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L’enterrement des illusions


Santé conjuguée n°103 - juin 2023

On aurait pu croire que rien ne changerait jamais dans la capacité à encaisser des infirmières. Éduquées à s’oublier au profit des autres, à « laisser leur vie au vestiaire » instrumentalisées dans une soumission digne des armées ou des congrégations religieuses, d’où elles viennent historiquement, aveuglées par un devoir de réserve dans lequel on englobe tout et son contraire, rien ne semblait pouvoir affecter cette main-d’œuvre courageuse et surtout silencieuse… Dans le monde d’avant, on appelait ça la vocation…

Pourtant, dans l’ombre des salles de soins, au cœur de la nuit hospitalière, j’ai vu se dégrader cette motivation qu’on croyait acquise, j’ai vu baisser le moral des infirmières, se développer la peur de mal faire ! À compter des années 2000, j’entendais des réflexions comme : « Je ne me sens plus en sécurité avec toutes ces normes, j’ai peur de faire des erreurs, je voudrais devenir aide-soignante… » Cette peur, engendrée par la prise de conscience de leur responsabilité individuelle alors qu’elles se pensaient jusque-là protégées par leurs institutions, a révélé le début de la fin de la notion d’équipe à la faveur de la mise en route d’une espèce de taylorisation des tâches, de la sectorisation des soins, de la traçabilité auxquelles elles ont parfois contribué sans imaginer qu’elles pourraient s’y opposer, espérant toujours « optimiser » la qualité de leurs soins. Si ces évolutions pouvaient effectivement présenter quelques avantages, le manque d’esprit critique, quasi pathologique, de cette profession les a empêchées de voir ce qui se profilait derrière ces nouveaux outils.
La volonté des décideurs de rationaliser les soins est un doux euphémisme pour instaurer discrètement le rationnement qu’on voit se profiler aujourd’hui sous prétexte de pénurie. Cette pénurie, que les administrateurs et les médecins déplorent après l’avoir organisée, au moins pour la formation des médecins avec le numerus clausus, apparait providentielle pour justifier la dégradation des conditions de travail et des conditions de soins. Elle ne date cependant pas d’hier puisque je l’ai toujours entendue évoquée comme justifiant tout ce à quoi nous devions renoncer sans que jamais les directions des soins ou des hôpitaux ne semblent se remettre en cause ni imaginer que bien d’autres facteurs interviennent dans la fidélisation des infirmières.

« Le plus beau métier du monde »

En 2000, alors qu’on me questionnait sur la pénurie, j’interrogeais déjà les raisons pour lesquelles, en France, 50 000 infirmières formées ne travaillaient pas dans les soins ni aucun autre service social… Aujourd’hui c’est 250 000 qui ont « lâché l’affaire » et pas seulement les infirmières puisque les médecins les suivent en masse, désabusés, laissant des services exsangues fermer faute d’infirmières pour les faire tourner. Les instituts de formation, malgré des portes largement ouvertes, n’arrivent pas à recruter suffisamment et perdent en route presque un tiers des effectifs avant la fin des études, et ce dès la première année, sans compter celles qui, à peine le diplôme obtenu, refusent d’exercer dans les conditions de dégradation des lieux de soin. En cause, nous dit-on, l’absence d’entretien préalable qui laisserait passer des candidatures de personnes totalement inadaptées au métier… Certes… Mais qui a décidé de laisser ces personnes « inadaptées » s’inscrire dans une formation aussi particulière ? Pourquoi ceux qui décident n’ont-ils apparemment aucune conscience des conditions d’exercice minimales de ces métiers qui engagent autant la personne pour qu’elle puisse réaliser des soins sans se détruire elle-même ?
Qu’est-ce qui a fait passer « le plus beau métier du monde » qui faisait rêver les petites filles et satisfaisait les grandes malgré ses évidentes difficultés, à ce travail décrié, ingrat, mal payé (ça, il l’a toujours été) qu’elles désavouent en masse aujourd’hui ? Il a fallu leur en faire pour qu’elles le quittent, elles qui n’ont jamais faibli durant ces dernières décennies, quoi qu’il leur en coûte ! Il suffit de les observer, de les écouter, mais pour cela il faut avoir l’oreille bien exercée et entendre au-delà des mots ce qu’elles-mêmes sont incapables de dire clairement, car les infirmières partagent un « handicap » sérieux : elles refusent de regarder au-delà de leur quotidien et s’aveuglent volontiers sur les causes surtout lorsqu’elles ont laissé faire…

