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#vivre mieux : une vision solidaire de la santé


Santé conjuguée n°105 - décembre 2023

Fin 2023, la Coalition Santé a lancé la campagne #VivreMieux : trente propositions concrètes pour améliorer la santé de chacun et chacune. La première partie de cette campagne, la promotion de la santé, porte la nécessité d’une vision large, solidaire et collective de la santé. Elle appelle à prendre en considération les déterminants non médicaux de la santé afin d’améliorer la qualité de vie de toutes et tous.

La santé, ce n’est pas juste attraper un virus ou y échapper. Être en bonne santé dépend essentiellement de facteurs non médicaux : avoir un niveau d’éducation suffisant pour pouvoir prendre en main sa santé, vivre dans un logement salubre, résider dans un quartier vert, avoir accès à de la nourriture saine, etc. Autant de facteurs économiques, sociaux, environnementaux, comportementaux et politiques qui vont avoir un impact direct et majeur sur la santé. Agir sur ces facteurs, c’est déjà agir sur la santé.
Par ailleurs, ces facteurs n’impactent pas la santé de tous les citoyens et citoyennes de la même manière. En Belgique, en 2020, les écarts d’espérance de vie à la naissance entre la population disposant des meilleures conditions socioéconomiques et celle en disposant de moins bonnes étaient de neuf ans chez les hommes et de six ans chez les femmes1. Les inégalités de santé sont avant tout le fruit d’inégalités sociales. Elles se résoudront donc en agissant sur les déterminants structurels des inégalités, à savoir la distribution inéquitable des ressources et les processus de discrimination existant au sein de la population. Il est également grand temps de prendre en considération la santé de notre environnement. Car s’il est malade, l’humanité aussi le sera.
Telle est la démarche de la promotion de la santé : elle entend agir sur les éléments favorisant l’émergence, le maintien, le développement du bien-être et de la santé. Elle exige donc l’action concertée de toute une série d’intervenants afin de favoriser collectivement la santé dans toutes les politiques et dans toutes les pratiques. On ne peut pas continuer à soigner les gens pour les renvoyer dans les conditions qui les ont rendus malades. Élargir le paradigme de la santé et agir sur les inégalités socioéconomiques et sur les déterminants non médicaux de la santé doit être l’évolution de notre système de santé. La population en général sera en meilleure santé et tombera moins facilement malade ; ce qui aura un impact direct sur notre système de soins et sur la Sécurité sociale.

La Coalition Santé pointe l’importance de ces enjeux et appelle à lutter contre les inégalités socioéconomiques dans sa campagne #VivreMieux.

Une éducation qui s’adresse à tout le monde

En Belgique en 2018, les personnes ayant un niveau d’instruction faible étaient trois fois plus susceptibles d’être des fumeurs quotidiens et deux fois plus susceptibles d’être obèses ou de consommer quotidiennement des boissons sucrées que les personnes ayant un niveau d’instruction élevé. L’espérance de vie d’un homme âgé de trente ans et diplômé de l’enseignement supérieur est, en moyenne, supérieure de six ans à celle d’un homme du même âge qui ne serait pas diplômé du deuxième cycle de l’enseignement secondaire2. Il existe un lien clair entre le niveau d’éducation et l’état de santé. Les connaissances et les compétences obtenues à travers l’éducation permettent en effet aux adultes d’avoir une meilleure capacité de compréhension, d’évaluation et d’utilisation des informations relatives à la santé et au système de soins, c’est-à-dire une meilleure littératie en santé.
Diminuer les obstacles à l’apprentissage et développer des environnements et des programmes éducatifs qui favorisent l’estime de soi, la gestion du stress et l’exercice des compétences psychosociales contribue à réduire les problèmes de santé physique et mentale.
Assurer un bon niveau d’éducation est aussi un moteur puissant d’ascension sociale et de réduction des inégalités sociales de santé. Il soutient l’engagement des personnes dans les transformations sociales nécessaires vers une éducation gratuite, égalitaire et promotrice de santé. En effet, une éducation de qualité, accessible à tous et toutes et égalitaire, favorise la santé de toutes les personnes.

