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La prévention par l’accès aux loisirs

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Santé conjuguée n°114 - mars 2026

L’exclusion sociale est une question de santé publique. Le concept de « santé sociale » permet de mettre en lumière les effets du manque d’inclusion sur la santé des personnes en situation de handicap ainsi que sur le potentiel préventif des loisirs. Une recherche-action porte actuellement sur le type d’accompagnement nécessaire.

Les trois piliers de la santé identifiés par l’Organisation mondiale de la santé sont la santé physique (bien-être corporel), la santé mentale (bien-être psychique) et la santé sociale (bien-être relationnel) 1. Le récent concept de santé sociale permet de relier les apports des sciences humaines aux sciences médicales en mettant en lumière ses relations de cause à effet avec les deux autres piliers, où le sentiment de solitude est compris comme symptôme d’isolement social et comme problème de santé pouvant en engendrer d’autres. Son impact est effectivement comparable, en termes de mortalité, à l’obésité et à l’inactivité physique combinées ou encore à une consommation journalière de quinze cigarettes)2.

La conception sociale du handicap

Ces dernières décennies, à la suite du mouvement des disability studies3 et de l’essor de la promotion de la santé, émerge un regard matérialiste, structurel du handicap. Un modèle social qui décloisonne la santé et le handicap au-delà d’une approche uniquement biomédicale ou psychiatrique. Une telle conception a un double impact. D’une part, ce n’est pas la personne qui est handicapée ; c’est sa situation qui est handicapante dans un espace social où sa singularité (sa déficience, entre autres) est discriminée. Un espace social normé, tissé et entretenu par des institutions, notamment les milieux de soins, le marché de l’emploi et le secteur des loisirs. Et de l’autre, les questions de santé et les réponses à apporter ne relèvent pas uniquement des corps ou d’affaires individuelles, comme l’atteste le Canadian Institute for Advanced Research4. Celui-ci a mis en évidence le fait que l’environnement social et économique est trois fois plus déterminant pour la santé que les origines biologiques et le patrimoine génétique.
Dans cette perspective, le modèle médical du handicap, centré sur la déficience par son « approche réadaptative » (visant à rétablir ou à compenser des fonctions considérées comme défaillantes), peut être considéré comme validiste en raison de la normalisation des individus et du gommage des différences, faisant ressortir toute la dimension politique enfouie de l’approche. Dans le modèle social où le handicap est compris comme la conséquence sociale de la déficience, la réparation ne porte pas sur la particularité de la personne, mais sur les défaillances et insuffisances de l’environnement socioéconomique, les obstacles environnementaux ainsi que les processus sociaux d’exclusion de la différence.

L’exclusion sociale : travail et loisirs

Les personnes en situation de handicap vivent effectivement plusieurs exclusions sociales, à commencer par l’exclusion du monde du salariat5, mais aussi celle du secteur des loisirs. C’est pourquoi, face à un monde du travail inadapté, l’action en faveur de l’accessibilité des loisirs en milieu ordinaire nous paraît être une piste pertinente pour la prévention et le soin de la santé sociale, en ce qu’elle promeut :

  • l’inclusion de la personne dans la société (par la stimulation d’opportunités sociales et la visibilisation du handicap) ;
  • l’épanouissement de la personne (rompre la solitude et développer naturellement des social skills) ;
    une réappropriation de l’action (le loisir est plus accessible pour développer des actions à finalité d’autogestion voire des démarches directement autogérées, à l’initiative des personnes en situation de handicap) ;
  • en ce sens, cela peut même constituer un levier individuel vers la professionnalisation (en développant plus d’habiletés sociales dans un cadre moins contraignant).

