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Prévenir et s’adapter aux changements climatiques


Santé conjuguée n°116 - septembre 2026

Avancées depuis cinquante ans, les projections climatiques des scientifiques se concrétisent désormais avec des impacts de plus en plus violents sur les écosystèmes et le vivant. Sous l’effet d’activités humaines destructrices stimulées par un capitalisme débridé, les conséquences du réchauffement climatique sur la santé des sociétés, des milieux naturels et des populations s’amplifient. Elles exigent des réponses radicales, y compris au sein du secteur de la santé.

Les records de température enregistrés au cours de cet été se sont traduits par un enchainement de canicules, sécheresses, tempêtes et feux de forêt particulièrement marqué dans le Sahel, en Amérique centrale et en Europe occidentale. Gagnant en fréquence et en intensité, les phénomènes climatiques extrêmes menacent désormais simultanément les espaces verts (forêts, réserves naturelles…) et bleus (cours d’eau, mers, océans…), les glaciers et la biodiversité. Ils déstabilisent aussi de nombreuses activités (agriculture et élevage, industrie, énergie, soins de santé, transports, assurances, tourisme…) et génèrent des périls importants pour la santé et la vie humaines.

« Qui aurait pu prédire ? »

Ainsi s’interrogeait Emmanuel Macron à propos des incendies qui avaient déjà ravagé la forêt des Landes, dans le département français de la Gironde, au cours de l’été 2022. Pourtant, les épisodes extrêmes que nous avons vécus cet été, comme ceux qui les ont précédés, étaient annoncés. Ils résultent d’un manque de prise au sérieux des discours scientifiques et de l’inaction des gouvernements successifs aux visions court-termistes. En prolongeant la vie d’un système économique capitaliste à bout de souffle, la plupart de nos représentants et représentantes politiques s’évertuent à défendre les intérêts financiers d’une minorité privilégiée au détriment de la qualité des conditions de vie du plus grand nombre et du vivant. Or l’inaction climatique coûte cher à la collectivité, humainement. Mais aussi de manière purement comptable, elle nous confronte à des risques économiques graves. Selon les adeptes de la croissance, « la perte de PIB d’ici 2050 se situerait autour de 2,8% pour un scénario de réchauffement de 2°C à la fin du siècle et autour de 5% pour un scénario de réchauffement de 3°C à la fin du siècle », estime le Bureau fédéral du Plan dans une récente étude qui « n’intègre pas les coûts potentiels d’un nombre important de facteurs, comme par exemple l’augmentation du niveau des mers, les potentiels points de basculement climatiques (changements en chaine et irréversibles), les effets sur la santé, les conséquences des atteintes à la biodiversité ou d’autres conséquences sociales et géopolitiques (…). »1
En outre, sous l’effet des lobbies industriels, les entreprises qui dominent l’approvisionnement énergétique mondial poursuivent en toute impunité leur extraction insatiable de combustibles fossiles dans des territoires toujours plus reculés et au moyen de techniques toujours plus polluantes. Sous couvert de grandes campagnes de communication louant leurs efforts en faveur de la « transition verte », elles contribuent pourtant à la majorité des émissions de gaz à effet de serre2 et comptent parmi les principaux responsables du chaos climatique. Malgré les mises en garde répétées des climatologues et des experts en santé publique, cette industrie bénéficie d’importants transferts d’argent public qui lui permettent de continuer d’inonder le marché des énergies fossiles. En 2024, les subventions fédérales belges s’élevaient ainsi à 10,78 milliards d’euros de subsides directs (cartes carburant, taux d’accises…), 225 millions d’euros de subsides indirects (exonération de la TVA sur les billets d’avion), un milliard d’euros de soutien au transport aérien et maritime international et 3,1 milliards d’euros de subventions préjudiciables à l’environnement (voitures de société)3.

Quels impacts sur les humains ?