Pour #VivreMieux, investissons dans une éducation promotrice de santé : école, réseau familial, associations…

Un travail qui nous anime,pas qui nous abime

Stress au travail, burn-out, traumatismes musculosquelettiques… En Belgique, un demi-million de travailleurs et travailleuses sont aujourd’hui en incapacité de travail depuis plus d’un an. Parmi eux, la plupart ont une pathologie liée à leurs conditions de travail. L’un des objectifs, en santé publique, est donc de mettre tout en œuvre afin que le travail soit un moyen d’émancipation et non une cause de souffrances et de maladies.
Il y a lieu de garantir la reconnaissance des maladies professionnelles et leur extension à de nouvelles pathologies liées au travail (maux de dos, burn-out), à l’absence de travail (chômage, revenu d’intégration sociale) ou à du travail alternatif peu ou pas reconnu (aidants proches, bénévoles). Il est également nécessaire de prévenir les accidents du travail et de mieux les faire reconnaitre. La souffrance au travail ne peut être une fatalité. Il est urgent de prendre des mesures porteuses d’émancipation dans le monde du travail.

Pour #VivreMieux, soutenons une organisation du travail saine et durable pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses.

Évoluer dans un environnement sain

Le logement et le cadre de vie sont les points d’ancrage de l’être humain. Le logement constitue l’espace vital par excellence dans lequel chacun devrait se sentir en sécurité et protégé afin de pouvoir s’épanouir pleinement. L’Organisation mondiale de la santé souligne que l’accès à un logement de qualité est l’une des conditions de base pour mener une vie saine. Pourtant, cette fonction de base n’est pas remplie pour bon nombre de personnes. Selon le Baromètre de l’Habitat sain 20223, en Belgique, 34 % de la population est exposée à l’un des risques suivants liés à son environnement intérieur : humidité et moisissures, bruit excessif, froid ou manque de lumière naturelle. L’étendue des situations de mal-logement et de non-logement liées à une précarisation croissante est particulièrement inquiétante. À Bruxelles, les loyers ont augmenté d’environ 20 % hors indexation entre 2010 et 2020, et de 80 % depuis 19864. Cette hausse des coûts du logement, conséquence de la spéculation immobilière, de la non-régulation des loyers et du déficit de logements sociaux, dépasse de loin l’évolution des revenus. Il est urgent de mettre en place des mesures pour limiter la hausse des loyers et de mettre en place des (aides aux) investissements pour augmenter l’offre de logements accessibles et de qualité. C’est un impératif pour contrer la précarité sociale et ses conséquences délétères sur la santé de la population.
Par ailleurs, le cadre de vie, de plus en plus urbanisé, se dégrade pour tout le monde : il devient malheureusement de moins en moins verdurisé et de plus en plus bruyant, exposé à l’air pollué et aux pics de chaleur. Or, l’on sait que les personnes vivant dans des zones urbaines avec plus d’espaces verts ont un niveau de stress réduit par rapport à celles qui vivent dans des zones avec peu d’environnement naturel. Dans une ville trop dense, il y a également moins de mobilité douce, moins de lien social, davantage de troubles du sommeil et de la concentration, d’anxiété et de maladies de manière générale. Il faut donc aussi lutter contre la dégradation de certains territoires.

Pour #VivreMieux, assurons l’accès à un logement digne dans un environnement sain pour toutes et tous.

