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Des CPAS sans AS…


Santé conjuguée n°103 - juin 2023

Les postes vacants sont nombreux et les candidatures sont rares. Crise de vocation ? Pénibilité du travail ? Les centres publics d’action sociale (CPAS) peinent à recruter des assistantes et assistants sociaux (AS) alors que le nombre de dossiers à traiter ne cesse de croitre. Une difficulté de plus pour les personnes qui s’adressent à ce dernier filet de l’aide sociale… Alain Vaessen, directeur général de la Fédération des CPAS wallons, analyse les différents points de tension qui traversent le secteur.

Les demandes augmentent et le personnel manque pour y répondre.  La situation est tendue dans les CPAS wallons. Pour quelles raisons ?

A. V. : Quelques chiffres assez révélateurs pour commencer : depuis quinze ans, nous avons ni plus ni moins doublé le nombre de dossiers que nous traitons, avec une augmentation de la masse salariale d’environ 2 %. En disant cela, beaucoup de choses sont dites… Le nombre de revenus d’intégration a fortement augmenté et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Ce qui est préoccupant, c’est tout le reste : les aides sociales complémentaires que nous proposons à une série de publics qui ne sont plus des publics que les CPAS ont toujours connus – les personnes sans abri, sans études, sans famille… – bien que le nombre de ces profils ait aussi augmenté. Elles concernent aujourd’hui les indépendants (depuis la crise du Covid), les étudiants (nous sommes passés de 15 000 à 24 000 étudiants en sept ou huit ans) et les personnes en situation de monoparentalité, par exemple.

Les crises successives et la crise énergétique notamment contribuent à faire chuter des ménages qui étaient déjà sur le fil…

On dit souvent qu’une crise chasse l’autre. En fait, non. Dans les CPAS, elles se superposent. Nous avons effectivement commencé par gérer les conséquences sociales de la crise sanitaire et puis cela a continué avec les inondations. Même si elles étaient concentrées dans certaines zones, cela a été vertigineux. Et la crise ukrainienne évidemment : 80 % des Ukrainiens qui ont rejoint notre territoire avec le statut de protection temporaire sont arrivés dans les CPAS, cela concerne quelque 45 000 personnes. Puis la crise du pouvoir d’achat et la crise énergétique… Tout cela se cumule, nous sommes dans une sédimentation malheureuse.

Les moyens font défaut et le recrutement est difficile ?

Nous vivons un peu les deux. Nous avons effectivement reçu des budgets pour le recrutement et c’est l’occasion de saluer les efforts qui ont été faits par le fédéral et par la Région. Nous avons reçu une enveloppe de 20 millions d’euros pour 250 équivalents temps plein, ce que l’on appelle le « subside Collignon », le ministre wallon des Pouvoirs locaux, pour faire face aux conséquences sociales du Covid. Nous avons également reçu un budget pour engager des tuteurs énergie pour faire de la prévention par rapport à la précarité énergétique, nous avons reçu 5 millions pour renforcer le personnel dans les zones inondées et une série d’aides du fédéral dont un pourcentage était consacré aux frais de fonctionnement et de personnel… Nous avons donc été pas mal aidés, mais nous avons subi un phénomène de rattrapage puisque l’augmentation du nombre de dossiers est bien présente depuis des années. Et, par ailleurs, comme nous avons pas mal de difficultés à recruter, une partie de ce budget a été consacré à stabiliser le personnel en place, qui avait des contrats précaires, par exemple. C’était nécessaire, mais cela n’a pas augmenté de façon suffisante le nombre de travailleurs sociaux, en tout cas dans certains CPAS, notamment pour la première ligne.

Comment un CPAS se débrouille-t-il pour assurer ses missions sans suffisamment de personnel ?

