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Impacts du numérique et de l’intelligence artificielle


Santé conjuguée n°112 - septembre 2025

Souvent associé à des mots comme « virtuel » ou « immatériel », le numérique repose sur une infrastructure bien physique, non sans conséquences sur l’environnement. L’intelligence artificielle contribue également aux dégâts.

Le numérique repose sur trois grandes composantes techniques, interconnectées entre elles, appelées les trois tiers : les terminaux utilisateurs, avec lesquels nous interagissons pour accéder aux services numériques (ordinateurs, smartphones, objets connectés, téléviseurs intelligents, etc.) ; les équipements réseau, qui permettent la circulation des données entre les terminaux et les serveurs (wi-fi, 4G/5G, fibre optique, routeurs, câbles sous-marins, etc.) ; et les centres de données, qui sont des infrastructures physiques où les données sont stockées, traitées et analysées via des serveurs et baies de stockage (hébergement des services cloud, sites web, applications, bases de données, etc.).
À chaque avancée technologique dans l’un de ces tiers correspond une accélération des usages numériques, avec des effets domino dans les deux autres. Aujourd’hui, la 5G promet des débits encore plus élevés, une latence réduite et une capacité à connecter des millions d’objets simultanément. Cela ouvre la voie à des usages comme les voitures autonomes, les villes intelligentes ou la télémédecine. Quelques années plus tôt, l’arrivée de la 4G permettait un spectre d’usages aujourd’hui communs, comme le visionnage de vidéos en haute définition dans les transports, alors impensable en 3G. Les innovations côté réseaux mobiles ont eu des impacts sur le renouvellement des smartphones, par exemple.
Face aux grands défis planétaires – changement climatique, raréfaction des ressources, perte de biodiversité – le numérique est souvent perçu comme une solution. Il peut en théorie faciliter des usages plus sobres, des innovations positives ou de nouveaux modes d’organisation, mais le numérique a lui-même des impacts bien réels sur l’environnement, la société et l’économie. Derrière nos écrans et nos usages quotidiens se cachent des impacts encore largement méconnus, car ils sont diffus, invisibles, ou complexes à appréhender.
Nous pouvons scinder les impacts environnementaux du numérique en deux grandes catégories : les impacts liés à la mise en place de l’infrastructure numérique (la production des équipements, leur transport et leur fin de vie), ainsi que les impacts liés à sa phase d’usage (la production électrique et les impacts associés). Tout au long du cycle de vie des équipements numériques, ces impacts sont multiples : émissions de gaz à effet de serre (GES), consommation et appauvrissement de ressources naturelles, consommation d’énergies primaires et finales1, consommation d’eau, pollutions diverses, création de déchets, etc.

Des ordres de grandeur qui diffèrent

Les terminaux utilisateurs représentent plus de la moitié des impacts environnementaux du numérique. Les téléviseurs, par exemple, concentrent à eux seuls 13 % des émissions de gaz à effet de serre et 25 % de l’épuisement des ressources abiotiques (métaux et minéraux) de l’ensemble du numérique mondial.
En moyenne, pour les petits équipements utilisateurs (laptop, tablettes, smartphones, autres), la phase de production représente plus de 75 % de l’impact CO2 sur l’ensemble de leur cycle de vie, soit trois quarts de l’impact carbone avant même leur première utilisation. Le message est donc assez clair : il faut réduire le nombre d’équipements et allonger leur durée de vie2.
À l’inverse, côté équipements réseaux et serveurs, c’est généralement la phase d’usage qui représente la majeure partie de l’impact CO2, dû au fait que ces équipements sont constamment sous tension : à titre d’exemple, un serveur DELL R730 consommera autour de 1500 kWh par an, contre 30 kWh pour un laptop de la même marque3, soit cinquante fois plus lors de la phase d’usage. À elle seule, la consommation électrique des centres est estimée à 506 TWh en 2023, soit à peu près autant que la consommation d’un pays comme l’Allemagne. Aujourd’hui, le numérique représente environ 4 % des émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre et environ 10 % de la consommation électrique.
Nos usages numériques, en constante évolution, ont un impact direct sur la quantité et le renouvellement des trois catégories d’équipements : accroissement de l’infrastructure réseau pour permettre toujours plus d’échanges de données, renouvellement des équipements existants et apparitions de nouveaux équipements pour de nouveaux usages (montres connectées, e-santé, par exemple), émergence constante de nouveaux services numériques hébergés dans des centres de données toujours plus nombreux.

