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Violences institutionnelles et justices alternatives


Santé conjuguée n°111 - juin 2025

Outre l’intérêt que suscite leur découverte, s’aventurer sur ces nouveaux territoires peut apporter matière à réflexion pour réagir aux violences institutionnelles produites (dans le domaine sociosanitaire, scolaire…) et rompre avec leur cycle autrement que par le recours à la justice en général, et la justice pénale en particulier.

De nombreux sociologues et criminologues ont étudié la « justice pénale » et ses institutions (droit pénal, police, parquet, tribunaux, prisons, institutions de protection de la jeunesse…). Les violences produites par ces dernières ne sont bien entendu pas toutes de même nature1, mais les analyses montrent que leurs logiques structurelles génèrent souvent leur propre lot de violences : inégalités, discriminations, stigmatisations, punitions, insécurités, sentiments d’injustice et de non-reconnaissance…

Réguler la violence tout en en produisant

La justice pénale répond aux problèmes sociaux en identifiant avant tout un acte, en l’isolant de son contexte, en le faisant rentrer dans une catégorie pénale prédéfinie, en en attribuant la responsabilité à un auteur, et en le punissant2. De par sa rationalité autoritaire, verticale, procédurale et son objectif punitif, elle est par essence empreinte de violence, bien que celle-ci soit légitimée par l’État. De plus, en tant que résultante d’une construction historique et sociale, elle reflète avant tout les valeurs des groupes dominants, à un moment donné, dans la société. Sa fonction est de garantir l’ordre légal, lui-même reflet d’un ordre social, aujourd’hui structuré – sans surprise – autour des valeurs du capitalisme, du racisme, du patriarcat… Les principales institutions qui la constituent en sont d’ailleurs empreintes.
Par le biais des processus de criminalisation primaire (définition des incriminations dans le droit pénal) et secondaire (reconnaissance par les instances chargées de l’application de la loi), certains abus, omissions, violences ou préjudices pourtant ressentis comme très graves par les personnes qui en sont l’objet sont occultés au profit d’autres. En outre, de nombreuses analyses ont montré que son action est injuste, inégalitaire par rapport aux franges dominées de la population. Elles ont aussi dénoncé qu’elle ne rencontre que très faiblement les objectifs qui lui sont assignés malgré des réformes successives. Accordant toujours une place très centrale à la punition et à la coercition (dont la prison), elle peine à responsabiliser les délinquants dont elle aggrave la récidive plutôt que de la prévenir grâce à une action de réhabilitation. Elle est également peu préventive et dissuasive pour la population en général et n’offre toujours pas suffisamment de place aux victimes. En somme : contrairement au discours soutenu par bon nombre d’acteurs politiques, elle peine à délivrer « justice », à offrir sécurité et à garantir les droits et devoirs de chacun, à prévenir la criminalité et à gérer ses conséquences, à offrir reconnaissance aux victimes, et ce, de manière non intentionnelle de la part des acteurs professionnels chargés de son administration.
Rien de surprenant que les violences institutionnelles, qui résultent des logiques structurelles qui caractérisent et entourent les institutions, peinent à être prévenues, prises en compte et solutionnées par la justice pénale. Quoi de plus difficile, en effet, pour la justice pénale, dont la fonction est de réduire les problématiques sociales à des infractions prévues par un code pénal, protégeant l’ordre social et ses institutions, individualisant les responsabilités, produisant elle-même de la contrainte et de la punition, de les contrecarrer réellement ? Par exemple, les rapports inégalitaires de pouvoir interpersonnels (rapport entre professionnels et usagers) et structurels (dimensions de classe, de race, de genre…) qui peuvent expliquer les violences institutionnelles façonnent aussi les réactions de la justice pénale3. Elle est, elle aussi, soumise à des logiques légales, procédurales, bureaucratiques, gestionnaires, qui la conduisent à nier la complexité des situations, les besoins des usagers et des personnes qui y travaillent, et à s’écarter de ses finalités énoncées. L’expérience de la justice pénale par les personnes qui s’estiment préjudiciées par ces violences institutionnelles dans d’autres champs risque donc bien plus d’en amplifier les effets que de les apaiser.