L’offre de loisirs reste en effet très cloisonnée (des loisirs soit inadaptés, soit spécialisés, rarement en milieux ordinaires ou inclusifs) et beaucoup de barrières subsistent pour l’épanouissement des personnes vivant hors institution, mais ayant des besoins spécifiques. « Ne serait-ce que trouver un loisir, c’est difficile. Ce qui est difficile, c’est surtout de savoir à qui il faut faire confiance. Un peu d’aller vers les gens et puis de maintenir un lien » (Colette). « On doit toujours attendre au transport “Ah tiens, il arrive ou pas ?” On est angoissé, “si je le rate, qu’est-ce qu’on fait ?” Toutes ces petites choses » (Nicole). « C’était vraiment dire des choses mauvaises : “L’handicapé, il sait rien dire” » (Thierry). « Là-bas, il y a une toilette adaptée. Donc, il y a de la place, machin, tout ce qu’il faut. Ben, tu sais quoi, je me suis quand même cassé la g…. Et quelque part, ils m’ont fait comprendre que si je ne trouvais pas de solution, que je ne pourrais plus venir » (Loïse). Ces témoignages6 montrent qu’il est impératif de travailler sur l’accessibilité des loisirs, non comme un objectif secondaire, mais comme étape structurante vers une inclusion réelle et une santé sociale de qualité. Il s’agit de proposer davantage qu’une offre d’activités sporadiques : permettre l’accès à des milieux sociaux ordinaires et à des activités durables, favorisant l’initiative et la création de liens prolongés (y compris en dehors des activités elles-mêmes).

Un accompagnement adapté

L’accompagnement institutionnel semble se concentrer sur le développement de compétences individuelles et du vivre ensemble. Cependant, bien qu’issu du secteur social, (ex)résidents, familles, militants et universitaires lui objectent souvent d’être en défaveur de l’autodétermination en raison de son fonctionnement particulièrement encadrant (autorité, supervision des conditions de vie, rigidité de la routine indépendamment de la volonté des personnes, privations du droit à faire ses propres choix, ségrégation…)7 « Je n’aime pas qu’on soit tout le temps derrière moi […] L’institution c’est des règles, des horaires (le jeudi c’était les charges), des voix sévères : ”on espère que ça ne se reproduira plus”, de l’autorité, on nous soumet, pas son mot à dire, on est contrôlé… et des choses qu’on n’a jamais voulues » (Lola).
La vie en dehors des murs de l’institution a elle aussi ses limites. Le projet CollectivH en cours (voir l’encadré à la page suivante) révèle en effet que le manque d’opportunités sociales conduit de nombreuses personnes dont les capacités permettent de vivre seules à un terrible dilemme : soit reconsidérer leur indépendance au nom de la solitude, soit éprouver cette dernière et risquer qu’elle engendre des problèmes de santé mentale (manque de connectivité sociale, anxiété…), engendrant à leur tour des problèmes de santé physique. « Je n’ai personne à qui parler. J’ai ma maman, j’ai mes sœurs. J’ai les chiens, le chat. Je me sens mise sur le côté. Même envers ma famille » (Nicole).
Dès lors, pour les personnes dont le désir est de vivre en milieu ordinaire, le problème de santé publique, d’accès à ses droits et à une vie digne n’est-il pas l’absence d’un accompagnement à la vie en inclusivité ? Nous prônons donc, pour limiter le recours à l’institution et à ses modes de fonctionnement, un « accompagnement désinstitutionnalisé » non directif, loin de toute posture paternaliste et réconciliant les notions d’autodétermination avec celles du vivre-ensemble et de la guidance : une aide à l’inclusion, un soutien au vouloir et à l’initiative. Un accompagnement centré sur les besoins spécifiques liés au handicap, mais mis en œuvre à travers des activités en milieu ordinaire, décloisonnées du champ du handicap. « Par exemple, Emmy [accompagnatrice du projet] des fois elle m’aiguille […]. Orienter quelqu’un, c’est pas décider pour lui » (Lola).
C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet CollectivH : un groupe de loisirs à finalité d’autogestion, dont l’accompagnement individuel prend la forme de rendez-vous pour relater les difficultés vécues et bénéficier d’une guidance dans l’inclusion au sein du groupe, voire au-delà. En parallèle, l’accompagnement au niveau collectif vise à soutenir les processus de décision et les aspects pratiques, la logistique liée à l’organisation des activités.
L’objectif est triple : répondre au manque d’offre (diversifiée) d’accompagnement et de loisirs adaptés en milieu ordinaire (ce faisant, favoriser l’épanouissement social et la santé des personnes) ; se questionner avec les membres sur la posture adéquate de l’accompagnement et la structure du collectif ; et démontrer l’efficacité, la plus-value sociale d’une telle démarche aux fins de sa généralisation. Ainsi, mêlant loisirs, processus de décision et pratiques réflexives, la recherche participative s’ouvre de plus en plus vers une corecherche inclusive8, développant son propre terrain (le collectif, les activités, les expériences vécues) avec ses propres observateurs-participants, entre chargés de projet et membres vivant des situations handicapantes, prêts à explorer les voies d’une diversification des modes d’accompagnement et d’une meilleure santé globale.