Comme il peut ! Les assistants sociaux et les assistantes sociales gèrent de plus en plus de dossiers, cela veut dire qu’ils réduisent de façon forcée le temps qu’ils consacrent aux personnes bénéficiaires. Ils n’ont pas le choix. Autre possibilité, à certains endroits, les délais d’attente ont été rallongés. On essaie de reporter certaines tâches dans le temps. On essaie aussi de simplifier une série de procédures pour rationaliser le temps, mais quand on parle de rationalisation du temps et des procédures, on entre en collision avec l’essence même du travail social qui est justement de prendre du temps avec les personnes et du temps à partir des personnes. Il n’est donc pas toujours souhaitable de trop standardiser les choses et les procédures pour aller vite et augmenter la productivité des travailleurs sociaux. C’est assez antagoniste comme approche, d’ailleurs.

Un CPAS n’est pas l’autre…

Les réalités sont très différentes en fonction de l’endroit où l’on se situe. Pour ne citer que Verviers, une ville qui a énormément souffert des inondations, la situation y est particulièrement dramatique parce qu’elle cumule toutes les crises. Dans certaines zones plus rurales, la situation est moins tendue, bien que cela devienne des exceptions.

Cette pénurie consolidée est nuisible aussi pour le personnel en surcharge et qui fait face à des contraintes peu compatibles avec l’idéal d’un travail social que l’on peut avoir en sortant de l’école…

Avec des effets en cascade ! Quand on fait face à des épuisements professionnels, des burn-out, la charge de travail retombe sur les autres. Nous vivons le triple effet d’une augmentation du nombre de dossiers, de la fatigue du personnel avec un taux d’absence préoccupant par endroits (ce qui rajoute de la charge à ceux qui tiennent encore le coup) et un recrutement compliqué.

C’est un métier qui n’attire plus ?

Nous assimilons ces difficultés de recrutement à plusieurs raisons. La première c’est qu’il y a une certaine forme de pénurie d’assistants sociaux et d’assistantes sociales, en tout cas vu des CPAS. Globalement, 1200 jeunes sortent des écoles sociales chaque année et se retrouvent potentiellement sur le marché de l’emploi. La réserve potentielle de main-d’œuvre est donc importante, mais le CPAS n’attire pas. Le rapport au travail a également changé, de façon plus générale. Soit ces personnes continuent leurs études et font un master, par exemple, soit elles s’orientent vers d’autres branches du social. Il y a ainsi une forte tension entre le potentiel, la réserve de main-d’œuvre qui sort de l’école et le nombre d’assistants sociaux et d’assistantes sociales qui se rendent réellement disponibles pour les CPAS. Autre élément : les CPAS ont un problème d’attractivité et de déficit d’image. Les assistants sociaux et les assistantes sociales sont peut-être a priori davantage séduits par le secteur associatif, par les ONG, par des organisations dites « engagées » plutôt que par une institution qui a une image très administrative et qui est par ailleurs réputée en difficulté. Troisième élément : l’administratif, justement. Le métier est devenu éminemment complexe. On a tellement multiplié les dispositifs, les aides, les subventions que les assistants sociaux et les assistantes sociales sont devenus des ingénieurs sociaux de facto. Quand les AS comprennent ce qui les attend en termes de complexité du métier, on est assez loin de la perception d’une vocation qu’ils peuvent avoir entrant à l’école sociale. Cela se ressent d’ailleurs, déjà, dans les demandes de stages des étudiants en CPAS, qui sont en diminution.

La fonction a aussi pris une dimension de contrôle, antagoniste également de l’accompagnement social…

Oui, il y a aussi une tension dans le cœur même du métier. Les assistants sociaux et les assistantes sociales sont à la fois des accompagnateurs et des contrôleurs et – c’est important de le dire – ils ne font pas cela par plaisir ! Ils appliquent des réglementations, des circulaires qui leur sont imposées à tout niveau de pouvoir au nom d’une politique d’activation des personnes. Ils doivent prendre des postures qui ne sont pas forcément celles qu’ils avaient envisagées au départ et qui sont en tension par rapport au rôle d’accompagnement.

Cela contribue à une lassitude ou à une difficulté du métier ?

Oui et je rajouterais aussi la question du sens. Les injonctions paradoxales, c’est ce qui mène le plus rapidement à la perte de sens et d’une certaine manière à l’épuisement professionnel. En CPAS, on fait parfois le grand écart.