D’autres voies pour faire justice ?

C’est à partir des dénonciations récurrentes de la violence, même engendrée par la justice pénale, que des initiatives privilégiant des voies alternatives de justice, plus créatives, ont émergé. Initialement intuitives, celles que je vais décrire ont été théorisées sous les concepts de justice restaurative et de justice transformative. Elles sont intéressantes à exposer, car elles peuvent être également inspirantes pour réagir aux violences institutionnelles produites dans d’autres champs sociaux que celui de la justice pénale.
Face à un préjudice, la réaction de la justice pénale repose sur une logique bien spécifique. Schématiquement, elle s’articule autour de trois questions : « Est-ce que le préjudice identifié et éventuellement dénoncé correspond à une incrimination légale ? », « Qui en est responsable ? », « Quelle sanction punitive doit être appliquée ? ». La justice pénale est également entre les mains de professionnels de son administration (avocats, procureurs, juges, experts…). Elle laisse donc peu de place à la complexité des situations, à la subjectivité des expériences et aux préoccupations des personnes qui en font l’objet, qu’elles soient victimes ou auteurs. Elle n’est pas non plus chargée d’identifier et de répondre aux causes sous-jacentes des préjudices, aux responsabilités collectives, sociales, dont éventuellement celles des institutions et de l’État. Par comparaison, la justice restaurative et la justice transformative mettent avant tout l’accent sur les personnes affectées, leurs besoins et la réparation des préjudices. Les trois questions qu’elles se posent sont les suivantes : « Qui a été préjudicié par les faits et comment ? », « Quels sont les besoins des victimes, des auteurs, de la communauté, résultant de ces faits ? », « Comment réparer ces préjudices ? ».
Il s’agit donc de modèles de justice qui considèrent que doivent être au centre des préoccupations : les atteintes aux personnes et à leurs relations plutôt que les atteintes à l’ordre légal ; des solutions constructives, inclusives tournées vers l’avenir plutôt que coercitives et punitives par rapport à un acte ou une situation passée ; une participation directe et active des personnes concernées, à l’aide de facilitateurs, plutôt que celle de professionnels comme des avocats, juges, experts, etc., qui risqueraient de confisquer leurs voix et décider pour elles des meilleures solutions. Ce faisant, leur ambition est de répondre de manière plus efficace, mais surtout plus légitime aux problèmes et préoccupations des citoyens.
Ce sont majoritairement les pratiques de la justice restaurative qui se sont vues institutionnalisées, professionnalisées, et pourvues de cadre normatif et méthodologique. Dans le champ pénal, des pratiques de mise en communication entre un auteur et une victime ont été mises en œuvre, même si certaines pratiques, incluant des membres de la communauté, ont également été implémentées. Le design des processus est très flexible et varie en fonction des besoins de la situation et des personnes. Généralement, de par la place laissée aux protagonistes, elles permettent de leur offrir une voix, de communiquer sur ce qui s’est passé, sur ce qu’elles ont identifié comme problèmes face aux actes posés, en ne les limitant pas à ceux identifiés pour la bonne administration de la justice pénale. De par leur forme dialogique, elles parviennent davantage à produire