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Quelle politique salariale en maison médicale ?

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Santé conjuguée n°100 - septembre 2022

Parler de son salaire est plutôt tabou. On n’apprend pas à l’école le montant du salaire minimum légal ni comment décrypter une fiche de paie. Il est même de bon ton de ne pas aborder le sujet avec ses collègues ou lors d’un entretien d’embauche.

Ouvrir la boîte des salaires n’est pas une entreprise évidente, mais peut être salutaire. Elle advient souvent quand un enjeu matériel se pose comme la recherche d’un équilibre budgétaire ou l’introduction d’une nouvelle grille barémique. L’implémentation de la grille de l’Institut de classification de fonctions (IFIC) à 100 % en juillet 2021 a été l’occasion dans certaines équipes de maisons médicales ou groupes sectoriels de se lancer dans cette aventure (voir encadré).

L’égalité salariale, point de départ

Le monde des maisons médicales a une histoire particulière autour du salaire. Marqués par des idéaux de Mai 68 et d’autogestion, les pionniers et pionnières appliquent l’égalité salariale pour deux raisons principales : d’une part, la reconnaissance et la mise en pratique de l’égale dignité et nécessité de chaque fonction au sein de l’équipe et, d’autre part, la volonté de susciter l’investissement et l’appropriation du projet par chaque travailleur, quelles que soient ses compétences [1]. L’égalité salariale fait aussi partie des réflexions plus théoriques du Groupe d’étude pour une réforme de la médecine (GERM) qui, sous la plume de la sociologue Monique Van Dormael, note en 1981 que « les fortes différences de revenus des différents membres de l’équipe selon leur qualification entérinent […] les représentations de valeurs différentes attachées au travail de chacun » [2].

Depuis, la mise en œuvre de l’égalité salariale s’est heurtée à divers obstacles (augmentation de la taille des équipes, perception d’un manque de reconnaissance des compétences spécifiques à certaines professions, déséquilibre d’investissement…). Depuis l’introduction de la barémisation IFIC, l’application de l’égalité salariale stricte n’est plus praticable en maison médicale. Certaines maisons médicales restent néanmoins très attachées au principe et limitent radicalement les écarts salariaux entre les différentes fonctions. D’autres sont moins imprégnées de ces expérimentations, n’ayant pas ou peu accès à ces éléments de la genèse du mouvement. Cependant, partout, le sujet de la politique salariale continue d’être interrogé.

Qu’est-ce que l’IFIC ?

Créé en 2002 par les interlocuteurs sociaux du secteur de la santé, l’Institut de classification de fonctions (IFIC asbl) a développé une méthodologie permettant d’établir des descriptions et des classifications de fonctions. Sa mission consiste à « accompagne[r] le développement et l’implémentation de nouvelles classifications de fonctions sectorielles et analytiques, qui forment la base de nouveaux modèles de rémunération, dans les secteurs non marchands, spécifiquement dans les secteurs des soins de santé » [3].

Chaque projet d’implémentation d’une nouvelle classification de fonctions est géré paritairement par les syndicats et fédérations patronales du secteur concerné. Il commence par l’inventaire, la sélection et la description des fonctions. S’ensuit un travail de pondération fondé sur six critères : la connaissance et le savoir-faire, la gestion d’équipe, la communication, la résolution de problèmes, la responsabilité et les facteurs d’environnement qui aggravent ou rendent potentiellement dangereux l’exercice de la fonction (le port de charges lourdes, par exemple). Le résultat de cette pondération détermine la position de chaque fonction dans une nouvelle échelle de classement et se traduit sous la forme d’une structure barémique et salariale adaptée. Il en résulte une harmonisation des fonctions et une revalorisation de certaines d’entre elles. « Une simulation salariale individuelle est envoyée [à chaque employé] et il est possible de choisir d’entrer dans le nouveau système ou non. Celles et ceux qui décident de garder leur ancien barème vont continuer à évoluer dans celui-ci », explique Lauriane Sable, la directrice de l’asbl IFIC [4]. L’implémentation d’une nouvelle classification pose dès lors des questions complexes telles que la présence dans une équipe de personnes remplissant la même fonction, mais percevant des salaires différents ou encore le constat d’un renforcement de la négociation individuelle de son salaire au détriment d’une approche collective.

Questionner les représentations

À la suite d’interpellations de travailleurs de maisons médicales, nous avons questionné avec eux les représentations qui fondent la détermination des salaires et exploré des pistes de discussions collectives autour de ces enjeux.