 

Projet CollectivH : l’accessibilité des loisirs pour une meilleure santé globale

Handicap & Santé mène une recherche-action sur l’exclusion sociale des personnes en situation de handicap. Dans ce cadre est né le projet CollectivH, un groupe de loisirs dont la finalité est d’être organisé par et pour les personnes en situation de handicap. En parallèle du soutien aux activités de loisirs, une recherche unissant professionnels et membres du collectif porte sur le type d’accompagnement nécessaire pour favoriser l’autodétermination et le développement social de personnes en situation de handicap vivant hors institution, ainsi que sur l’efficacité et la plus-value sociale d’une telle démarche.
L’étude a pour but de mettre en évidence les origines structurelles de problèmes de santé évitables, c’est-à-dire émergeant d’une forme de validisme : une exclusion sociale rendue observable à travers les déterminants sociaux. L’hypothèse première défend que davantage d’inclusion pourrait avoir des effets préventifs et curatifs sur la santé, celle qui en découle soutient une diversification des modes d’accompagnement pour les personnes en situation de handicap. Dans la veine des objectifs de la désinstitutionnalisation, l’idéal prôné est un accompagnement non directif, en faveur de l’autodétermination, de l’auto-organisation collective et de l’épanouissement social, à travers une expérience centrée sur l’accès aux loisirs.

Concepts et définitions

Santé sociale : disposer de relations humaines dont le nombre et la qualité sont appropriés pour répondre à son besoin de liens9.
Phénomène structurel : phénomène produit par la structure de la société, résultant de dynamiques collectives, historiques et de rapports de force, par opposition à un phénomène individuel et/ou spontané. Appelant à la considération de la situation sociale, économique, politique et environnementale de la personne.
Déterminants sociaux de la santé : facteurs influençant la santé (éducation, relations sociales, emploi, revenus, genre, âge, transports, logement, services de santé, environnement)10.
Solitude et isolement : la solitude est un sentiment, à l’échelle individuelle. L’isolement est plutôt une question d’accès, induisant la responsabilité collective et celle des autorités publiques.
Autodétermination, autonomie et accompagnement : concepts mis en tension par l’idéal d’émancipation individualiste de l’indépendance, élevant l’autonomie à une norme, voire un devoir11. Notre service part du postulat que nous sommes tous interdépendants, appelant à réconcilier l’idée d’un accompagnement avec celles de l’autonomie et de l’autodétermination.
Désinstitutionnalisation : notion renvoyant à un moindre recours au résidentiel spécialisé. Utilisée ici en opposition aux pratiques très encadrantes des institutions du handicap pouvant se dresser à l’encontre de l’autodétermination des personnes n’ayant pas nécessairement besoin de ce type d’encadrement12.