des effets de compréhension des enjeux de la situation et leur complexification, et de transformation des visions de chacun et chacune par rapport à la situation, même si est aujourd’hui dépassée l’idée qu’elles doivent à tout prix mener à la réconciliation. Il est en effet admis qu’elles risquent sinon de reproduire des logiques de pouvoir et de domination préexistantes. La mise en communication offre enfin aux personnes qui s’y impliquent la possibilité d’imaginer des solutions plus ancrées dans la réalité et conformes à leurs besoins et attentes. Il a d’ailleurs été montré, par diverses études, que la majorité des personnes qui y recourent, dont les victimes, est plus satisfaite par ce type de justice que par la justice pénale. Néanmoins, aujourd’hui, ces programmes gèrent toujours majoritairement des faits déjà identifiés en tant qu’infractions, c’est-à-dire aux faits uniquement reconnus par la justice pénale. Elles œuvrent aussi majoritairement en complément des logiques pénales et institutionnelles existantes. Une des critiques majeures opposées à ces pratiques est qu’elles restent donc majoritairement « individualisantes » et « dépolitisantes » puisqu’elles n’adressent pas réellement les causes sociales et structurelles, sous-jacentes aux préjudices rencontrés. De par ces limitations, elles ont aussi tendance à reproduire pour partie les rapports de pouvoir inégalitaires et les effets de discrimination des institutions pénales auxquelles elles sont liées.
Par contre, la justice transformative a pour ambition d’adresser les causes plus collectives, sociales, structurelles et de proposer des changements des conditions qui, à ce niveau-là, permettent au préjudice de se produire. Si, tout comme la justice restaurative, elle soutient la personne victime ou survivante, sa sécurité et son autodétermination et travaille à la responsabilisation de l’agresseur et à son éventuel changement de comportement via des processus qui peuvent être interindividuels, elle favorise plus fortement des processus collectifs où victime, agresseur et communauté sont impliqués. Elle refuse de mettre la responsabilité des violences sur l’agresseur uniquement en s’articulant davantage autour des concepts de « responsabilité collective » et de « changement communautaire ». Elle s’intéresse aussi à des situations qui ne seront pas reconnues par la justice pénale. Elles s’initient d’ailleurs majoritairement dans des communautés (LGBTQIA+, racisées…) qui souffrent le plus de discriminations de la part des institutions, dont la justice pénale. Plus ambitieuse donc, elle est néanmoins moins développée que la justice restaurative. Non institutionnalisées, non professionnelles, seules des pratiques éparses sont aujourd’hui détectables. Potentiellement, le mérite de ces initiatives est de tenter de défier l’oppression des cadres institutionnels, de rendre le pouvoir aux personnes et d’adresser les causes sociales, structurelles, des situations préjudiciables. La question du degré et du niveau de transformation qu’elles peuvent atteindre est cependant posée. Outre leur faible développement, l’évaluation de ces pratiques montre certaines difficultés. D’une part, la difficulté pour les membres des communautés qui les initient de se départir des logiques pénalo-centristes et excluantes mobilisées souvent inconsciemment même si elles les contestent. D’autre part, la difficulté de produire du changement au niveau sociétal.

