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Arizona, sécheresse garantie

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Santé conjuguée n°112 - septembre 2025

Une synthèse de différentes analyses produites par des médias, partenaires sociaux, associations ou chercheurs, et construite à partir de la roue des déterminants de la santé, brosse les effets prévisibles de nos nouveaux gouvernements sur la population. Cible majeure : l’emploi.

Le néolibéralisme est un courant de pensée qui s’est développé au début des années 1980. Tout comme le libéralisme économique, il souhaite réduire le rôle de l’État. Il critique aussi le modèle de l’État-providence, soutenant que l’État ne devrait intervenir qu’en dernier recours. Une politique néolibérale met en place un régime de réduction des dépenses sociales et impose à l’ensemble de la société de s’adapter aux « lois du marché », celles-ci étant censées garantir la prospérité et la satisfaction de l’ensemble des besoins. L’accord de gouvernement De Wever approfondit cette logique déjà à l’œuvre dans notre pays, et il le fait de plusieurs manières.

Politiques d’austérité et développement de l’État social actif1

En juin 2024, la Commission européenne a ouvert une procédure pour « déficit excessif » à l’encontre de la Belgique. Pour se conformer aux exigences de la Commission, le gouvernement entend ramener le déficit public belge sous le seuil de 3 % du PIB (contre 4,6 % en 2024). Cette trajectoire, d’une durée de quatre ans, pourrait être étendue jusqu’à sept ans. D’ici à 2029, l’Arizona entend réaliser 70 milliards d’efforts budgétaires, ce qui va plus loin que les exigences européennes (49 milliards).
Le gouvernement De Wever intensifie donc une politique budgétaire austéritaire, dans la lignée des politiques menées depuis les années 1980, où la dette et les dépenses de l’État sont considérées comme des problèmes. Pour en venir à bout, il s’agit de favoriser la réduction des dépenses sans augmenter les impôts. Ces économies passent par de grandes réformes, annoncées dans l’accord de gouvernement : réforme des pensions, limitation des allocations de chômage dans le temps, etc. Elles consistent en une diminution du financement de la Sécurité sociale (l’effort budgétaire est assumé à 35 % par les mesures de Sécurité sociale2) et des politiques d’activation vers une remise à l’emploi des personnes. Elles vont de pair avec les logiques de marchandisation des protections sociales, d’individualisation des risques et de renforcement de l’État social actif, qui est mis au service du marché. En parallèle, le gouvernement met en place des mesures pour éviter toute augmentation des charges salariales (exonérations de cotisations patronales). Il apporte aussi son soutien à des secteurs économiques considérés comme stratégiques, tels que l’innovation et la défense.
Dans ce contexte de réduction budgétaire, il s’agit aussi de « renforcer l’efficacité » des services publics grâce à l’utilisation d’outils néo-managériaux (culture de l’évaluation, benchmarking3, etc.) et la réorganisation des administrations (fusions, synergies, etc.). Avec cette logique, l’État social belge et ses bénéficiaires sont appauvris. Et le choix de ne pas (ou peu) taxer davantage, en ce compris le capital, risque de creuser le déficit, ce qui pourra justifier une réduction ultérieure des dépenses publiques.

Néolibéralisme aux accents autoritaires4

Le libéralisme (dérégulation économique) et l’autoritarisme (intensification du contrôle social) peuvent paraitre contradictoires. En réalité, ils se nourrissent mutuellement. Dans l’accord du gouvernement Arizona, on constate un renforcement des dispositifs de répression.
La sécurité est considérée comme une priorité absolue. Les politiques sécuritaires et répressives (police, justice) sont durcies : on renforce les capacités policières ; on alourdit et on monétise (amendes) les peines au détriment de la réinsertion et de la réhabilitation des personnes concernées ; on met en place une politique de « tolérance zéro », par exemple en matière de drogues. L’accent est mis sur la répression plutôt que sur la santé publique. En parallèle, on privatise des pans de ces politiques via un recours accru à des entreprises de sécurité privées et à des partenariats public-privé (prisons). L’accord ne précise pas d’engagements pour améliorer l’accès aux services judiciaires des plus vulnérables5. Il est en revanche envisagé de réduire les financements des institutions de défense des droits humains, ce qui risque d’aggraver les discriminations.
On note le renforcement des dépenses militaires au service des logiques transatlantiques (OTAN). Dans l’accord de gouvernement, la coalition Arizona prévoyait de relever à 2 % du PIB d’ici 2029 les dépenses consacrées à la Défense. Entre-temps, en raison de l’évolution du contexte géopolitique, il apparaît que ce ne sera pas suffisant ; l’objectif est désormais de 5 % du PIB. Enfin, la politique d’asile et de migration se durcit en vue de réduire le nombre de migrants en Belgique, au détriment des droits fondamentaux de ces personnes déjà fragilisées.
Une dynamique plus large de « verticalisation de la décision » est mise en place : elle s’illustre par l’affaiblissement des contrepouvoirs comme les syndicats et les mutualités 6 via des restrictions budgétaires ou une diminution de leur pouvoir dans les instances de gestion paritaires. Concrètement, l’accord de gouvernement s’immisce dans des accords sociaux existants avec des mesures en faveur des entreprises sans contrepartie pour les travailleurs et les travailleuses. Il tente de museler les mutuelles, qui ont maintenant l’interdiction de faire de la « propagande politique ». Le risque ? Transformer les acteurs de la concertation sociale en de simples administrations de services et entraver leur rôle de contrepouvoir.