 

  1. WHO, Report of the WHO Commission on Social Connection, 2025, www.who.int.
  2. B. Hombres et al., “Loneliness: An Underestimated Public Health Threat”, in S. V. Schnepf et al. (dir.), Loneliness in Europe: Determinants, Risks and Interventions, Springer Nature Switzerland, 2024.
  3. M. Oliver, The politics of disablement, Macmillan, 1990.
  4. www.fwpsante.be/promotion-de-la-sante.
  5. Les données de Statbel (2024) montrent un sentiment de solitude nettement supérieur pour « les personnes en incapacité de travail » par rapport au reste de la population.
  6. Témoignages des personnes en situation de handicap membres du CollectivH.
  7. N. Hadad, C. Lassoie, « Repenser l’institution et la désinstitutionnalisation ? », in : Repenser l’institution et la désinstitutionnalisation à partir du handicap : Actes de la Conférence Alter 2022, Presses universitaires Saint-Louis, 2024, www.autonomia.org.
  8. E. Milot, Chaire Autodétermination et Handicap, Faire de la recherche inclusive : pour une transformation éthique et sociale des espaces de production des savoirs, 2025, https://autodetermination.ca.
  9. WHO, op cit.
  10. FWPS, op cit.
  11. N. Marquis, L’autonomie, une institution des sociétés individualistes ? Sociologie d’une notion qui compte [Compte rendu], 2025, https://ppr-autonomie.com.
  12. F. Bouharmont, J. Dehon, « La désinstitutionnalisation par ceux qui l’ont vécue », 2026, www.handicap-et-sante.be.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°114 - mars 2026

introduction n°114

L’Organisation mondiale de la santé estime que 1,3 milliard de personnes – soit 16 % de la population mondiale – sont aujourd’hui atteintes d’un handicap important. En matière d’accessibilité aux soins de santé, les obstacles qu’elles rencontrent ne(…)

- Pascale Meunier

Double diagnostic, difficultés multiples

L’expression « double diagnostic » désigne la coexistence d’une déficience intellectuelle et d’un problème de santé mentale, parfois accompagnés de troubles du comportement. Ces situations sont particulièrement complexes, tant pour les personnes concernées que pour leurs proches et les services d’aide et de soins.
- Alexia Escudier, Florence de Behault, Jonathan Maricq, Jérémie Leyssens, Marie Vervecken, Muriel Grès

Amour, sexe et parentalité

Mythes et fausses croyances persistent selon lesquelles les personnes en situation de handicap seraient asexuées ou, au contraire, auraient des désirs sexuels accrus. Ces constructions sociales peuvent influencer négativement les attitudes, les décisions et les pratiques professionnelles. Elles peuvent conduire à une restriction de l’accès à l’information, à une réticence à aborder les questions de sexualité ou de désir d’enfant, voire à des limitations de leur autonomie. Du côté des personnes concernées, l’intériorisation de ces stéréotypes peut altérer l’estime de soi et freiner l’expression des besoins.
- Joëlle Berrewaerts

La prévention par l’accès aux loisirs

L’exclusion sociale est une question de santé publique. Le concept de « santé sociale » permet de mettre en lumière les effets du manque d’inclusion sur la santé des personnes en situation de handicap ainsi que sur le potentiel préventif des loisirs. Une recherche-action porte actuellement sur le type d’accompagnement nécessaire.
- Corentin Leroy, Kévin Caudron

Vieillir en toute sérénité

Dans les années 1930, l’espérance de vie de nombreuses personnes en situation de handicap intellectuel était de vingt ans. Aujourd’hui, avec les avancées de la médecine et grâce à un meilleur suivi, elle est passée à septante ans. Un vieillissement dont on ne peut que se réjouir, mais qui amène aux parents la double inquiétude de leur propre décès et de l’avenir de leur enfant.
- Pascale Meunier

Multidisciplinarité et continuité des soins

La consultation multidisciplinaire pour adultes vivant avec la trisomie 21 à la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies fonctionne en complément des suivis existants. Ce dispositif vise avant tout à dépister précocement les causes de perte d’autonomie, à proposer des interventions adaptées et à accompagner ces personnes et leurs proches dans la durée, avec une vision globale de leur parcours de vie.
- Grégoire Wieërs, Jelena Hubrechts, Sophie Ghariani

