxquels ils auraient logiquement accès10. Elle amène les professionnels à se conformer pour rentrer dans ces normes numériques qui ne constituent que rarement le fondement du travail nécessaire pour les personnes en attente d’accompagnement. Elle ne leur permet plus de trouver le sens qui devrait les porter et les mobiliser dans leur travail. Faut-il chercher ailleurs l’explication du manque de personnel dans les services alors que les écoles sociales continuent à inscrire et à former en quantité ?

Des interpellations politiques

Les pratiques clandestines sont le plus souvent individuelles. Elles sont parfois soutenues discrètement par l’organisation sociale où travaillent ces praticiens souterrains. Ou pas. Une direction qui est prête à en assumer la responsabilité. Une direction qui « tout en sachant, ne veut rien savoir ». Une direction pour laquelle il est exclu de sortir un tant soit peu des cadres imposés par les pouvoirs subsidiants. Une équipe qui, de toute façon, est dans l’agir collectif, même si c’est hors des cases décrétées. Une équipe qui se la joue réglo sachant qu’un vilain petit canard s’est glissé dans la partie, mais qu’il n’est pas à l’ordre du jour de le dénoncer. Une équipe qui préfère que l’usage du Kärcher pour nettoyer les marginaux déshonorant la profession. Encore faut-il que les praticiens souterrains sachent dans quel jeu ils jouent, comment, où et vers qui ils peuvent oser communiquer. Mesurer les risques, assumer un blâme, un recadrage ou un C4 pour défendre des valeurs essentielles, tel est malgré tout l’enjeu duquel ils ne peuvent s’extirper. Mais ils assument. Autant changer de boulot sinon…
Si le soutien institutionnel n’est pas systématiquement acquis aux pratiques clandestines répondant aux valeurs fondamentales du travail social, une défense collective et supra institutionnelle reste à inventer. Ce colloque a été l’occasion de les visibiliser pour que les faiseurs de décrets, de circulaires ou d’appels à projets intègrent leur existence, s’approprient les raisons des pratiques de résistances et insèrent dans leur logique productive de textes-cadres les dimensions éthiques et déontologiques qui les sous-tendent.
Un collectif de formatrices et de formateurs en travail social propose un manifeste qui rappelle les conditions d’exercice de ces métiers : la considération des publics comme sujets, la volonté d’émancipation des publics, la dimension critique et engagée du travail social, la culture de la complexité des situations rencontrées… C’est dans cette direction, affirme-t-il, qu’il faut continuer à développer la formation : congruence entre les pratiques pédagogiques et les valeurs défendues sur les terrains du social, enseignement démocratique aux pédagogies créatives et innovantes, développement d’une posture professionnelle généraliste plutôt que techniciste et d’expertise, temps pour l’étudiant d’expérimenter, de prendre du recul pour affiner son regard critique, de participer activement à sa formation…11
Le travail social clandestin, c’est la légitimité des valeurs, mais ce sont aussi des pratiques qui peuvent être sanctionnées institutionnellement et judiciairement. Si une travailleuse ou un travailleur social est traduit demain devant le juge pour avoir signé des documents à la place d’un ayant droit (faux en écriture), pour avoir fait passer une visite médicale sous la couverture de sa propre mutuelle à un bénéficiaire qui n’est pas en ordre (complicité d’usurpation d’identité), pour avoir fermé les yeux sur un statut de cohabitant (fraude à l’aide sociale) ou sur du travail au noir (fraude à la Sécurité sociale), pour avoir proposé un hébergement dans un squat (illégal) à un jeune en recherche d’un endroit pour dormir (incitation à la complicité de délinquance d’une occupation illégale), pour avoir autorisé la consommation de produits stupéfiants au sein de son organisation (incitation à la consommation de produits illicites pouvant mettre en danger), qui sera là pour les soutenir ? Et comment ?
Quelle place l’école sociale acceptera-t-elle de prendre quand l’assistant social délinquant expliquera que c’est là qu’on lui a appris les marges dans les pratiques, qu’on lui a appris la désobéissance quand elle est nécessaire ? Qui seront les collectifs qui accepteront de s’identifier comme complices de cette illégalité nécessaire ? Comment accepteront-ils ? Il y a sans doute à réfléchir aujourd’hui à des solidarités collectives qui engageront avec une certaine efficacité.

  1. Service d’aide en milieu ouvert (aide à la jeunesse).
  2. CVTS, Manifeste du travail social, 2021, https://comitedevigilance.be.
  3. CVTS, Manifeste du travail social, 2021, https://comitedevigilance.be.
  4. M. Chambeau, « Entre violences sociales et mandat, quelle éthique pour le travailleur social ?, L’Observatoire n° 27, 2000.
  5. J. Habermas : « La désobéissance civile, test crucial d’un État de droit démocratique », M n° 44, février 1991.
  6. J-F Malherbe, Autonomie et prévention – Alcool, tabac, sida dans une société médicalisée, Artel-Fides Coll, Catalyses, 1994.
  7. CVTS, Après-midi d’échange et de mise en débat sur les pratiques clandestines en travail social, 23 novembre 2023.
  8. M. Chambeau, « La menace est au niveau 4 », Démocratie, 1er juin 2017, www.revue-democratie.be.
  9. M. Chambeau, « Travailler le social dans l’associatif. Penser les exigences politiques du travail social », Pensée plurielle 2004/1.
  10. J-E Baudhuin, « Le non-recours comme conséquence des politiques de sécurité sociale et d’assistanat », Travailler le social, 2023, http://travailler-le-social.be.
  11. CFTS, Manifeste pour la formation en travail social, 2024, http://travailler-le-social.be.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°107 - juin 2024

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