Le commencement de la fin

Nul ne saurait ignorer que les conditions de travail à l’hôpital, après s’être considérablement améliorées au cours des années 1970-1980, se sont de nouveau dégradées, mais dans un tout autre registre. En effet, j’aime à rappeler les conditions dans lesquelles j’ai moi-même étudié puis exercé mon métier, juste avant 1968, dans un hôpital de l’Assistance publique de Paris, dans un service de réanimation chirurgicale cardio-pulmonaire où nous travaillions six nuits de huit heures par semaine. Un seul jour de repos et quelques jours fériés, jamais consécutifs, des vacances imposées aux débutantes en dehors de l’été, un encadrement plus surveillant qu’accompagnant, au mieux indifférent, au pire malveillant, étayaient notre quotidien… Je n’étais pas la seule dans ce cas, nous étions tous à peu près logés à la même enseigne et pourtant… Nous étions fidèles au poste, fières de notre métier et ne protestions jamais contre les nombreux abus de l’encadrement et, au-delà, du système qui profitait de notre bonne volonté et surtout de notre naïveté. Je n’en ferai certes pas un modèle et je l’ai combattu dès que j’ai pris la mesure de cette incroyable soumission qui nous faisait nous taire quand bien même nous avions raison. Si je le rappelle aujourd’hui, c’est parce qu’il ne reste pas beaucoup d’infirmières de cette époque pour témoigner d’une évolution qui les a broyées sur son passage dans le silence coupable de la profession tout entière, voire, hélas quelquefois avec l’assentiment de son encadrement et ses élites autoproclamées.
La condition subalterne des infirmières est sans doute une des raisons pour lesquelles elles sont considérées comme quantité négligeable, mais à trop négliger, on finit par perdre même cette quantité.
Depuis 1968, on a considérablement étoffé les effectifs, l’évolution technique des matériels de soin a été colossale, en particulier le passage au tout jetable qui a allégé et facilité le travail des infirmières tout en les contraignant à aller toujours plus vite. Là encore, il faut rappeler le travail fastidieux du nettoyage du matériel, seringues, aiguilles, sondes diverses et variées, le découpage puis le pliage des compresses et autres pansements avant leur stérilisation qui se faisaient la nuit, mais qui permettait parallèlement les échanges informels autour des patients, le partage de réflexions sur le métier, les rigolades qui permettaient de tenir. Tout cela a disparu. Évidemment, cette évolution a considérablement augmenté le coût des soins, car on s’est mis à jeter avec autant d’enthousiasme qu’on en mettait à économiser les compresses… Quand nous avions le malheur de casser une seringue, il fallait ramener les débris pour en avoir une autre… Le discours culpabilisant ne tarda pas à se développer avec la publication de nos dépenses comme si nous étions les comptables du matériel. Comme le discours officiel était déjà de réduire les budgets de la santé, il fallait donc vite trouver d’autres variables d’ajustement. C’est là où les gestionnaires du personnel, dont les salaires représentent le plus gros budget de l’hôpital, ont surfé sur la tentation de réduire les droits par tous les moyens. Tout est devenu prétexte à rogner, du non-remplacement des arrêts maladie, des petites absences, de certains congés à la stagnation des salaires qui a paupérisé les infirmières et rendu leurs conditions d’exercice de plus en plus difficiles, la moindre niche de confort a été détruite en même temps que les rares chevauchements d’équipes qui permettaient d’échanger sur le travail et les patients. L’instauration de la notion de polyvalence des infirmières, avec la complicité de leur encadrement qui y voyait une amélioration de ses difficultés à remplir certains plannings, a permis de les déplacer sans cesse d’un service à l’autre, les a perturbées professionnellement en leur faisant perdre l’assurance et la compétence que développe la stabilisation dans une spécialité à l’abri du soutien d’une équipe stable.