Des solutions constructives

Lorsque des violences sont dénoncées dans des institutions, les logiques sur lesquelles sont basées la justice restaurative et la justice transformative peuvent se voir mobilisées, soit par le biais de mise en communications interindividuelles, soit plus collectives, favorisant la rencontre des acteurs de ces institutions, qu’ils soient usagers, professionnels ou d’autres types, selon les besoins et ressources à mobiliser. Outre le fait qu’elles s’ancrent réellement dans les vécus des personnes qui y sont confrontées, de telles initiatives peuvent apporter une meilleure compréhension des enjeux qui les induisent. Elles peuvent aussi conduire à leur offrir des solutions plus constructives (réparatrices, restauratrices, transformatrices…). Un programme loin d’être aisé à mettre en œuvre, sans assurance de succès. Elles doivent être menées en prenant garde de ne pas reconduire, entre autres, les rapports de pouvoir, de contrôle, d’exclusion dénoncés… Cependant, s’aventurer dans de tels territoires est avec certitude une promesse d’apprentissage pour les institutions et les acteurs qui la composent, de par les liens qu’ils favorisent et les dynamiques qu’ils stimulent4.

 

  1. Entre la prison, qui peut être rapprochée des « institutions totales » telles qu’analysées par Goffman et les institutions pénales « en milieu ouvert », il existe bien entendu des différences quant aux types de violences institutionnellement produites (E. Goffman, Asiles : études sur la condition sociale des malades mentaux et autres reclus, Ed. de Minuit, 1975).
  2. Les autres institutions, chargées par exemple de son alimentation (police) ou de l’exécution des sanctions (prisons, IPPJ…) s’inscrivent inévitablement dans cette même logique même si des spécificités propres les animent.
  3. Les auteurs d’infractions en font l’objet quand ils sont recherchés, poursuivis, condamnés. Ainsi, les crimes en col blanc, les crimes d’État ou encore la destruction de l’environnement, souvent commis par des hommes blancs puissants, sont occultés. À l’inverse d’autres (petite délinquance, atteintes à la propriété, coups et blessures), commis par des populations défavorisées ou racisées, par exemple, sont ciblés. Les victimes en font l’objet également quand elles cherchent reconnaissance et soutien plein et entier auprès de la justice pénale. La figure de la « bonne victime », blanche, sans lien avec l’auteur de l’infraction et irréprochable, bénéficie d’une meilleure prise en charge et d’un meilleur soutien. Ce sera par exemple une victime d’infraction qui se retrouve en situation d’illégalité sur le territoire et qui risque d’être considérée comme auteur d’infraction plutôt que victime.
  4. Pour aller plus loin : A. Lemonne, « La justice dans tous ses états : quand des professionnels et des citoyens résistent à la rationalité pénale contemporaine et suggèrent d’autres voies », in Résister ! De l’adaptation à la dissidence en terrains criminologiques, S. Smeets et al. (Sld), Éditions de l’Université libre de Bruxelles, 2024 ; G. Ricordeau, Pour elles toutes. Femmes contre la prison, Ed. Lux, 2019 ; E. Deck Marsault, Faire justice, La Fabrique, 2023.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°111 - juin 2025

Violence dans le secteur de l’aide aux sans-abri

Mai 2023, la presse relaye la fermeture temporaire de centres du secteur de l’aide aux personnes sans chez-soi suite à des violences dans leurs locaux. Ces actes ne sont pas les premiers, mais cette médiatisation est inédite. Toutefois, les services ne peuvent s’arrêter aux faits et il est urgent de mieux comprendre la dynamique derrière ceux-ci afin d’y répondre adéquatement.
- Antoine Farchakh, Louis Berny

Patients et impatience

Le psychiatre et psychanalyste Jean-Pierre Lebrun[efn_note] J.-P. Lebrun, Un monde sans limite, Erès, 1997 ; Un immonde sans limite, Erès, 2020. [/efn_note] livre son analyse des violences à l’œuvre aujourd’hui dans notre société. Pour lui, elles s’inscrivent notamment dans le changement des modes de transmission et dans le poids qu’exerce sur nous la société de consommation.
- Pascale Meunier, Stefania Marsella

Violences institutionnelles et justices alternatives

Outre l’intérêt que suscite leur découverte, s’aventurer sur ces nouveaux territoires peut apporter matière à réflexion pour réagir aux violences institutionnelles produites (dans le domaine sociosanitaire, scolaire…) et rompre avec leur cycle autrement que par le recours à la justice en général, et la justice pénale en particulier.
- Anne Lemonne

Soutenir l’individu, soutenir le collectif

Qu’en est-il aujourd’hui du « travailler ensemble » dans le secteur médico-éducativo-psychosocial ? Au départ des observations issues de notre clinique de supervision, nous proposons quelques réflexions et analyses en lien avec des questions sociétales et leurs effets sur le travail en équipe.
- Les membres de l'équipe du Centre de formation et de supervision en institutions du service de santé mentale Chapelle aux champs de UCLouvain

Faire face aux violences dans les services d’aide

Les services destinés aux personnes en grande précarité constatent une augmentation des violences de la part des usagers. Comment répondre à ce phénomène au niveau de l’institution alors qu’il est le signal clair d’un contexte global qui se dégrade ?
- Marinette Mormont

L’urgence du genre

Comment le genre se traduit-il dans un service d’urgences médicales ? Les données recueillies grâce à une observation participante[efn_note]Ch. Marbaix, L’urgence du genre, comment le genre se traduit dans un service d’urgences médicales, master de spécialisation en études de genre, UCL, 2022.[/efn_note], principalement lors des consultations de tri, ont permis d’analyser les stéréotypes de genre et préjugés sexistes présents sur ce terrain.
- Charline Marbaix

Faire face aux paradoxes sociétaux

Comment s’énoncer sans heurter les sensibilités, prendre position sans être menacé ? Les acteurs de la santé sont attendus à répondre dans l’immédiateté et l’efficacité tout en devant souvent se garder de questionner la portée signifiante de tel ou tel acte du patient.
- Emmanuel de Becker