L’effet catalyseur de l’IA

L’intelligence artificielle est un concept générique désignant « toute machine ou algorithme capable d’observer son environnement, d’apprendre et, sur la base des connaissances et de l’expérience acquises, d’entreprendre des actions intelligentes ou de prendre des décisions »4. Ces fameux algorithmes sont donc capables de diverses tâches : reconnaissance vocale, génération d’images, classification de texte, détection d’objets, etc. Celles-ci peuvent avoir des impacts diamétralement opposés en fonction de leur complexité : la génération de texte, le résumé et la génération d’images nécessitent dix à cent fois plus d’énergie que la classification. L’extrême voracité des IA dites génératives s’explique par l’empilement des « couches neuronales » – le deep learning – qui confère au modèle son efficacité tout en faisant croitre ses capacités et la qualité de ses réponses. Afin d’avoir un modèle toujours plus puissant, on accroit le nombre de paramètres, engendrant ainsi l’augmentation de la puissance de calcul nécessaire pour entrainer et utiliser ces modèles et, de facto, la quantité d’énergie consommée. Autrement dit : de plus en plus de centres de données !
C’est en cela que l’IA ne crée pas vraiment de nouveaux impacts environnementaux : elle se repose sur les trois tiers du numérique, mais elle accélère le rythme auquel cette infrastructure croît et, mécaniquement, les impacts environnementaux qui vont avec. Par effet domino, à nouveau, mentionnons les nouveaux terminaux utilisateurs, avec des smartphones et des laptops embarquant des composantes dédiées à ces tâches et pouvant donc faire tourner certains modèles en local. Ceci induit un renouvellement du parc existant et la fin de vie prématurée des anciennes générations, expliquant en partie les problèmes d’obsolescence du secteur : une innovation effrénée, dont on peine encore à saisir le réel progrès pour la race humaine, une fois mises de côté certaines promesses théoriques d’un avenir meilleur pour toutes et tous.

Nouvelle hype technologique

L’arrivée de l’IA générative grand public a été marquée par un battage médiatique colossal, entrainant une adoption massive de ces « outils ». Le nombre d’utilisateurs a explosé : deux mois seulement après son lancement, ChatGPT-3 comptait déjà 100 millions d’utilisateurs actifs mensuels. En décembre 2024, on comptait 1 milliard de requêtes journalières et 2,5 milliards en juillet 2025. À titre comparatif, Yahoo en compte environ 1,1 milliard et Google 14 milliards par an.
Là où l’entrainement des modèles d’IA représentait la majorité de leur impact environnemental, l’IA générative inverse la tendance, avec une majorité des impacts lors de la phase d’usage, liée à l’explosion du nombre de requêtes. L’entrainement ChatGPT-3 en décembre 2022 aurait engendré 552 tonnes de CO2eq alors que son utilisation au mois de janvier 2023 en aurait engendré 10 113 tonnes, soit dix-huit fois plus d’émissions de gaz à effet de serre dès le premier mois d’utilisation. « À l’époque », on estimait que la demande moyenne d’électricité d’une requête avec ChatGPT-3 était de 2,9 Wh5, contre environ 0,3 Wh pour une recherche Google, soit un facteur 10. Depuis lors, cette version 3, qui comptait déjà environ 175 milliards de paramètres, n’est plus disponible sur le site d’OpenAI, ayant fait place à ChatGPT-4 et ses 1760 milliards de paramètres. Les impacts environnementaux étant fortement corrélés aux nombres de paramètres, de façon linéaire, on peut donc s’attendre à une nouvelle augmentation de consommation. Pour donner un ordre de grandeur, la rédaction d’un rapport de six pages avec ChatGPT-4, avec le mix énergétique belge, émet environ 2,92 kgCO2eq6. Si vous répétez l’opération tous les jours pendant un an, vous arrivez à plus d’une tonne de CO2eq, soit la moitié du budget soutenable de deux tonnes par personne et par an, selon les Accords de Paris, pour rester sous 1,5° de réchauffement climatique7.
En très bref : l’IA générative telle que proposée aujourd’hui n’est pas soutenable, et difficilement conciliable avec nos objectifs climatiques.