Pour limiter les affrontements interpersonnels, nous avons entamé la discussion par un exercice de devinettes collectif. Nous avons invité les participants à former un cercle et à piocher une étiquette sur laquelle figure une profession/fonction existant en maison médicale ou non. Chacun est alors invité à réfléchir à des revendications salariales que pourrait porter son personnage. L’enjeu est ensuite de faire découvrir aux autres participants quelle profession l’on incarne en posant ses revendications. L’exercice est plus ou moins difficile pour les protagonistes : parfois ils n’ont qu’une idée très vague, voire aucune, du salaire ou des conditions de travail de la fonction à incarner ; parfois, manier le registre de la revendication est une nouveauté. Cette étape en dit long sur nos représentations : le trader est confondu avec l’influenceuse ; la travailleuse dans le système des titres-services aurait choisi délibérément de ne pas faire d’études ; le coiffeur gagnerait bien sa vie ; les institutrices maternelles aussi et auraient en plus beaucoup de congés… Quand tous les participants ont joué, il s’agit de repérer des critères « traditionnellement » employés pour justifier les écarts de salaire à partir des arguments qu’ils ont mobilisés. Certains citent le diplôme, le degré d’engagement du salarié qui peut passer par un intéressement aux résultats de l’entreprise, les risques professionnels, la pénibilité des tâches, la rareté du profil…

Donner des clés de lecture

Ensuite, les participants sont invités à prendre connaissance de deux théories économiques sur lesquelles s’appuient souvent les justifications salariales : la théorie du capital humain et la théorie du salaire d’efficience.

Initiée par l’économiste américain Gary Becker dans son ouvrage Human Capital (1964), la théorie du capital humain considère que chaque individu possède un capital propre défini comme « l’ensemble des capacités productives [qu’il] acquiert par accumulation de connaissances générales ou spécifiques, de savoir-faire, etc. » [5]. Ce capital s’accumule grâce à des dons personnels et à un investissement (en temps, en moyens financiers, en efforts…) dans la formation. Selon cette approche, les différences de salaire sont liées aux différences de productivité et rétribuent des différences de compétences que l’on acquiert tout au long de la vie. « Le salaire repose donc, en partie, sur le développement du capital humain du travailleur, explique la sociologue Violaine Wathelet dans une analyse des inégalités salariales. Plus il aura de compétences, de savoirs, d’expériences liées au secteur d’activités dans lequel il exerce et meilleures elles seront, plus son salaire sera élevé » [6]. « Comme l’acquisition de compétences suppose un coût, les différences de salaire permettent d’inciter les individus à supporter ce coût », ajoute l’économiste Pierre Cahuc [7]. Cette théorie conçoit donc le salaire comme le rendement du capital humain permettant de compenser les coûts de l’investissement de départ dans l’éducation.

La théorie du salaire d’efficience postule quant à elle que les employeurs ont tout intérêt à proposer des salaires plus élevés que leurs concurrents afin de favoriser l’augmentation de la productivité du travail. D’après P. Cahuc, ce vaste corpus théorique comporte plusieurs courants. Le plus populaire d’entre eux repose sur la mise en œuvre d’un mécanisme incitatif afin de stimuler l’effort des salariés. Un deuxième courant part du principe que la pratique d’une politique de « hauts salaires » permet d’attirer les meilleurs candidats dans une entreprise. Une troisième approche repose sur la croyance qu’une rémunération relativement élevée permet de limiter la rotation du personnel et le coût qu’elle occasionne (coût d’embauche, de formation…).

Briser le tabou

À travers cette mise en situation et ces lectures théoriques, les participants sont invités à considérer trois éléments. Le premier concerne les représentations stéréotypées et parfois peu documentées que nous pouvons avoir à propos d’autres métiers. Le second pose la question de ce que nous considérons ou non comme du travail – et donc à salarier –, ce qui ouvre un champ de réflexion sur le travail domestique gratuit ou les stages étudiants non rémunérés. Le troisième concerne l’intériorisation de critères de justification des écarts salariaux sans interroger les modèles idéologiques qui les sous-tendent.

À ce stade, et selon le temps et la motivation du collectif, nous avons poursuivi les réflexions par l’une ou l’ensemble des possibilités suivantes.

Généalogie et décentrement. Que s’est-il passé en 1966 à Herstal en lien avec les salaires ? Nous racontons la lutte des femmes partie de la Fabrique nationale (FN) et leur revendication « À travail égal, salaire égal » [8]. Un combat toujours d’actualité dans d’autres secteurs. Le détour par l’histoire peut aussi s’enrichir d’une comparaison avec d’autres pays : quels salaires pour les soignants en France, aux États-Unis ou dans des expériences sociales à contre-courant comme à Cuba ou au Mexique chez les zapatistes ? [9]