En cas de confrontation directe à un évènement climatique aigu, des blessures, des déplacements massifs de population et des décès peuvent advenir. Les inondations qui ont dévasté de nombreuses communes wallonnes en juillet 2021 ont ainsi provoqué la mort de 39 personnes, entraîné le déplacement de près de 16.000 autres et endommagé des dizaines de milliers de maisons, en affectant de manière disproportionnée les ménages à bas revenus habitant dans les fonds de vallées, dénombre le Centre d’analyse des risques liés au changement climatique (CERAC) créé à la suite de cet épisode dramatique4. Profondément marquées par cet évènement traumatique, les personnes sinistrées témoignent d’une dégradation de leur santé physique et psychique plusieurs années après la catastrophe. Aux problèmes financiers et de relogement, se sont ajoutées des difficultés liées à la lourdeur des démarches administratives, au sentiment d’abandon de la part des autorités publiques et à la peur de revivre un tel épisode5. L’exposition directe à ce type d’aléas est aussi associée à un accroissement des troubles dépressifs et post-traumatiques6.
Avec les canicules est réapparue la notion de stress thermique, qui « correspond à la pression que subit le corps humain lorsque l’humidité ou la sécheresse restreint sa capacité naturelle à réguler sa température. »7 Selon un scénario fondé sur l’hypothèse d’un réchauffement limité dans notre pays, plus de mille décès annuels supplémentaires sont attendus en raison de pics de chaleur8. Une projection largement confirmée et même dépassée lors des vagues de chaleur de cet été, dont celle de juin fut la plus meurtrière. Une surmortalité de 48,8 % – soit 2035 décès supplémentaires à l’échelle nationale – a été observée avec un impact encore plus important à Bruxelles (+65,6 %) et en Wallonie (+78,2 %)9.
La hausse des températures associée à la modification des régimes de précipitation et à la pollution atmosphérique accroît également la concentration d’ozone et de particules fines dans l’air. Il en résulte une dégradation de sa qualité provoquant des maladies cardiovasculaires, de l’asthme ou encore des cancers du poumon. À l’échelle du globe, 99 % de la population est exposée à une pollution atmosphérique dépassant les seuils préconisés par l’Organisation mondiale de la santé, et responsable de neuf millions de morts prématurées chaque année10.
Par ailleurs, les changements climatiques provoquent de nombreux impacts indirects sur la santé humaine. À commencer par la propagation des maladies infectieuses, telles que les maladies vectorielles (maladie de Lyme, dengue, paludisme…). Sous les effets de la hausse des températures et de la pollution atmosphérique, la concentration de pollen dans l’air augmente aussi, accroissant les symptômes allergiques et les pathologies respiratoires chroniques. Plus globalement, les variations climatiques affectent les productions agricoles et l’approvisionnement en eau potable de qualité, ce qui peut augmenter les risques d’insécurité alimentaire, de malnutrition, de déshydratation et de contamination bactérienne.
Et la santé mentale n’est pas en reste. La prise de conscience des bouleversements climatiques et de leur origine anthropique engendre une augmentation de l’anxiété qui touche particulièrement les jeunes.

Inégalités sociales exacerbées

L’environnement compte parmi les principaux déterminants qui influencent l’état de santé d’une population. Certaines études estiment que les facteurs environnementaux déterminent la santé humaine à hauteur de 25% 11. Cependant, les risques face aux effets des bouleversements climatiques sont inégalement distribués et touchent davantage les classes populaires alors qu’elles polluent statistiquement moins que les classes sociales supérieures. Les dérèglements climatiques amplifient donc les inégalités sociales de santé et renforcent la vulnérabilité, par exemple des personnes malades ou âgées, femmes enceintes, enfants, personnes travaillant à l’extérieur, vivant dans des zones bétonnées, dans des logements mal isolés. Cette double peine s’alourdit encore si l’on tient compte des inégalités de genre et de race qui s’enchevêtrent aux inégalités sociales et environnementales.
Au niveau mondial, ces inégalités se traduisent par des déplacements de population et des migrations, ainsi que des tensions et des conflits armés pour accéder à des moyens de subsistance en voie de raréfaction. « Les guerres impérialistes n’ont plus seulement pour objectif la prédation pour le profit (…), mais aussi désormais la survie et la préservation du mode de vie capitaliste (…)», analyse Dominique Cellier, membre de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) qui conteste le pouvoir pris par la finance sur les peuples et la nature 12.

Notre système de santé sous pression

Tout au long de l’été, le personnel des services de secours et de soins a été confronté à une hausse des demandes d’intervention liées à des conditions climatiques hors normes. Déjà malmenés par plusieurs décennies d’austérité, ces professionnels ont dû faire face à de nouvelles épreuves malgré le manque structurel de moyens humains et matériels. « Les coups de massue sur le système de soins se succèdent et rendent nos missions de plus en plus compliquées, déplore Stéphanie Richard, infirmière éco-conseillère active au sein de la cellule environnement de la Société scientifique de médecine générale et du groupe Santé des Shifters Belgique 13. Nous soignons déjà à flux tendu. Aujourd’hui, nous épongeons en plus les dégâts massifs du dérèglement climatique : coups de chaleur, déshydratations sévères, décompensations cardiaques et respiratoires, insuffisances rénales, blessés liés aux inondations et aux tempêtes…. Sans oublier la santé mentale qui se dégrade et les violences conjugales qui augmentent. »
Stéphanie Richard souligne aussi l’impréparation de nos services de santé : « Il n’est plus question de confort thermique, c’est une question de justice climatique et de survie. Car les chiffres et les faits ne mentent pas. Face aux canicules qui deviennent de plus en plus intenses, longues et fréquentes, nous avons beau être là et bricoler, cette adaptation ne suffit pas. Nous manquons de formations, de ressources humaines et d’infrastructures durables. Notre système de santé n’est pas prêt. » Un constat partagé par le Centre d’analyse des risques liés au changement climatique (CERAC)14.