Le coup de grâce

On peut difficilement mesurer combien cette profession a subi de dommages à tous les niveaux au cours des dernières décennies sans qu’aucun bénéfice ne vienne combler ce déficit d’estime de soi que confère une maltraitance quotidienne insidieuse et banalisée. La cerise sur le gâteau, c’est que tous ces inconvénients majeurs de leur exercice ont eu un impact considérable sur le sens que ces professionnelles accordaient à leurs missions, à la relation soignante qui était leur seul vrai bénéfice et qui a de plus en plus de mal à exister dans ce monde où tout va de plus en plus vite et où elles n’ont plus le temps d’établir un contact qui permette de rencontrer l’autre dans sa vulnérabilité. On peut sans exagérer dire que les infirmières ont perdu le sens de leur métier et que c’est l’élément majeur de leur désertion.
Quand le Covid est venu brièvement réenchanter l’hôpital, un souffle nouveau s’est levé… Car aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ce ne fut pas seulement un grand moment de bravoure, propre à ces métiers qui affrontent parfois l’indicible, mais surtout un moment où toute la pesanteur du système s’étant brutalement levée faute d’être capable de sortir des protocoles, le pouvoir d’agir est retombé dans les mains de ceux qui n’ont d’autre choix que faire face. Toute la créativité dont sont capables les individus et leurs collectifs proches s’est alors déployée avec une efficacité comme on n’en avait même plus le souvenir. Une ambiance solidaire a été restaurée, chacun ayant à cœur de collaborer au travail collectif, au service des patients, réinventant ce qui manquait, improvisant, transformant ici, construisant là, par exemple des parois d’isolement, avec les moyens du bord… Et je ne parle pas des relations entre les services habituellement fermés sur eux-mêmes qui se sont retrouvés contraints de collaborer, dans un somptueux remue-ménage qui a rebattu des cartes qui semblaient définitivement classées. Tout ça, certes, sur un fond de bonne et intense fatigue… Mais quel souffle inespéré !
Le coup de grâce a été porté par le retour du boisseau du pouvoir qui, après avoir encouragé des applaudissements faciles et que pour ma part j’ai trouvé plutôt suspects, s’est empressé de remettre de l’ordre dans le travail des soignants. Ainsi, ce qui avait redonné un peu d’espoir aux infirmières, entre autres, s’est tari à peine esquissé ; les mêmes qui applaudissaient se sont mis à déboulonner les idoles d’hier, et je ne me prononcerai pas sur celles qui ont refusé de se faire vacciner et qui l’ont payé au prix fort.
Une fois établi le fait que l’évolution sociétale délétère joue un rôle considérable dans le délabrement des services publics, il n’est pas difficile de comprendre la désaffection des infirmières ainsi que celle des médecins. Il est moins facile d’accepter que ceux qui ont le pouvoir puissent persister dans une politique aussi dévastatrice du bien public et faire semblant de s’étonner du marasme actuel dont l’actualité nous montre chaque jour l’absurdité et l’étendue.
Ainsi, comment une infirmière, dont la motivation est basée sur des valeurs altruistes et une empathie incontournable à l’égard de ses concitoyens, pourrait-elle se retrouver dans un monde qui fonctionne sur des valeurs plutôt cotées en bourse, ou sur le non-sens des paillettes pour endormir les consciences. À l’évidence, dans ce contexte, l’équilibre des comptes n’est plus possible. Les lignes de fracture, apparues entre ce qui détermine le bien-être de l’individu, a fortiori quand il est souffrant, et ce qui compte désormais pour les institutions dont l’objectif est tourné vers le profit, ne sont pas en passe de se réduire.
Or, le mal-être qui se développe, à tous les niveaux de la société, risque d’aggraver une situation des soins déjà très préoccupante. Comment en effet obtenir un nombre suffisant d’infirmières capables de faire face à la marée de souffrance humaine qui s’annonce, alors qu’elles fuient en masse ? C’est une question d’urgence vitale. Le tonneau des Danaïdes n’est pas près d’être rempli…