Que mettez-vous en place pour respecter à la fois les bénéficiaires, les AS et la réglementation ?

Nous essayons de nous en préoccuper en actionnant toute une série de leviers, car la problématique est tellement complexe et multifactorielle que nous devons agir sur plusieurs plans à la fois. Nous avons d’ailleurs approuvé en comité directeur un plan d’action pour le travail social et l’attractivité des CPAS. Je ne citerais que quelques chantiers. Nous travaillons avec les écoles sociales sur l’organisation des formations et des stages. Comment améliorer la mise en stage des étudiants et leur formation pour qu’ils soient un peu mieux préparés – et donc moins surpris – quand ils arrivent dans un CPAS ? Nous travaillons avec le ministre Collignon à une réforme du personnel. Avec une question de revalorisation pécuniaire du métier, mais c’est difficile parce que les marges de manœuvre budgétaires sont minimes pour ne pas dire inexistantes. Nous travaillons sur l’image du CPAS et sur les vertus du travail social dans les CPAS. C’est un métier très difficile, en effet, mais très gratifiant. Une campagne de communication est en préparation au niveau fédéral pour redorer le travail social en CPAS. Une réflexion est aussi menée par rapport à l’accès au travail social par le biais des diplômes, mais – c’est crucial – sans dévaloriser le travail social qui demande des compétences techniques importantes. On travaille sur une répartition à la marge de certaines tâches qui incombent actuellement aux AS et qui pourraient pour partie glisser vers la deuxième ligne, plus administrative. Soulager la première ligne sociale grâce à la deuxième ligne plus administrative en quelque sorte, mais cette solution n’est pas miraculeuse, car la ligne administrative souffre également de difficultés de recrutement. Nous avons du mal à recruter partout et à tous les étages en fait : personnel de support, personnel informatique, personnel infirmier aussi vu que les CPAS ont sous leur aile quelque 140 maisons de repos… Sans parler de tout ce que nous essayons de faire en amont pour agir sur le modèle au cœur du réacteur : décomplexifier le travail social, appliquer le principe de confiance dans les inspections à tous niveaux pour que les assistants sociaux et les assistantes sociales ne passent pas leur temps à rendre des comptes dans une série de rapports, etc. C’est tout le chantier de la simplification administrative.

Ce que vivent les CPAS n’est pas très différent de ce que traversent d’autres institutions du care et du maillage social, finalement ?

Nous sommes peut-être de ceux qui souffrent le plus parce que nous sommes résiduaires, nous sommes les derniers. Le CPAS est le dernier filet social. Autrement dit, tout ce qui n’a pas été pris en charge en amont de la chaîne de solidarité arrive chez nous. Mais je pense aussi que toutes les composantes humaines de la chaîne de solidarité en Wallonie et à Bruxelles sont en difficulté.

Peut-être est-il nécessaire d’agir encore plus en amont ?

Ce serait l’idéal. Lutter contre la précarisation, faire en sorte que les personnes n’arrivent jamais au CPAS. Ce sont toutes les mesures structurelles pour éviter que les personnes tombent dans la pauvreté : le relèvement du revenu d’intégration au seuil de pauvreté, la valorisation des bas salaires concomitamment, l’individualisation des droits et la suppression du statut de cohabitant pour que les personnes ne s’appauvrissent pas quand elles s’installent ensemble. C’est aussi l’amélioration de l’accessibilité à tous les droits sociaux… Tout ce qui est en amont de l’amont, qui fait que les CPAS ne devraient même pas exister ! Mais c’est un vœu pieux.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°103 - juin 2023

Introduction n°103

Pénurie de médecins généralistes, infirmiers et infirmières qui rendent leur tablier… Les métiers du soin et en particulier en première ligne attirent moins. Pourquoi ? Mauvaises conditions de travail ? Surcharge ? Manque de reconnaissance ? Épuisement post-Covid ? Ce dossier(…)

