Le soin, acte de résistance et lueur d’espoir de paix sociale. Depuis près de deux ans, dans la bande de Gaza, 62 000 personnes ont été tuées, dont 18 000 enfants ; 155 000 personnes ont été blessées, dont 45 000 enfants. Près de 80 % de la population a été déplacée par ordre d’évacuation de l’armée israélienne. Plus de 500 000 Gazaouis sont en proie à la famine. L’accès à l’eau et aux services d’assainissement a drastiquement diminué. Les infections multirésistantes se multiplient et des maux comme la fièvre, la diarrhée, les infections respiratoires et cutanées explosent. Le génocide en cours met en péril tout un peuple et profite à une élite qui augmente son pouvoir tandis que sa vie à elle n’est pas menacée.
Depuis près de deux ans, dans la bande de Gaza, des soignantes et des soignants pansent des plaies la peur au ventre, dans le bruit des tirs et des bombes. Ils amputent des corps sans anesthésie. Ils opèrent au sol, parce qu’il faut continuer de soigner coûte que coûte. Arrêter de soigner, c’est consentir à la mort. La force du soin à l’autre dépasse la peur.
Depuis des mois, les soignants travaillent au cœur du chaos : hôpitaux détruits, pénuries de médicaments, coupures d’électricité, absence de vivres, afflux incessant de blessés. Beaucoup sont eux-mêmes endeuillés, déplacés, épuisés. Pourtant, ils restent au chevet des victimes, rappelant que la dignité humaine ne se négocie pas.
La Fédération des maisons médicales ne peut rester silencieuse. Soutenir ces soignants, c’est réaffirmer que la santé est un droit universel, y compris en temps de guerre. C’est reconnaitre que chaque pansement posé, chaque enfant sauvé, chaque souffle arraché à la mort est une victoire contre la déshumanisation.
La Fédération se doit de marquer son soutien : protéger le soin, protéger celles et ceux qui soignent. La guerre détruit les corps et les villes et les sociétés, mais il demeure dans l’acte de soigner une obstinée lueur d’espoir. Exprimer la douleur, la colère, mais aussi la résilience et l’espérance nous rappelle que la santé, partout, est un bien commun à défendre.
Cet article est paru dans la revue:
Santé conjuguée, n°112 - septembre 2025
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