Questionner le sens des mots et les valeurs. Qu’est-ce qui distingue le salaire de la rémunération ? Quels sont les avantages qui ne figurent pas sur la fiche de paie ? Comment ont-ils été choisis ? Qui en bénéficie ? L’idée est de lister les mécanismes (chèques-repas, assurances groupe…) et d’explorer les valeurs qu’ils charrient. Nous invitons les participants à passer ces avantages à la loupe des valeurs de la Fédération des maisons médicales (solidarité, justice sociale…) et d’autres valeurs que le groupe souhaite faire apparaître. Ces rémunérations sont enfin mises en regard de la dimension sociale et collective du salaire. Comment contournent-elles le paiement de cotisations sociales qui alimentent la Sécurité sociale – principale source de financement des métiers du soin ? En quoi renforcent-elles les inégalités au sein de l’équipe ?
Au détour d’une enquête. Un groupe explore minutieusement une fonction ou un métier proposé dans l’exercice des devinettes. Les grandes lignes de l’enquête sont posées collectivement : qu’avons-nous besoin de savoir pour mieux cerner ce qui se joue dans les conditions de travail et de valorisation d’un métier ? Par exemple, combien de personnes exercent cette profession en Belgique ? Quelles sont les grilles barémiques en vigueur ? Quels sont les statuts ? Les personnes sont-elles propriétaires de leur infrastructure de travail ? Quelle est l’histoire de la profession et comment est-elle enseignée ? Quels sont les compétences, savoirs et savoir-faire attendus ? De quel type de protection (représentation syndicale et professionnelle) peut-on bénéficier ? Est-ce une profession en pénurie ? Observe-t-on un haut taux de rotation du personnel ? Quels sont les conditions de travail, la pénibilité et les risques pour la santé ? Quelle répartition des tâches y observe-t-on entre hommes et femmes ? Entre classes sociales ? Cette enquête permet de placer la discussion sur les écarts salariaux dans les équipes dans le contexte plus large de la détermination des échelles de salaire.

Parler des salaires en équipe ouvre un vaste champ de réflexion sur la manière dont sont négociés les écarts salariaux à l’échelle d’un secteur ou d’une entreprise, sur la juste répartition des richesses produites, sur la part du salaire qui est socialisée et qui finance les soins de santé ou les pensions, sur la manière dont sont rebattues les cartes du jeu salarial quand des entreprises recourent à des formes de rémunération alternatives, sur les inégalités salariales entre hommes et femmes… Des méthodes et des outils existent pour ouvrir ce débat et l’ancrer dans une perspective transformatrice du système de santé [10].

[11. M. Boulad, « L’égalité salariale en maisons médicales : toujours d’actualité ? », Santé conjuguée, n° 22, octobre 2002.

[22. M. Van Dormael, « Le centre de santé intégré et les maisons médicales. Jalons pour les soins de santé primaires », Cahiers du Germ, n° 152, décembre 1981, www.maisonmedicale.org.

[36. IFIC, Qu’est-ce que l’IFIC ?, www.if-ic.org.

[47. C. Bordecq, Revalorisation des salaires : l’ASBL IF-IC décrypte les nouvelles classifications de fonctions, MonASBL.be.

[53. S. Fraisse-D’Olimpio, « Les fondements de la théorie du capital humain », Ressources en sciences économiques et sociales, 2009, https://ses.ens-lyon.fr.

[64. V. Wathelet, « Le salaire en tension : limiter pour mieux partager ? », Éconosphères, juin 2018.

[75. P. Cahuc, « Pourquoi y a-t-il des différences de salaires ? », Reflets et perspectives de la vie économique, 2001/1-2 (Tome XL).

[88. J. Gillet, Grève des femmes de la FN Herstal : 50 ans après, le combat continue, Femmes prévoyantes socialistes, 2016.

[99. Centre tricontinental, « Panser la santé mondiale », Alternatives Sud, vol. 29-2022/3.

[1010. L’équipe d’éducation permanente de la Fédération des maisons médicales propose des animations destinées aux équipes qui s’interrogent sur leur politique salariale. Plus d’infos : ep@fmm.be.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°100 - septembre 2022

intro n°100

Parler de la mort, nous ne le faisons jamais de façon neutre. Disons même que sa simple évocation inquiète et peut aller jusqu’à figer notre esprit, un peu comme si la notion de fin de vie(…)

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Soins de santé primaires et approche palliative

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Soins palliatifs et première ligne

Les maisons médicales liégeoises sont à l’origine d’Orphéo, une association de professionnels de première ligne intéressés par la pratique des soins palliatifs. Depuis, l’initiative s’est largement développée…
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Soigner par le récit

Pendant la pandémie de Covid-19, le temps à « l’extérieur » semble s’être arrêté, le confinement a autorisé du temps à « l’intérieur » avec l’appel ou le retour à des activités plus intériorisées. Par exemple, l’écriture. Un événement social a mobilisé un désir d’écriture pour raconter, pour transmettre, avec un besoin aussi, qui arrive en filigrane et peut-être sans que l’on s’en rende compte de suite : celui de donner ou redonner du sens à la vie.
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Lieux de passages…