Zoom sur la consommation électrique

L’Agence internationale de l’Énergie (AIE)8 annonce un doublement de la consommation des centres de données entre 2022 et 2026, expliqué en partie par l’arrivée de nouveaux centres spécifiquement dédiés l’IA. Rappelons que les treize plus gros opérateurs de cloud dans le monde (Amazon, Google, Microsoft et Cie) ont plus que doublé leur consommation électrique entre 2018 et 2022, passant d’environ 50 TWh en cumulé à 128 TWh. On estime que la demande globale des centres dans le monde devrait atteindre 800 TWh en 2026, mais il est possible qu’on aille bien plus haut : Elia 9, le gestionnaire du réseau belge, constate une sensible augmentation des demandes liées à des projets de centre de données, posant des problèmes pour la sécurité d’approvisionnement.
Plus tôt cette année, Google annonçait que l’entreprise n’atteindrait pas ses objectifs de neutralité carbone en 2030, en lien avec les investissements massifs dans les infrastructures pour l’IA. Rien qu’aux États-Unis, la consommation des centres pourrait osciller entre 300 et 600 TWh à l’horizon 202810. Rappelons qu’à ce jour plus de la moitié de l’approvisionnement électrique des centres de données est issue du charbon et du gaz naturel, deux énergies fossiles très émettrices de CO2. Au niveau mondial, la croissance de la demande devrait se tourner vers des énergies bas carbone – comme l’éolien, le solaire et le nucléaire – mais c’est une consommation qui ne pourra dans ce cas pas être attribuée à d’autres activités, qui devront se contenter des énergies fossiles, freinant nos objectifs de transition énergétique. En creux, ce n’est pas parce qu’on utilise de l’énergie « verte » qu’on peut en consommer à outrance11.

Quels risques et quelles dépendances ?

Nos activités ont un impact sur le changement climatique, mais l’inverse est tout aussi vrai. Nous observons l’apparition de contraintes environnementales et climatiques sur les activités humaines : l’industrie mondiale des semi-conducteurs est touchée par la sécheresse, enrayant la production de pu-ces électroniques ; des épisodes climatiques intenses peu-vent mettre à mal les infra-
structures, comme ce fut le cas lors des inondations à Liège durant l’été 2021 ou les canicules en Angleterre en 2022 qui ont fait disjoncter les centres de données d’Oracle et de Google. On peut évoquer le black-out du réseau électrique espagnol en avril dernier ou la panne informatique mondiale de juillet 2024 liée à la firme CrowdStrike.
Bien que ces incidents ne s’expliquent pas par des évènements météorologiques extrêmes, ils devraient cependant nous alerter sur la fragilité des infrastructures et les risques associés à une digitalisation excessive de nos sociétés. Digitaliser l’administration belge et les hôpitaux est très certainement utile quand cela fonctionne, encore faut-il disposer d’infrastructures résilientes, en apport énergétique ou en disponibilité d’eau. Car nous sommes déjà rentrés dans ce nouveau monde où la guerre de l’eau, notamment, sera un enjeu majeur : en Espagne, qui a subi de grosses sécheresses ces dernières années, la consommation du futur centre de données de Meta inquiète ; en France, en 2020, les centrales nucléaires de Chooz étaient à l’arrêt, faute d’un débit suffisant de la Meuse ; en Uruguay, Google est accusé de piller l’eau potable en pleine sécheresse. L’IA générative en vaut-elle la peine, là où d’autres applications de l’IA peuvent se montrer bien plus utiles, tant pour la société que pour la lutte contre le changement climatique ?
Et pourtant, les projets de construction de centres de données fleurissent dans le monde : Microsoft inaugurera trois centres de données en Belgique à partir de l’automne 2025 ; Google a obtenu le feu vert pour la construction de trois nouveaux mégas centres de données à Farciennes, en Wallonie. Devons-nous aussi rappeler que les géants de la tech ne payent quasiment pas d’impôts en Europe ?
Nous sommes donc face à une triple dépendance : dépendance aux équipements, dépendance aux services numériques et dépendance énergétique. Un lien pourra très clairement être fait avec l’accord conclu en juillet 2025 entre les États-Unis et l’Europe, cette dernière s’étant engagée à acheter chaque année pour 250 milliards de dollars de produits énergétiques américains – pétrole brut, gaz naturel liquéfié (GNL) et combustibles nucléaires.
Pensons au business model de Netflix : s’endetter afin de proposer un service à bas coût attirant une adoption massive des utilisateurs, pour ensuite monter les prix et récupérer sa mise après une ou deux décennies. Il ne faudra pas longtemps pour voir le prix des licences aujourd’hui gracieusement disponibles de Co-Pilot, ChatPGT et autres suivre la même logique.