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°103 - juin 2023

Introduction n°103

Pénurie de médecins généralistes, infirmiers et infirmières qui rendent leur tablier… Les métiers du soin et en particulier en première ligne attirent moins. Pourquoi ? Mauvaises conditions de travail ? Surcharge ? Manque de reconnaissance ? Épuisement post-Covid ? Ce dossier(…)

- Valérie Hubens

Un manque généralisé

De nombreuses professions de la santé et de l’aide aux personnes sont dans une situation de tension de recrutement qui les amène à limiter la qualité ou la quantité de l’offre de soins ou d’aide sociale à la population.
- Hellendorff Yves

Chronique d’une pénurie annoncée

Un tiers des habitants de Bruxelles n’a pas de médecin de famille. Près d’un médecin sur trois a entre 55 et 64 ans. Le nombre de médecins de 65 ans et plus, encore actifs, est presque aussi important que le nombre des médecins de 45 à 54 ans. Ce qui signifie que beaucoup d’entre eux partiront à la retraite au cours des dix prochaines années. Quelle sera la situation de la première ligne bruxelloise dans dix ans ? Et en Wallonie où sévit le même phénomène ? Quelle menace pour la première ligne essentielle comme premier échelon dans l’organisation des soins de santé ?
- Dr Anne Gillet-Verhaegen

New Deal pour la médecine générale, New Deal pour les maisons médicales ?

Le déséquilibre entre la demande et l’offre impose de revoir le modèle organisationnel de la médecine générale. C’est dans ce contexte que le ministre fédéral de la Santé a lancé en juin 2022 le New Deal pour la médecine générale. Plusieurs chantiers pour répondre à des questions telles que la surcharge administrative, la planification des ressources humaines, l’organisation de la permanence de soins et une réflexion sur un nouveau modèle organisationnel et de financement permettant à la médecine générale d’affronter les défis à venir que sont, entre autres, le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques.
- Dr Hubert Jamart, Dr Jean-Luc Belche

Le forfait, un attrait pour les généralistes ?

Roger van Cutsem, médecin de famille à la maison médicale de Ransart, a travaillé durant dix-sept ans à l’acte avant d’opter en 2008 avec son équipe pour le financement forfaitaire. Il analyse les intérêts et les faiblesses de ce dernier dans le contexte de la pénurie.
- Pascale Meunier, Roger van Cutsem

La métamorphose de la médecine générale

La médecine générale de papa (mâle, solitaire, aiguë, rapide, juteuse…) est morte. La générale de demain (féminine, groupée, chronique, lente, modeste…) est à nos portes.
- Dr Pierre Drielsma

Pratique diversifiée en médecine générale : menace ou opportunité ?

En 2013, en Belgique, des médecins ont risqué de perdre leur agrément sous prétexte qu’ils n’exerçaient plus la médecine générale omnipraticienne à titre principal et qu’ils ne participaient pas à la garde[efn_note] « APPEL : Pour une diversité des pratiques médicales responsables », Fedito bxl, 14 mai 2013, https://feditobxl.be. [/efn_note]. Il s’agissait de généralistes engagés à temps plein dans les centres de planning familial, dans les centres pour usagers de drogues et à l’ONE, entre autres. Le GBO/Cartel a pris leur défense, convaincu qu’avec ces pratiques parfois appelées « de niches », ils avaient un rôle très important à jouer au sein de la première ligne de soins ensemble avec les « omnipraticiens » à temps plein.
- De Munck Paul

Le social-santé et ses métiers flous

Les métiers de la santé constituent ce que l’on peut appeler une « écologie professionnelle » soit, pour paraphraser Andrew Abbott[efn_note] A. Abbott, The system of professions, University of Chicago Press, 1988. [/efn_note] un ensemble de groupes professionnels en interaction au sein d’un champ d’action déterminé : la santé[efn_note]A. Abbott, « Écologies liées : à propos du système des professions », in Menger, P. (Ed.), Les professions et leurs sociologies : Modèles théoriques, catégorisations, évolutions. Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2003. [/efn_note]. Aides-soignantes, médecins, kinésithérapeutes, psychologues, ostéopathes, infirmières, pharmaciens, ergothérapeutes, etc. collaborent au quotidien, mais aussi à une échelle plus systémique pour produire du care.
- Céline Mahieu