- Valérie Hubens

Un manque généralisé

De nombreuses professions de la santé et de l’aide aux personnes sont dans une situation de tension de recrutement qui les amène à limiter la qualité ou la quantité de l’offre de soins ou d’aide sociale à la population.
- Hellendorff Yves

Chronique d’une pénurie annoncée

Un tiers des habitants de Bruxelles n’a pas de médecin de famille. Près d’un médecin sur trois a entre 55 et 64 ans. Le nombre de médecins de 65 ans et plus, encore actifs, est presque aussi important que le nombre des médecins de 45 à 54 ans. Ce qui signifie que beaucoup d’entre eux partiront à la retraite au cours des dix prochaines années. Quelle sera la situation de la première ligne bruxelloise dans dix ans ? Et en Wallonie où sévit le même phénomène ? Quelle menace pour la première ligne essentielle comme premier échelon dans l’organisation des soins de santé ?
- Dr Anne Gillet-Verhaegen

New Deal pour la médecine générale, New Deal pour les maisons médicales ?

Le déséquilibre entre la demande et l’offre impose de revoir le modèle organisationnel de la médecine générale. C’est dans ce contexte que le ministre fédéral de la Santé a lancé en juin 2022 le New Deal pour la médecine générale. Plusieurs chantiers pour répondre à des questions telles que la surcharge administrative, la planification des ressources humaines, l’organisation de la permanence de soins et une réflexion sur un nouveau modèle organisationnel et de financement permettant à la médecine générale d’affronter les défis à venir que sont, entre autres, le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques.
- Dr Hubert Jamart, Dr Jean-Luc Belche

Le forfait, un attrait pour les généralistes ?

Roger van Cutsem, médecin de famille à la maison médicale de Ransart, a travaillé durant dix-sept ans à l’acte avant d’opter en 2008 avec son équipe pour le financement forfaitaire. Il analyse les intérêts et les faiblesses de ce dernier dans le contexte de la pénurie.
- Pascale Meunier, Roger van Cutsem

La métamorphose de la médecine générale

La médecine générale de papa (mâle, solitaire, aiguë, rapide, juteuse…) est morte. La générale de demain (féminine, groupée, chronique, lente, modeste…) est à nos portes.
- Dr Pierre Drielsma

Pratique diversifiée en médecine générale : menace ou opportunité ?

En 2013, en Belgique, des médecins ont risqué de perdre leur agrément sous prétexte qu’ils n’exerçaient plus la médecine générale omnipraticienne à titre principal et qu’ils ne participaient pas à la garde[efn_note] « APPEL : Pour une diversité des pratiques médicales responsables », Fedito bxl, 14 mai 2013, https://feditobxl.be. [/efn_note]. Il s’agissait de généralistes engagés à temps plein dans les centres de planning familial, dans les centres pour usagers de drogues et à l’ONE, entre autres. Le GBO/Cartel a pris leur défense, convaincu qu’avec ces pratiques parfois appelées « de niches », ils avaient un rôle très important à jouer au sein de la première ligne de soins ensemble avec les « omnipraticiens » à temps plein.
- De Munck Paul

Le social-santé et ses métiers flous

Les métiers de la santé constituent ce que l’on peut appeler une « écologie professionnelle » soit, pour paraphraser Andrew Abbott[efn_note] A. Abbott, The system of professions, University of Chicago Press, 1988. [/efn_note] un ensemble de groupes professionnels en interaction au sein d’un champ d’action déterminé : la santé[efn_note]A. Abbott, « Écologies liées : à propos du système des professions », in Menger, P. (Ed.), Les professions et leurs sociologies : Modèles théoriques, catégorisations, évolutions. Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2003. [/efn_note]. Aides-soignantes, médecins, kinésithérapeutes, psychologues, ostéopathes, infirmières, pharmaciens, ergothérapeutes, etc. collaborent au quotidien, mais aussi à une échelle plus systémique pour produire du care.
- Céline Mahieu

La nage à contre-courant

Que signifie être infirmier ou être infirmière ? Est-ce le lieu de pratique, le port de l’uniforme qui garantit cette identité professionnelle ? Ces questions n’ont eu de cesse d’accompagner mon parcours en santé communautaire.
- Audrey Maigre