Enjeux sociétaux, éthiques et démocratiques

La géopolitique des ressources entre également en action : accords avec les États-Unis sur les minerais ukrainiens en lien avec la guerre menée par la Russie ; tensions entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, premier producteur de cobalt et de coltan ; mise en pause des exportations de terres rares chinoises vers les États-Unis dans le cadre de la guerre commerciale ; tensions autour du Groenland, riche en minerais… L’industrie du numérique se livre en outre à un dumping social (jouant sur la mise en concurrence des travailleurs, la protection sociale, les conditions de travail et la disparité des systèmes sociaux) et un dumping environnemental, des pays en développement bradant leurs normes pour améliorer leur compétitivité au détriment des écosystèmes locaux.
Extraction minière. Ses conséquences sont nombreuses : contamination des eaux et des sols, développement des trafics et de la délinquance, dissémination de substances toxiques et mise en danger de la santé des travailleurs exposés sans protection 12, 13. La violation des droits humains est récurrente : travail forcé, salaires indécents, répression, violence et, dans certaines régions du monde, travail d’enfants et présence de milices armées, notamment en République démocratique du Congo.
Décharges à ciel ouvert. La plus grande décharge électronique du monde se trouve au Ghana, à Agbogbloshie14, là où finissent chaque année 250 000 tonnes d’appareils expédiés en toute illégalité. Les travailleurs démontent et brûlent des carcasses afin de récupérer les éléments métalliques. Ils sont exposés à des substances toxiques et à des métaux lourds qui contaminent l’air, le sol et l’eau.
Travailleurs du clic. Dans l’ombre de l’IA se cachent des milliers de travailleurs précaires. Ce sont eux qui la rendent « intelligente » en annotant, filtrant, corrigeant et classant les données qui nourrissent les algorithmes. Qui modèrent les contenus violents15. Ce sont eux aussi qui, derrière les applications de commande, livrent nos repas à domicile16. Leur reconnaissance sociale est quasi inexistante.
Addiction aux écrans. Dans un rapport publié en décembre 2023, l’Europe parle de « conception addictive des services en ligne » et cite des pratiques déloyales visant à nous garder collés à nos écrans17. Notre attention est devenue une source de revenus, dans ce qui est maintenant appelé « l’économie de l’attention ». Des services et produits numériques à l’efficacité redoutable sont conçus pour jouer sur nos biais cognitifs. Ajoutons-y la désinformation en ligne, la polarisation des opinions, la perte d’esprit critique, le manque de nuance, le chamboulement des interactions sociales, et nous obtenons un cocktail explosif, dangereux pour nos démocraties.
Quel est le prix du confort et de la facilité que nous offre la technologie ? À quels risques l’adoption aveugle de ces innovations nous expose-t-elle ? Le numérique reste cependant un outil formidable, encore faut-il faire preuve de discernement et éviter de tomber dans des usages problématiques pour l’environnement, notre santé et la société en général.

 

  1. « Énergie primaire, secondaire et finale : quelles différences ? », 25 avril 2025, www.connaissancedesenergies.org.
  2. L. Aubet et al., « Impacts environnementaux du numérique dans le monde 2025 », https://greenit.eco.
  3. https://i.dell.com.
  4. J. Roberts, « Intelligence artificielle : Définition, histoire, enjeux », septembre 2024, https://datascientest.com.
  5. International Energy Agency, “Electricity 2024, Analysis and forecast to 2026”, www.iea.com.
  6. EcoLogits Calculator, https://huggingface.co.
  7. Traité international, adopté par 196 Parties lors de la COP 21 (Conférence des Nations unies sur les changements climatiques) à Paris le 12 décembre 2015 et entré en vigueur le 4 novembre 2016.
  8. International Energy Agency, op. cit.
  9. “Adequacy and flexibility study for Belgium, 2026-2035”, www.elia.be, 2025.
  10. A. Shehabi et al., “2024 United States Data Center Energy Usage Report”, 2024, https://eta.lbl.gov.
  11. “Sources of global electricity generation for data centres, Base Case, 2020-2035”, Apr 2025, www.iea.org.
  12. G. Pitron, La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique, Les Liens qui libèrent, 2018.
  13. SystExt, « Controverses minières, Pour en finir avec certaines contrevérités sur la mine et les filières minérales », rapport d’étude 2021, www.systext.org.
  14. F. Weigensamer, Ch. Krönes, Welcome to Sodom, documentaire, Autriche/Ghana, 2018, www.welcome-to-sodom.com.
  15. H. Poulain, Les Sacrifiés de l’IA, documentaire, France, 2024.
  16. H. Poulain, Invisibles, les travailleurs du clic, documentaire, 2022, www.france.tv.
  17. “Addictive design of online services and consumer protection”, press releases, 12-12-2023, www.europarl.europa.eu.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°112 - septembre 2025

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