Une nourriture qualitative et accessible

Entre les distributions de colis, les restaurants sociaux ou encore les épiceries sociales, on estime que 600 000 personnes recourent à l’aide alimentaire en Belgique5, soit plus de 5 % de la population. Le droit à l’alimentation est donc loin d’être effectif. Quant à parler d’un droit à un accès digne et autonome à une alimentation suffisante, saine et de qualité, et qui répond aux préférences alimentaires des consommateurs, n’en parlons même pas.
L’industrie agroalimentaire produit souvent des aliments transformés riches en calories vides, qui apportent beaucoup de calories, mais peu de nutriments essentiels. L’excès de sucre, de sel et de gras dans les aliments transformés entraine de graves problèmes de santé tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et le diabète. En 2018, près de la moitié de la population adulte belge était en surpoids (49 %) et 16 % des habitants étaient en situation d’obésité6. L’industrie agroalimentaire utilise souvent des additifs alimentaires tels que des colorants, des arômes artificiels et des édulcorants pour améliorer la saveur, la texture et la durée de conservation des aliments. Certains de ces additifs sont nocifs pour la santé et leur consommation excessive est associée à des déséquilibres hormonaux, des allergies ou des troubles du comportement.
Les inégalités sociales d’accès à une alimentation de qualité, les inégalités de santé qui en découlent et la non-durabilité du système alimentaire actuel exigent la mise en œuvre d’actions visant à améliorer la qualité de l’alimentation et son accessibilité. Une alimentation de qualité doit être diététiquement suffisante et équilibrée, agréable pour les sens, sûre et respectueuse de l’environnement et des travailleurs et des travailleuses. La qualité de l’alimentation doit associer les préoccupations sanitaires, sociales, culturelles et environnementales.

Pour #VivreMieux, soutenons la production paysanne locale et durable pour une alimentation santé.

Une participation accrue àtous les échelons

Dans un système démocratique cohérent, l’ensemble des parties prenantes de la société doivent y prendre part de manière égalitaire. De même, tout être humain a le droit de participer à la mise en place des politiques de santé. Cette participation a montré son efficacité dans l’amélioration de la santé et dans la réduction des inégalités sociales en santé. Elle se fait dans une visée de solidarité, d’équité, d’augmentation du pouvoir d’agir (empowerment) et de citoyenneté.
Cette approche horizontale permet des actions en santé plus en phase avec les divers contextes de vie et préoccupations des personnes, tend à diminuer la défiance entre citoyens et décideurs et a un impact sur la réduction des inégalités sociales. L’usage des méthodes participatives rend ainsi les actions de promotion de la santé plus pertinentes, efficaces et légitimes.
L’engagement citoyen a également un effet direct sur la santé personnelle. Diminution de la consommation de médicaments, meilleure santé subjective, sentiment de solitude moins présent : autant de conséquences positives de la participation sur la santé.

Pour #VivreMieux, renforçons la participation et la cogestion au sein des politiques impactant la santé publique.

Pour toutes ces thématiques, des réponses collectives sont possibles. Elles sont un enjeu fondamental de notre système de soins. Nous devons changer notre vision de la santé et la prendre en considération dans toutes les politiques menées en Belgique. #VivreMieux porte ce changement et interpellera le monde politique pour que ce soit entendu. Nous sensibiliserons, nous nous mobiliserons et nous lutterons pour que demain, nous puissions toutes et tous #VivreMieux.

 

En savoir plus ?

La Coalition Santé, connue jusqu’ici comme la Plateforme d’action santé-solidarité, est née en 2007 sous l’impulsion d’acteurs et actrices issus d’horizons divers, toutes et tous préoccupés par le droit à la santé, et qui ont décidé d’unir leurs forces afin de prévenir les conséquences des politiques néolibérales sur le plan social et sanitaire. Elle
réunit aujourd’hui des représentants de syndicats,
de mutuelles, du secteur associatif et d’ONG. Découvrez ses revendications, regroupées dans le Livre Blanc Notre alternative pour la santé, et parcourez le site web :
www.coalitionsante.be.

  1. M. Bourguignon et al., Variations spatiales
    et sociodémographiques de mortalité de 2020-2021 en Belgique. L’effet de la pandémie Covid-19, Document de travail 27,
    Centre de recherche en démographie, 2021.
  2. OCDE, 2021.
  3. Baromètre de l’habitat sain 2022,
    Velux/Rand, 2022, https://presse.velux.fr.
  4. Le baromètre
    du logement 2022, Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat,
    2022, http://rbdh-bbrow.be.
  5. L’aide alimentaire en Belgique, Fédération des services sociaux, www.fdss.be..
  6. S. Drieskens, État nutritionnel, Enquête
    santé 2018, Sciensano, www.sciensano.be.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°105 - décembre 2023

Étude : Genre et santé au travail

Introduction n°105   À travers le monde, malgré les conquêtes du mouvement féministe – accès au marché de l’emploi, diminution des écarts salariaux dans certaines contrées… – des femmes travaillent encore dans de moins bonnes conditions(…)

- Pauline Gillard

Inégalités de genre au travail

Écarts de salaire et de pension, carrières morcelées, surcharge de travail rémunéré et non rémunéré, risques professionnels sous-estimés… Nombreuses sont les inégalités de genre au travail qui persistent en Belgique.
- Pauline Gillard

Santé des femmes au travail : où en sommes-nous ?