Vers une transformation écologique de notre société ?

Au vu de l’ampleur et de la multiplicité des défis associés aux dérèglements climatiques et environnementaux, des actions urgentes et ambitieuses s’imposent à tous les niveaux de la société. Le chantier s’annonce gigantesque et requiert de transformer les structures sociales et économiques afin de remplacer notre modèle fondé sur la croissance et l’exploitation par un système respectueux des limites planétaires. Les solutions d’adaptation (végétalisation des villes, préservation des sols non artificialisés, soutien à la rénovation énergétique du bâti public et privé…) sont indispensables pour survivre dans un monde où le thermomètre s’emballe, mais elles ne suffisent pas. Un changement radical de notre système politique et économique s’impose pour préserver l’habitabilité de la Terre par toutes et tous. Cette transformation devra s’appuyer sur des politiques publiques de sobriété – visant à réduire en amont la demande de matériaux, d’énergie, de terres et d’eau – et des politiques d’atténuation drastique des émissions de gaz à effet de serre (réduction des activités polluantes, déploiement des énergies renouvelables, soutien à l’agroécologie…). Ces évolutions ne produiront pourtant leurs effets qu’à long terme en raison de la persistance des gaz à effet de serre dans l’atmosphère rendue possible par des décennies d’inaction climatique.

Responsabilité environnementale des soins de santé

Le secteur de la santé a sa part de responsabilité dans les dégradations environnementales, principalement en raison de son extrême dépendance au pétrole, de ses importantes émissions de CO2 et du largage de divers polluants dans l’environnement.
« Les activités les plus gourmandes en pétrole sont le transport du personnel, des patient·es et des fournitures (habituellement manufacturées très loin de chez nous), surtout dans des systèmes de santé privilégiant la concentration des soins dans des centres hospitaliers très spécialisés, explique la docteure en sciences biomédicales Anne Berquin qui a contribué au lancement du certificat inter universités et haute école en soins de santé durables. Loin derrière en termes de volume pétrolier consommé se trouvent deux domaines pourtant stratégiques dans le modèle actuel [et parmi les plus impactants en termes d’émissions de CO2 et de pollution chimique], les plastiques et les médicaments. »15A. Berquin, Transition et soins de santé : quels défis pour le futur ?, Etopia, 2021.16
Selon une récente étude, le secteur des soins de santé émet environ 5 % des émissions totales de CO2 de la Belgique et, si aucune mesure n’était prise, celles-ci continueraient d’augmenter en raison de la demande croissante de soins liée à l’expansion des maladies chroniques et au vieillissement de la population17SPF Santé publique, Opération Zéro : première étape vers la décarbonisation des soins de santé, https://climat.be18. Les services de santé représentent aussi une grande fabrique à déchets composés de papier, carton, plastique (souvent à usage unique), ainsi que de déchets potentiellement contaminants, chimiques ou radioactifs.
Le déploiement de soins de santé respectueux de l’environnement exige de placer la notion de sobriété au centre des pratiques, en misant sur la prévention, la promotion de la santé et le juste soin – un soin de qualité, adapté au contexte du patient et de son éventuelle pathologie qui vise le bon usage du système de santé – afin de limiter les prescriptions et les actes injustifiés. Cela suppose de former les soignants et les patients aux enjeux environnementaux, aux co-bénéfices santé-environnement (mobilité active, alimentation moins carnée…) et à la transformation écologique des lieux de soins. En outre, le développement d’alternatives bas carbone et le refus du basculement vers le « tout-numérique » et la dépendance à l’intelligence artificielle s’imposent dans le secteur des soins, sans attendre de miracles du technosolutionnisme19D. Delaunois, 3 mythes du techno-solutionnisme, Inter-Environnement Bruxelles, www.ieb.be, 9 décembre 2024.20.

 

Quels leviers pour soutenir les soignantes et les soignants ?

