Rendons à César…
Poucet Thierry, Van der Vennet Jean, Vandormael Monique, van der Stichelen Philippe
Santé conjuguée n° 60 - avril 2012
Une réaction à l’article de Jacques Morel paru dans Santé conjuguée numéro 57 : « Des mots pour ne pas parler que des maux… mais de la santé. Cinquante ans du GERM et de sa descendance ».
En juillet 2011, Santé conjuguée rappelait combien la Fédération des maisons médicales était redevable des idées débattues au sein du Groupe d’étude pour une réforme de la médecine (GERM), qui dès 1964 avait entrepris une réflexion approfondie sur le système de santé belge. L’auteur, Jacques Morel, soulignait aussi la filiation entre Santé conjuguée et les publications du GERM, mentionnant les noms – dont les nôtres – de quelques membres de l’équipe qui ont participé à des degrés divers à leur production et leur diffusion. Nous sommes bien sûr très touchés de cette reconnaissance. Cependant rendons à César ce qui lui revient : la Lettre d’information du GERM est bien antérieure à nos arrivées successives dans l’équipe à partir de 1975. Les réels précurseurs de ce mouvement « Pour une politique de la santé » sont les membres initiateurs de la réflexion du GERM. Ce sont eux qui très vite ont décidé de diffuser les idées novatrices qui éclosaient de leurs réflexions collectives. Nous, permanents au GERM, avions pour rôle d’amplifier le mouvement, mais c’est à l’école des débats entre nos ainés que nous nous sommes formés. C’est, dès lors, à leur rôle qu’il convient de se référer car sans leurs apports constants, les générations suivantes n’auraient ni « germé » ni pu se développer. Sans être exhaustifs, citons parmi ces précurseurs les noms de Henri Cleempoel, Willy Peers, Harrie Van Balen, Jan Meesters, Pierre Mercenier, Emile Mintiens, Bob Moerman, Lise Thiry et… tous ceux qui à un moment ou à un autre de leur parcours professionnel ou militant ont apporté leur pierre à cette réflexion commune.Documents joints
Cet article est paru dans la revue:
Santé conjuguée, n° 60 - avril 2012
Les pages ’actualités’ du n° 60
Le patient « indiscipliné » est-il un dangereux incivique, passible de se voir refuser l’accès aux soins ?
Quel est le problème prin-cipal de votre public ? Et qu’attendez-vous des maisons médicales ? Ce sont les deux questions que le groupe Re-Germ a posées aux acteurs de la société civile avec lesquels les maisons(…)
Les inégalités sont un facteur de mauvaise santé. Le progrès, dans sa version libérale, creuse les inégalités. Donc le progrès, dans sa version libérale est un facteur de mauvaise santé. Logique !
Une réaction à l’article de Jacques Morel paru dans Santé conjuguée numéro 57 : « Des mots pour ne pas parler que des maux… mais de la santé. Cinquante ans du GERM et de sa descendance(…)
La santé, une grille de lecture pertinente à l’échelon local ?
Venant du niveau « macro » de la politique de santé, l’ancienne ministre des Affaires sociales et de la Santé Magda De Galan, aujourd’hui bourgmestre de Forest a repris les fonctions de l’échevinat de la Santé.(…)
Les compétences des communes sont larges et beaucoup d’entre elles ont un impact direct ou indirect sur la santé des habitants.
La structuration de l’action communale en santé
Dans un contexte où se conjuguent la croissance des inégalités et le désengagement de l’Etat, la pertinence de l’investissement local en faveur de la santé se manifeste au travers de multiples initiatives telles les ’Villessanté’ ou(…)
Pour échapper aux effets pervers de la dispersion des compétences politiques en ce qui concerne les déterminants de santé, les projets de promotion de la santé doivent s’appuyer sur un travail transversal au niveau local. C’est(…)
A Charleroi, l’implication de la ville et des habitants dans les projets ’Villessanté’ a débouché sur la réalisation de nombreuses actions très concrètes. Et ce n’est pas fini…
Ils ont disparu, ceux qui naguère servaient de repères dans les communes, le curé, l’agent de quartier, toutes ces personnes qui constituaient des ressources contre l’exclusion. Afin de combler le vide qu’ils laissent, une politique d’accompagnement(…)
La complexité des facteurs influençant la santé implique de faire travailler ensemble des acteurs multiples : habitants, politiques, professionnels, associatifs. Ces acteurs privilégient des modes d’intervention différents, disposent de moyens et de compétences spécifiques difficiles à(…)
Émergence d’une réponse locale en matière de soins de santé
La création d’une maison médicale par un pouvoir local, en l’occurrence un CPAS pose une série de questions. Est-ce au public de faire du curatif ? Comment concilier les valeurs et les contraintes d’une initiative privée(…)
Routes, ornières et chemins citoyens
Le propos de cet article est de donner un éclairage sur le concept de démocratie et ses déclinaisons, démocratie participative et démocratie délibérative entre autres. Pour commencer, nous inscrirons la démocratie dans le temps. Ensuite, nous(…)
Un atout majeur de l’action ’santé’ au niveau communal est que la distance entre pouvoirs et citoyens est courte. Cette proximité rend l’action plus lisible, ses enjeux sont aisément visibles, l’information et la parole peuvent mieux(…)
Logement, accès aux soins, accueil des personnes âgées, individualisation des droits sociaux : pour les personnes démunies, ce sont des problèmes au quotidien que dénoncent les acteurs locaux. Pour le Réseau wallon de lutte contre la(…)
Extrait du manifeste Vega (Vert et Gauche) : nous pensons que la première chose à faire est d’inventer des manières de reprendre pied dans le débat, des pratiques permettant à tout le monde d’être pleinement citoyenne(…)
La Ligue des usagers des services de santé – LUSS est une fédération francophone indépendante d’associations de patients. Elle est devenue un interlocuteur privilégié du niveau fédéral. Se faire entendre à ce niveau permet de faire(…)