Le travail des femmes, comme celui des hommes, les expose à des risques pour leur santé. Cependant, les femmes ont longtemps été exclues des emplois comportant des dangers ou des difficultés impressionnants, sous prétexte de leur faiblesse/incompétence. Leur travail à l’hôpital, en service à la clientèle, aux chaines de montage, en éducation, affecte aussi leur santé, même si les effets sont moins visibles que les chutes et amputations associées aux emplois masculins[efn_note]K. Messing, Le deuxième corps : femmes au travail, de la honte à la solidarité, Ecosociété, 2021. [/efn_note].
- Karen Messing

Comment réduire les angles morts ?

La santé au travail est un des maillons les plus faibles du système de santé en Belgique. Et pourtant, intervenir sur les conditions de travail avec une approche de prévention primaire permettrait d’éliminer de nombreux risques à la source.
- Laurent Vogel

Travail gratuit : la nouvelle exploitation ?

Les rapports entretenus par le féminisme et le marxisme autour de la question du travail domestique sont ambigus. La mise en lumière du travail domestique à laquelle ont procédé les féministes dans les années 1970 s’inscrit globalement dans une critique du marxisme et de la manière dont l’analyse de l’exploitation proposée par Marx avait en quelque sorte « oublié » le travail domestique et laissé ainsi dans l’ombre la question de la domination et de l’oppression des femmes.
- Maud Simonet

Sortir le care de la relégation sociale

Florence Degavre est socioéconomiste et enseigne les sciences sociales à l’UCLouvain. Depuis une vingtaine d’années, ses recherches portent sur le care, une notion qu’elle éclaire dans une perspective féministe, à la lumière de ses expériences personnelles et professionnelles.
- Pauline Gillard

Le care, révélateur des inégalités

Le travail domestique et de soin ne peut être réduit à une affaire personnelle ou privée. Il doit s’inscrire dans une perspective politique qui vise « à prendre soin » et à transformer notre façon de faire société.
- Aurélie Leroy

Le nettoyage, un secteur pas si propre…

L’impact du travail sur la santé évolue. Il y a cinquante ans, les poumons des ouvriers souffraient de l’exposition à l’amiante et la classe travailleuse devait faire face à l’ennemi silencieux du saturnisme causé par une intoxication au plomb. Aujourd’hui, les problèmes sont différents, mais ils n’ont pas moins d’impact sur la santé. La flexibilisation, la concurrence et la compétition croissante sur le marché du travail sont des mécanismes qui amènent de nouvelles maladies.
- Elisa Munoz Gomez

Le tabou des menstruations

Dans la vie privée comme au travail, les règles restent un sujet chuchoté entre personnes menstruées. Pour demander un tampon ou une serviette sans que d’autres ne le sachent. Pour les planquer ensuite dans sa manche afin que personne ne les voie. Toutefois, les langues commencent à se délier et les initiatives pour lutter contre la précarité menstruelle sont de plus en plus nombreuses.
- Eloïse Malcourant

La décriminalisation de la prostitution est-elle bénéfique pour la santé ?

La plupart des personnes qui ont une activité prostitutionnelle, en très grande majorité des femmes[efn_note] On compterait entre 15 000 et 23 000 personnes en situation de prostitution dans notre pays, parmi lesquelles, selon les sources, 95 % de femmes. [/efn_note], se soucient de leur santé. Elles sont pourtant souvent privées d’accès aux soins et à d’autres droits fondamentaux. La récente réforme du code pénal belge adoptée le 18 mars 2022, qui met un terme à la criminalisation de la prostitution et devrait permettre une reconnaissance de ces activités, va-t-elle améliorer la santé des femmes ?
- Marinette Mormont