Ce que l’on appelle avec une très décente pudeur la « fin de vie » est un excellent révélateur de tous les enjeux philosophiques – à la fois éthiques et métaphysiques – de nos sociétés postmodernes.
- Michel Dupuis

Vieillir chez soi : ouvrir les possibles

Quelles alternatives aux maisons de repos ? La réponse est multiple. La variété des publics (âge, degré de dépendance, origine socio-économique et culturelle) et des besoins (de santé et sociaux) impose de diversifier les solutions, de les articuler et de changer notre regard sur le vieillissement.
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Nos patients âgés

Notre maison médicale vieillit, nos patients aussi. Pour notre démarche d’évaluation qualitative (DEQ) 2020-2022 [1], nous avons choisi le thème des personnes âgées. Notre objectif ambitieux et enthousiasmant est d’améliorer la prise en charge de ces patients.
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Un ultime acte de soin

Il y a vingt ans, la Belgique était gérée par un gouvernement fédéral où, pour la première depuis des décennies, les partis estampillés « chrétiens » étaient absents de la coalition. Hasard des circonstances, un débat a alors pu s’entamer sur une question éthique forcément délicate puisque touchant à la vie et à la mort : l’euthanasie.
- Van der Meerschen Benoît

20 années de pratique de l’euthanasie

En avril 2002, après des années de médecine générale à domicile, j’ai eu l’opportunité de m’occuper de la mise en place d’une équipe mobile intrahospitalière d’accompagnement et de soins continus, correspondant aux critères des soins palliatifs. Un mois plus tard, la loi dépénalisant l’euthanasie était votée. Je n’avais jusqu’alors jamais imaginé être confronté à des demandes d’implication active dans ce type de procédure.
- Luc Sauveur

Aux frontières de la vie et de la mort

Maladie, accident, lésion cérébrale… Que se passe-t-il quand le patient n’est plus en mesure de communiquer ? Quelle est sa qualité de vie ? Les états chroniques d’altération de la conscience sont au cœur des travaux de Steven Laureys, neurologue, directeur de recherches FNRS, professeur et responsable du Centre du cerveau du CHU de Liège.
- Pascale Meunier, Steven Laureys

L’imprévisibilité du suicide

L’idéation suicidaire est un symptôme fréquent et somme toute assez banal. Le passage à l’acte suicidaire en revanche l’est nettement moins [1]. Pour éviter qu’un tel extrême ne survienne, il est indispensable que la pensée de suicide soit entendue avec le plus grand soin et discutée sans banalité.
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Rites et deuils en temps de Covid

Bien qu’ils évoluent avec le temps et les cultures, les rites funéraires sont pratiqués par tous les êtres humains depuis environ 100 000 ans. Les conditions d’empêchement sont rares et l’effet de leur privation sur le deuil, bien que supposé évident, est inconnu. La période de pandémie et de restrictions des pratiques funéraires nous a permis d’étudier les effets de leur absence chez les personnes endeuillées et de mieux comprendre le rôle qu’ils jouent dans le processus de deuil lorsqu’ils peuvent être réalisés.
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La fin de vie au début de la vie

« Dès qu’un humain vient à la vie, il est assez vieux pour mourir » [1]. Aussi évidente que soit la chose, la rappeler peut avoir du sens tant nous oublions généralement de considérer que les questions relatives à la fin de vie se posent aussi lorsque celle-ci vient à peine de commencer.
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De la mort, nous ne savons rien

La mort est une expérience dont nous ne savons rien sinon qu’elle existe en premier pour les autres qui nous indiquent que c’est aussi notre chemin à venir et que notre tour viendra toujours assez tôt. « Les morts ne demandent pas de les pleurer, déclarait le Président Mitterrand, mais de les continuer » [1].
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Actualités n°100

Edito n°100

La cloche a sonné. En cours de géographie, nous apprenons que nous venons de vivre l’été le plus chaud enregistré par les météorologues depuis cinq cents ans et que ces vagues de sécheresse seront bien plus(…)

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Jean-Marc Nollet : « Soigner notre environnement, c’est préserver notre santé »

Le co-président d’Ecolo vient de publier un ouvrage : Conquêtes [1], dans lequel il se livre à une analyse scrupuleuse des dysfonctionnements qui mènent à l’urgence climatique que nous sommes en train de vivre. Il déploie également des pistes d’actions politiques, économiques et citoyennes pour maintenir une planète vivable.
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Se soigner coûte cher et, faute de moyens, dans certaines familles la santé passe après le reste… Le premier salon de la santé et du social, qui s’est tenu le 23 juin à la Maison de la participation et des associations de Marchienne-au-Pont, a porté cette précarité au cœur des débats. Deux conférences ponctuées de moments d’échanges étaient au programme, en voici quelques moments choisis.
- Agence Alter