Vers une communication compréhensible et inclusive

Alors que les moyens de communication, qu’ils soient ou non numériques, se développent de manière exponentielle, de nombreuses personnes ne bénéficient pas d’un accès à une information compréhensible. Parmi elles, les personnes en situation de handicap. L’accès à l’information est pourtant un préalable à l’exercice de la citoyenneté et à l’égalité des droits.
- Marinette Mormont

La douleur chez les personnes autistes

Les données de la littérature, peu nombreuses, mettent en évidence chez les autistes une hypersensibilité à la stimulation douloureuse et des modalités d’expression de la douleur qui diffèrent des personnes neurotypiques. Ces éléments de compréhension doivent nous permettre de changer notre façon de repérer, évaluer, traiter la douleur et les troubles du comportement de la personne autiste.
- Djea Saravane

Handicap intellectuel : former les soignants

Malgré quelques avancées observées au cours des dernières années, les personnes en situation de handicap intellectuel sont confrontées à des inégalités de santé persistantes. Sensibiliser et former adéquatement le personnel de santé est une des clés pour contrer cette injustice.
- Pauline Gillard

Une accessibilité bénéfique pour toutes et tous

Depuis 2007, la Belgique dispose d’un arsenal législatif important pour lutter contre les discriminations fondées notamment sur le handicap, y compris en ce qui concerne l’accès aux soins de santé. Le refus de mettre en place des aménagements raisonnables pour une personne en situation de handicap constitue une discrimination, sauf si ces aménagements représentent une charge disproportionnée.
- Ariane Hermans, Gérard Silvestre, Julie Vanhalewyn, le groupe « accès aux soins » d’Altéo

Le rôle de l’accompagnant

La médecine contemporaine repose sur un modèle de patient standard : capable de comprendre, attendre, coopérer et se conformer. Or, pour de nombreuses personnes en situation de handicap, cette norme devient une épreuve supplémentaire, parfois plus douloureuse que le soin lui-même.
- Julien Baskens

Handicap : de quoi parle-t-on exactement ?

Il est toujours compliqué de définir le handicap, chaque personne présentant ses particularités propres, ses forces et ses difficultés. Plus qu’une catégorie, le handicap est avant tout une expérience qui fait partie de la condition humaine.
- Justine Dehon

Le validisme, outil de politisation du handicap

Le validisme, en mettant en avant le vécu d’une oppression, est devenu aujourd’hui un concept central dans certaines constructions militantes contemporaines.
- Adrien Primerano

Actualités 114

Sous sédation

Dans son livre Sedated. How modern capitalism created our mental health crisis1, James Davies analyse les liens étroits entre politique libérale et santé mentale.
- Dr André Crismer

Ensemble, pédaler pour garder la forme

Rouler à vélo, ça ne s’oublie pas… et ça s’apprend à tout âge. La maison médicale d’Angleur organise régulièrement des ateliers collectifs de (re)mise en selle, des moments qui favorisent la pratique sportive et les liens sociaux.
- Pascale Meunier

Jean-Pascal Labille : « Nous voulons une société qui protège, une société solidaire qui ne laisse personne au bord du chemin »

En ces jours où les mutualités essuient les attaques des partis politiques de droite et où le gouvernement Arizona entend les responsabiliser dans la remise au travail des malades de longue durée, Jean-Pascal Labille, secrétaire général de Solidaris (mutualité socialiste), rappelle leur rôle prépondérant dans le jeu de la démocratie et de la solidarité.
- Alexis Filipucci, Pascale Meunier

Tout est (a)politique

Les basculements, transformations et incertitudes qui rythment désormais le quotidien placent la politique partout. « C’est une bonne chose », diront certains. Mais est-ce si sûr ? Car cette « politique » qui sature l’air ambiant est construite comme une scène(…)

- Alexis Filipucci

La santé, cœur battant de la politique communale

La « Santé dans toutes les politiques » est une approche intersectorielle de promotion de la santé à laquelle dix-sept communes bruxelloises prennent aujourd’hui part. Cette approche implique la responsabilité des décideurs dans une meilleure prise en compte des déterminants de la santé et de leur impact dans le développement des politiques communales.
- Vanessa Makola