Aides ménagères en lutte

Le travail de nettoyage dans le secteur des titres-services use le corps et la santé des femmes qui l’exercent très majoritairement. Avec le soutien de leurs organisations syndicales, elles mènent depuis plusieurs mois des actions pour améliorer leurs conditions de travail, leur santé et leur sécurité.
- Pauline Gillard

Les travailleuses domestiques s’organisent

Espérant trouver de meilleures conditions de vie en Belgique, de nombreuses femmes fuient la violence économique, politique et de genre de leur pays pour venir y exercer un travail domestique. En proie aux abus et à l’exploitation, certaines d’entre elles se sont affiliées à la Ligue des travailleuses domestiques du syndicat chrétien pour revendiquer leur régularisation et leur droit à exercer un emploi légal, décent et sécurisé.
- Pauline Gillard

La pénibilité des métiers féminins

Les emplois exercés majoritairement par des femmes sont souvent associés à des exigences physiques moins spectaculaires que les emplois masculins. Pourtant,ces métiers présentent des risques spécifiques pour la santé (burn-out, troubles musculosquelettiques, moindre espérance de vie en bonne santé…) et une pénibilité sous-estimée.
- Pauline Gillard

Renverser les inégalités de genre au travail

À la suite d’un processus d’éducation permanente entamé en 2022 sur la problématique des souffrances au travail, la Fédération des maisons médicales a invité cette année les soignants et les soignantes, et plus largement toute personne concernée ou intéressée, à chausser les lunettes du genre pour aborder les enjeux de santé au travail. Quels enseignements en tirer et quelle conclusion pour ce dossier ?
- Pauline Gillard

Actualités n° 105

Proxi Christmas & happy New Deal !

Que nous réserve l’année 2024 ? Soyons optimistes. En Région bruxelloise, le Plan social santé intégré (PSSI) est sur les rails. En Wallonie, Proxisanté ne devrait pas tarder à être validé. Ces deux grandes refontes de l’approche de(…)

- Rudy Pirard

Philippe Hensmans : « Le débat démocratique est en train de disparaitre »

Le directeur d’Amnesty International vient de quitter ses fonctions après une trentaine d’années au service de la liberté politique dans le monde et en Belgique. Au cœur de son bilan : les dangers croissants du populisme et de la droite extrême.
- Pascale Meunier

#vivre mieux : une vision solidaire de la santé

Fin 2023, la Coalition Santé a lancé la campagne #VivreMieux : trente propositions concrètes pour améliorer la santé de chacun et chacune. La première partie de cette campagne, la promotion de la santé, porte la nécessité d’une vision large, solidaire et collective de la santé. Elle appelle à prendre en considération les déterminants non médicaux de la santé afin d’améliorer la qualité de vie de toutes et tous.
- Brieuc Dubois

L’avenir des soins de santé à Charleroi

Comme dans bon nombre de villes et de communes, la situation y est préoccupante. Le 18 novembre dernier, un colloque piloté par le service santé de la ville[efn_note]En collaboration avec le service intégré de soins à domicile (SISD), le service de coordination des soins à domicile (SCSAD), le centre local de promotion de la santé (CLPS), la Fédération des associations des médecins généralistes de la région de Charleroi (FAGC), Solidaris, le Grand hôpital de Charleroi (GHDC) et la nouvelle intercommunale hospitalière HUmani. Les actes du colloque sont disponibles sur le site www.charleroi.be/vivre/sante/acces-a-la-sante. [/efn_note] a exposé sans fards les menaces planant sur l’accès aux soins de santé de proximité. La première ligne de soins et les hôpitaux de la région se sont mobilisés pour les analyser, mais aussi pour identifier les possibilités d’amélioration.
- Pascale Meunier

Dis-moi qui tu veux soigner, et je te dirai où t’installer !

Il est important pour l’équipe d’un centre de santé intégré de bien connaître la population des quartiers dans lesquels il est implanté (sa zone de « recrutement » si elle est délimitée géographiquement) et la population qui fréquente effectivement le centre. Le financement au forfait, qui permet de bien identifier les patients inscrits, est un bel outil pour atteindre cet objectif.
- Christine Mainguet, Dr André Crismer, Muriel Roelandt