Des CPAS sans AS…

Les postes vacants sont nombreux et les candidatures sont rares. Crise de vocation ? Pénibilité du travail ? Les centres publics d’action sociale (CPAS) peinent à recruter des assistantes et assistants sociaux (AS) alors que le nombre de dossiers à traiter ne cesse de croitre. Une difficulté de plus pour les personnes qui s’adressent à ce dernier filet de l’aide sociale… Alain Vaessen, directeur général de la Fédération des CPAS wallons, analyse les différents points de tension qui traversent le secteur.
- Pascale Meunier

Pénurie, quelle pénurie ?

« Pénurie de solutions pour pénurie de médecins », « Le personnel soignant est en train de crever ». Dans les médias comme dans le champ politique, la pénurie de soignants est sur toutes les langues. Si le concept même de pénurie est plus complexe qu’il n’y parait, les solutions à y apporter semblent, elles aussi, prendre des contours variés.
- Marinette Mormont

L’enterrement des illusions

On aurait pu croire que rien ne changerait jamais dans la capacité à encaisser des infirmières. Éduquées à s’oublier au profit des autres, à « laisser leur vie au vestiaire » instrumentalisées dans une soumission digne des armées ou des congrégations religieuses, d’où elles viennent historiquement, aveuglées par un devoir de réserve dans lequel on englobe tout et son contraire, rien ne semblait pouvoir affecter cette main-d’œuvre courageuse et surtout silencieuse… Dans le monde d’avant, on appelait ça la vocation…
- Anne Perraut-Soliveres

Marchandisation et conflits éthiques en MRS

De quelle manière les logiques marchandes et les diktats du chiffre qui se diffusent se répercutent-ils sur les pratiques professionnelles et sur la santé au travail dans le secteur des maisons de repos et de soins (MR et MRS) ? Les phénomènes comme le burn-out, la dépression, les troubles musculosquelettiques impactent de nombreuses équipes sur le terrain. Mais comme ces atteintes à la santé s’expriment au niveau individuel et à des moments différents, il est souvent difficile de faire le lien avec les contextes de travail.
- Rachel Carton

Actualités n°103

Edgar Szoc : « L’État de droit est une condition nécessaire, mais pas suffisante de la démocratie »

Le président de la Ligue des droits humains ne cache pas son indignation devant la position de l’État belge face aux décisions de justice à son encontre.
- Fanny Dubois, Pascale Meunier

Démocratie en danger

Des huissiers envoyés aux portes des supermarchés Delhaize pour empêcher les travailleurs des piquets de grève de défendre leurs droits. Des responsables politiques qui discutent une mesure visant à renforcer le contrôle dans les manifestations publiques.(…)

- Fanny Dubois

Vers un nouveau modèle de l’aide à domicile

Dans les quartiers défavorisés bruxellois, les seniors font peu appel aux services d’aide et de soins à domicile, risquant leur santé et le surmenage de leur entourage. Un consortium de recherche incluant une maison médicale et les seniors eux-mêmes s’est intéressé au phénomène.
- Alexis Creten, Héloïse Nève

Prévenir les violences gynécologiques et obstétricales

Tout au long de leur vie, les femmes et les personnes ayant un utérus ou une vulve sont encouragées à consulter des professionnels de santé qui surveillent et examinent leur corps et leur sexualité. Au cours de ces visites, des propos inappropriés et des actes médicaux injustifiés ou non consentis peuvent se produire. Depuis plusieurs années, les voix de femmes, de personnes transgenres et de personnes intersexes s’élèvent pour dénoncer ces pratiques abusives.
- Pauline Gillard

Pour un système de santé plus inclusif

Comment améliorer l’accès aux soins pour les personnes en situation de handicap intellectuel ? Signataire de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2009, la Belgique peine à garantir un accès équitable aux bénéfices de la société aux personnes en situation de handicap intellectuel, y compris en matière de santé.
- Marie Dauvrin