Jours sombres pour l’emploi

Quatre axes sont particulièrement préoccupants : la flexibilisation accrue, le traitement des malades de longue durée, la réforme de l’assurance chômage et le blocage des salaires. La logique est claire : ne pas augmenter les salaires, profiter du besoin de cumul d’emplois pour survivre, maintenir une main-d’œuvre bon marché pour les entreprises tout en leur permettant de réduire au maximum leurs cotisations sociales. Les travailleurs, mis en situation de nécessité, n’ont d’autre choix que de s’épuiser à la tâche 7.
Travailler plus pour gagner moins. Les salaires ne pourront toujours pas être négociés à la hausse. Pire : la volonté de revoir l’indexation automatique des salaires est déclarée dans l’accord dès fin 20268, qui pourtant ne compense que partiellement l’augmentation réelle du coût de la vie. Depuis la réforme de la loi de 1996 sur la compétitivité, les augmentations salariales sont strictement encadrées par une marge maximale imposée par le Conseil central de l’économie 9. Le gouvernement Arizona refuse toute révision de fond de cette loi, alors que les profits nets des entreprises belges ont atteint des niveaux records en 2023. Ce blocage des salaires constitue une entrave à la liberté de négociation collective, protégée par la Convention n° 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), et viole potentiellement l’article 6 de la Charte sociale européenne, qui garantit le droit à des conditions de travail équitables10.
Un travail toujours plus flexible. Parmi les projets phares du gouvernement figure la volonté de modifier les règles relatives au travail de nuit, notamment dans le secteur du commerce. En janvier 2022, le gouvernement De Croo avait déjà ouvert la porte à une dérogation facilitée dans les entreprises logistiques. Avec la coalition Arizona, le travail de nuit ne sera désormais reconnu comme tel qu’à partir de minuit, ce qui va à l’encontre du principe de majoration salariale prévu par les conventions collectives. L’interdiction du travail de nuit est supprimée, tout comme le jour de fermeture obligatoire. La réglementation en matière d’heures d’ouverture est assouplie. Cette déstandardisation fragilise les protections collectives et crée une pression à l’acceptation du travail de nuit, souvent exercée sur les plus précaires11.
Le travail étudiant est également visé. Limité afin de garantir aux jeunes le temps nécessaire pour étudier, se reposer, se développer, avoir une vie sociale et des loisirs, il pourra désormais passer à 650 heures par an, à partir de l’âge de quinze ans. Les jeunes sont attendus au travail plus tôt, et plus longtemps. Le recours aux flexi-jobs est facilité. Employés et employées pourront désormais gagner jusqu’à 8 000 euros par an via ce régime. Cette mesure est couplée à une réforme des heures supplémentaires, fiscalement avantageuses pour les employeurs et dont une partie ne donnera droit à aucun sursalaire. Enfin, il y aura moins de protection pour les personnes engagées en période d’essai. Un employeur pourra mettre fin à un contrat dans les six premiers mois, avec un préavis d’une semaine (contre une à cinq jusqu’ici). Les travailleurs licenciés après une longue carrière perdent également des droits, la nouvelle législation limitant le préavis à 52 semaines. Les indemnités complémentaires seront également réduites 12.
Les malades toujours plus vite sanctionnés. Le gouvernement prévoit un « accompagnement renforcé » des malades de longue durée, avec un glissement assumé du soin vers l’activation. Depuis la réforme de Maggie De Block en 2016, les personnes en incapacité de travail de plus d’un an sont orientées vers un trajet de retour à l’emploi. L’accord Arizona durcit cette approche en instituant une logique de réinsertion quasi obligatoire, même contre l’avis médical 13. Le médecin est responsabilisé, voire menacé de sanction s’il délivre trop de certificats, et donc s’il entrave le projet de réactivation imposé par le gouvernement. Un régime lourd s’installe : le parcours d’intégration devient obligatoire. Le malade risque 10 % de perte de revenus s’il ne remplit pas un formulaire, rate un rendez-vous avec un médiateur ou un coordinateur retour au travail ; il risque aussi la suppression complète des allocations s’il rate un rendez-vous avec le médecin-conseil. Le certificat médical devient une fit-note : un certificat d’aptitude listant ce que la personne peut faire, même lorsqu’elle est en maladie. Le médecin traitant devra coordonner le suivi avec le médecin-conseil à partir de deux mois d’incapacité. Des quotas de certificats seront fixés par région (et non par type de pathologies). Des points de signalement seront mis en place pour détecter les certificats jugés « suspects ». Le financement des mutuelles dépendra des résultats en matière de réintégration. Cela signifie qu’elles devront mettre plus de pression sur les médecins-conseils. Les services régionaux de l’emploi (Forem, VDAB, Actiris, Arbeitsambt) seront aussi financés à la trajectoire : chaque réintégration réussie rapporte, chaque refus devra être justifié. L’employeur aussi est mobilisé : il devra participer au financement de 30 % du revenu de remplacement durant les deux premiers mois d’indemnisation (après le mois déjà couvert par le salaire garanti). Il est également tenu de maintenir le suivi du trajet de réintégration, sous peine de sanction.
Un droit au chômage au bout du rouleau. La réforme du chômage est l’une des plus brutales du programme. Le droit à l’allocation devient une prestation temporaire et conditionnelle, encadrée par un régime de sanctions et de contrôle. Le volet « emploi » de la loi-programme contient cette réforme, dont la limitation à deux ans des allocations. Une première vague d’exclusions du chômage s’opérera dès le 1er janvier 2026. De nombreuses personnes basculeront vers l’aide sociale. Les CPAS recevront une compensation partielle, uniquement s’ils imposent un projet individualisé d’intégration sociale (PIIS) strict. Le chômage passe d’un droit assurantiel solidaire à une prestation conditionnelle, punitive, à durée déterminée. Il criminalise la pauvreté et nie les inégalités structurelles du marché de l’emploi 14. Les contrôles seront renforcés. Les services régionaux auront les pleins pouvoirs : plan d’action obligatoire, obligation de suivre une formation, acceptation des offres dites « raisonnables ». En cas de refus ou de manquement, l’allocation peut être suspendue ou supprimée15.
Le travail tout comme l’absence de travail sont des déterminants majeurs de la santé. Troubles musculosquelettiques, stress, burn-out, bore-out, accidents, dépressions, etc. : la santé des travailleurs et des travailleuses n’a jamais été autant mise sous pression. Un demi-million d’entre eux sont en incapacité de travail depuis plus d’un an. Parmi ces personnes, la plupart ont une pathologie liée à leurs conditions de travail ; l’accord ne dit rien de cette réalité, ne propose aucune prévention, aucune adaptation, aucun questionnement sur ses causes16. Stress chronique, risques de maladies cardiovasculaires, obésité, diabète ou encore consommation de substances psychoactives… l’état de santé des chômeurs et des chômeuses se révèle nettement plus mauvais encore.