Lors d’une allocution prononcée pendant la vague de chaleur de juin 2026 au Parlement européen à propos des besoins de la profession infirmière face aux changements climatiques, Stéphanie Richard préconisait des mesures immédiates aux mandataires politiques :

  • rendre opérationnels et coordonnés les systèmes d’alerte précoce en les intégrant directement dans les protocoles de soins ;
  • soutenir financièrement et structurellement les réseaux de soins de première ligne. « Les plans canicule sont souvent trop généraux et ne tiennent pas compte de la réalité des soins à domicile ou des maisons de retraite. Nous avons besoin de ressources pour déployer des équipes mobiles de soins et assurer des visites régulières aux personnes vulnérables », à l’image des maisons médicales qui ont renforcé leurs contacts et visites chez les patients de plus de 65 ans ou isolés pendant les vagues de chaleur.
  • « Il est aussi crucial de prévoir des abris de chaleur décents dans chaque quartier afin d’y accueillir les populations les plus précarisées ou isolées. » ;
  • renforcer la coordination entre les services de santé, les services de protection civile et les organisations environnementales dans une perspective « One Health » considérant les santés humaine, animale, végétale et environnementale comme étant inextricablement liées et intégrées ;
  • établir des cadres clairs et des recommandations officielles actualisées et scientifiques, et organiser un suivi des indicateurs et des résultats des mesures prises ;
  • soutenir davantage les aidants informels en vue d’alléger le travail des soignants.

Conjuguer justice sociale et environnementale

Au-delà de ces pistes d’action qu’elle juge nécessaires mais insuffisantes, Stéphanie Richard rappelle l’importance de déployer des politiques publiques intégrant la santé et l’environnement de façon bien plus audacieuse. « Nous devons refuser ce système de malbouffe, de pollutions chimiques et plastiques qui empoisonnent à petit feu la population en provoquant des maladies chroniques, des cancers, de l’infertilité… Ce système profite aux multinationales qui privatisent les bénéfices et mutualisent les coûts, et il contribue grandement à la pression qui s’exerce sur les services de santé et à l’épuisement des soignants, s’indigne-t-elle. Les reculs de l’Union européenne sur le Green Deal et les pesticides contribuent, comme les canicules ou les pandémies, à la saturation de nos systèmes de santé et à la perte de sécurité des Européens et Européennes. »

Plutôt qu’une approche en silo des enjeux, elle plaide pour une politique globale et ambitieuse fondée sur le principe de précaution et garantissant à toutes et tous, humains et non-humains, le droit de vivre dans un environnement sain. Au même titre que la santé, l’écologie doit devenir la boussole de toute politique, sans faire porter le poids des efforts sur les classes sociales qui paient déjà le plus lourd tribut des effets des bouleversements climatiques et écologiques.

 

  1. Bureau fédéral du Plan, Le réchauffement climatique pourrait faire perdre à la Belgique jusqu’à 5 % de son PIB d’ici 2050, entraînant une détérioration de ses finances publiques, www.plan.be/fr/septembre 2025.
  2. VUB Press, Une étude relie les géants des énergies fossiles aux vagues de chaleur meurtrières, www.press.vub.ac.be, 11 septembre 2025.
  3. Les subventions aux combustibles fossiles (…), www.health.belgium.be/fr, 3 juillet 2026.
  4. Risque de déplacements internes des populations en Belgique dû aux inondations, www.cerac.be
  5. Quatre ans après les inondations de 2021. Rien qu’une fois faire des vagues… et se faire entendre, www.intermag.be, oct. 2025.
  6. C. Mouguiama-Daouda et A. Heeren, Changement climatique et santé mentale (…), Revue francophone de clinique comportementale et cognitive, volume 29 – n°1, avril 2025.
  7. Organisation météorologique mondiale, Chaleur extrême, www.wmo.int/fr
  8. Conséquences sur la santé, www.cerac.be/fr
  9. Sciensano, La surmortalité durant la vague de chaleur du mois de juin 2026, www.sciensano.be/fr, 8 juillet 2026.
  10. J. Marechal et al, Impact de la pollution atmosphérique sur le système respiratoire dans une approche One Health, Revue médicale de Liège, vol 81 (5-6), mai-juin 2026.
  11. Cultures & Santé, éCo-Santé. Un outil sur les co-bénéfices santé-environnement. Guide d’accompagnement, www.cultures-sante.be, 2025.
  12. D. Cellier, Un climat de guerre, www.france.attac.org, 9 juin 2026.
  13. Shifters Belgique est une association bénévole qui agit pour la décarbonation de la société en sensibilisant et mobilisant citoyens et décideurs pour un avenir bas-carbone. Stéphanie Richard est également fondatrice de Care-Act-Terre, une association qui agit en faveur des soins de santé respectueux de la santé humaine et environnementale.
  14. CERAC, Risque pour les systèmes de santé et les prestations sociales dû au changement climatique, www.cerac.be, 2025.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°116 - septembre 2026

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Avancées depuis cinquante ans, les projections climatiques des scientifiques se concrétisent désormais avec des impacts de plus en plus violents sur les écosystèmes et le vivant. Sous l’effet d’activités humaines destructrices stimulées par un capitalisme débridé, les conséquences du réchauffement climatique sur la santé des sociétés, des milieux naturels et des populations s’amplifient. Elles exigent des réponses radicales, y compris au sein du secteur de la santé.
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