La nage à contre-courant

Que signifie être infirmier ou être infirmière ? Est-ce le lieu de pratique, le port de l’uniforme qui garantit cette identité professionnelle ? Ces questions n’ont eu de cesse d’accompagner mon parcours en santé communautaire.
- Audrey Maigre

Des CPAS sans AS…

Les postes vacants sont nombreux et les candidatures sont rares. Crise de vocation ? Pénibilité du travail ? Les centres publics d’action sociale (CPAS) peinent à recruter des assistantes et assistants sociaux (AS) alors que le nombre de dossiers à traiter ne cesse de croitre. Une difficulté de plus pour les personnes qui s’adressent à ce dernier filet de l’aide sociale… Alain Vaessen, directeur général de la Fédération des CPAS wallons, analyse les différents points de tension qui traversent le secteur.
- Pascale Meunier

Pénurie, quelle pénurie ?

« Pénurie de solutions pour pénurie de médecins », « Le personnel soignant est en train de crever ». Dans les médias comme dans le champ politique, la pénurie de soignants est sur toutes les langues. Si le concept même de pénurie est plus complexe qu’il n’y parait, les solutions à y apporter semblent, elles aussi, prendre des contours variés.
- Marinette Mormont

L’enterrement des illusions

On aurait pu croire que rien ne changerait jamais dans la capacité à encaisser des infirmières. Éduquées à s’oublier au profit des autres, à « laisser leur vie au vestiaire » instrumentalisées dans une soumission digne des armées ou des congrégations religieuses, d’où elles viennent historiquement, aveuglées par un devoir de réserve dans lequel on englobe tout et son contraire, rien ne semblait pouvoir affecter cette main-d’œuvre courageuse et surtout silencieuse… Dans le monde d’avant, on appelait ça la vocation…
- Anne Perraut-Soliveres

Marchandisation et conflits éthiques en MRS

De quelle manière les logiques marchandes et les diktats du chiffre qui se diffusent se répercutent-ils sur les pratiques professionnelles et sur la santé au travail dans le secteur des maisons de repos et de soins (MR et MRS) ? Les phénomènes comme le burn-out, la dépression, les troubles musculosquelettiques impactent de nombreuses équipes sur le terrain. Mais comme ces atteintes à la santé s’expriment au niveau individuel et à des moments différents, il est souvent difficile de faire le lien avec les contextes de travail.
- Rachel Carton

Actualités n°103

Edgar Szoc : « L’État de droit est une condition nécessaire, mais pas suffisante de la démocratie »

Le président de la Ligue des droits humains ne cache pas son indignation devant la position de l’État belge face aux décisions de justice à son encontre.
- Fanny Dubois, Pascale Meunier

Démocratie en danger

Des huissiers envoyés aux portes des supermarchés Delhaize pour empêcher les travailleurs des piquets de grève de défendre leurs droits. Des responsables politiques qui discutent une mesure visant à renforcer le contrôle dans les manifestations publiques.(…)

- Fanny Dubois

Vers un nouveau modèle de l’aide à domicile

Dans les quartiers défavorisés bruxellois, les seniors font peu appel aux services d’aide et de soins à domicile, risquant leur santé et le surmenage de leur entourage. Un consortium de recherche incluant une maison médicale et les seniors eux-mêmes s’est intéressé au phénomène.
- Alexis Creten, Héloïse Nève

Prévenir les violences gynécologiques et obstétricales

Tout au long de leur vie, les femmes et les personnes ayant un utérus ou une vulve sont encouragées à consulter des professionnels de santé qui surveillent et examinent leur corps et leur sexualité. Au cours de ces visites, des propos inappropriés et des actes médicaux injustifiés ou non consentis peuvent se produire. Depuis plusieurs années, les voix de femmes, de personnes transgenres et de personnes intersexes s’élèvent pour dénoncer ces pratiques abusives.
- Pauline Gillard

Pour un système de santé plus inclusif

Comment améliorer l’accès aux soins pour les personnes en situation de handicap intellectuel ? Signataire de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2009, la Belgique peine à garantir un accès équitable aux bénéfices de la société aux personnes en situation de handicap intellectuel, y compris en matière de santé.
- Marie Dauvrin