 

  1. Ce point est largement inspiré des analyses suivantes : Z. Evrard et al., « Décoder l’Arizona (1/4) : austérité budgétaire et compétitivité ; N. Charlier et al., « Décoder l’Arizona (2/4) : la marchandisation accélérée de la Sécurité sociale », Politique, 17 mars 2025, www.revuepolitique.be.
  2. « Analyse de l’accord du gouvernement Arizona », 27 février 2025, https://coalitionsante.be.
  3. Méthode d’étude et d’analyse des techniques de gestion et des modes d’organisation des entreprises partenaires ou concurrentes ayant une activité sensiblement identique.
  4. Ce point est une synthèse de l’article suivant : R. Biesemans et al., « Décoder l’Arizona (3/4) : un néolibéralisme aux accents autoritaires », Politique, 17 mars 2025, www.revuepolitique.be.
  5. « L’accord de coalition fédérale Arizona, sous l’angle des Objectifs de développement durable », 24 mars 2025, https://associations21.org.
  6. Coalition santé, op. cit.
  7. CSC-CNE, Pourquoi la CNE s’oppose fermement aux mesures du gouvernement Arizona, février 2025, www.lacsc.be.
  8. M. Wilquin, « L’Arizona modifiera-t-elle le mécanisme de l’indexation automatique des salaires ? », 30 janvier 2025, www.rtbf.be.
  9. SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, Norme salariale, https://emploi.belgique.be.
  10. CSC-CNE, Présentation des mesures : salaires, flexibilité et temps de travail, maladies, pensions et fins de carrière, www.lacsc.be.
  11. Accord de coalition fédérale 2025-2029, 31 janvier 2025, www.belgium.be.
  12. « Fin du contrat à durée indéterminée », https://emploi.belgique.be.
  13. V. Degreef, H. Deroubaix, Réforme des travailleurs en incapacité sous le gouvernement Michel 1er : fiat lux ? 2018, https://socialsecurity.belgium.be.
  14. J. Lopes Cardozo, B. Schaeck, « Quel droit à l’aide du CPAS pour les chômeur·ses exclu·es ? Quelles conséquences pour les CPAS ? », juin 2025, www.liguedh.be.
  15. Accord de coalition fédérale, op. cit.
  16. Coalition Santé, Analyse de l’accord du gouvernement Arizona, 27 février 2025, https://coalitionsante.be.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°112 - septembre 2025

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