Violences de l’exil violences de l’accueil

L’expérience de l’exil et de l’arrivée sur un territoire où les conditions de vie tranchent avec celles que l’on avait imaginé trouver est une épreuve difficile, voire dévastatrice. Quelles violences s’opèrent tout au long de ces trajectoires ? Avec quelles conséquences sur la santé mentale des personnes concernées ?
- Pauline Gillard

La prudence en travail social face à la nouvelle gouvernance managériale

Comme nous l’avons montré avec Sylvie Mezzena1, le travail social présente les caractéristiques d’une activité prudentielle, c’est-à-dire une activité mobilisant la « prudence » comme qualité professionnelle. Cette prudence vient littéralement se heurter aux prescrits contemporains d’une nouvelle gouvernance managériale pénétrant de nombreux services sociaux dans divers secteurs de l’intervention.
- Didier Vrancken

L’État social actif : entre contrainte et inefficacité

À l’heure où L’État social actif inspire de nouvelles réformes excessivement dures qui seront mises en place dans les prochains mois et les prochaines années, son efficacité doit être questionnée. Notamment au regard de son impact délétère sur le bien-être général des nombreux bénéficiaires de la Sécurité sociale et de l’aide sociale qu’il a poussés vers la précarité.
- François Perl

Systémique de la violence

Dans les métiers du social et de la santé, il est commun de « faire avec » une certaine forme d’agressivité. Sans la banaliser, elle fait partie des situations que les travailleuses et travailleurs ont appris, le plus souvent par la pratique, à gérer. Néanmoins, des formes plus graves ou la répétition des agressions peuvent générer une souffrance et un sentiment de peur souvent tabous. Non dite et à la fois omniprésente, cette peur isole, entraine des impressions de disqualification et brouille les ressentis.
- Muriel Allart

Collaboration sous tension

Les violences institutionnelles touchent la plupart des lieux de soins et d’aide aux personnes. Elles peuvent être notables dans certains lieux et se faufiler plus subtilement dans d’autres. Elles font désormais l’objet d’une attention particulière, d’analyses sociologiques, psychologiques et politiques. Rien d’étonnant vu la conjoncture qui tend à criminaliser les précaires et les malades, les coupes budgétaires dans la plupart des secteurs et la fragilisation du tissu associatif.
- Stefania Marsella

Introduction n°111

Quel service d’aide ou de soins peut aujourd’hui se targuer d’échapper à des manifestations répétées de violence ou d’agressivité ? Leurs formes varient : physiques, verbales, symboliques ou psychologiques, rapports de force et de domination… et se traduisent(…)

- Pascale Meunier

Actualités 111

Frank Vandenbroucke : « Même dans des moments budgétaires difficiles, il faut préserver le système basé sur la solidarité »

Le ministre fédéral de la Santé et des Affaires sociales (Vooruit) rempile dans un gouvernement d’alliance de quelques socialistes et d’une majorité conservatrice. Quelle place, quels moyens pour la santé dans un contexte d’austérité ?
- Pascale Meunier

Prévention du suicide : la première ligne peut faire la différence

Quelles lignes directrices et attitudes adopter lors des consultations avec des patients en détresse ? Quelles précautions prendre pour évaluer la dangerosité d’un acte suicidaire ? La coordination institutionnelle en cas de crise suicidaire, la réflexion collective et la mise en place de protocoles clairs pour prévenir et gérer les situations de crise revêtent aussi une grande importance.
- Tsolair Meguerditchian

Agir contre les pollueurs

Le cycle de conférences-débats organisé par la Fédération des maisons médicales s’est clôturé avec des leviers juridiques disponibles pour obtenir réparation, faire cesser une activité polluante ou faire reconnaitre la responsabilité des pollueurs.
- Pascale Meunier

Petit coup de pouce

Il y a quelques années, chaque semaine dans le British Medical Journal (BMJ), un médecin présentait un livre qui avait modifié sa pratique. Passionnant !
- Dr André Crismer

De grèves en manifs…

Depuis l’installation du nouveau gouvernement fédéral, la grogne monte dans le secteur du non marchand. L’aide à la jeunesse, l’insertion, les soins de santé, les services sociaux… sont des socles qui tiennent debout des pans entiers(…)

- Fanny Dubois