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Arc-en-ciel, olivier, coquelicot, Vivaldi, Arizona, suédoise, jamaïcaine, rouge romaine, violette, turquoise, orange bleue. La Belgique, terre de peintres, de poètes, de musiciens… et de jardiniers ? Depuis les élections du 26 mai 2019, la politique belge est en friche et au moment d’écrire ces lignes – près de 500 jours plus tard – il semblerait que peut-être un nouveau gouvernement de plein exercice se profile à l’horizon. Soyons optimistes et tablons que oui. Soyons optimistes et rêvons aussi d’une politique de santé ambitieuse qui nous changerait des coupes d’austérité dans les budgets de fonctionnement, qui abandonnerait les méthodes managériales soumises au rendement et qui répondrait enfin aux attentes de la première ligne de soins. Bien sûr, le Covid-19 a entretemps immobilisé le pays. Mais que nous a appris cette crise sanitaire que nous ne savions déjà ? La dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux. Une pénurie de médecins généralistes mal contingentés par un accès limité aux études. Une faible reconnaissance des métiers de proximité traduite par une faible attractivité salariale malgré une forte pénibilité. L’augmentation croissante des inégalités sociales de santé. Rappelons opportunément à ce gouvernement à venir quelques points que la Fédération des maisons médiales défend depuis toujours : soutenir une sécurité sociale fédérale forte et un système de soins cohérent, agir sur les déterminants de la santé de manière transversale (autrement dit : la santé dans toutes les politiques), rétablir et renforcer la concertation et la participation citoyenne dans le système de santé, un système de soins de santé échelonné et organisé autour des besoins des patients, revaloriser les métiers pour une première ligne plus attractive, soutenir la création et le développement des pratiques de groupe pluridisciplinaires de première ligne, améliorer l’accessibilité financière notamment via le financement forfaitaire… Tout cela dépendra de choix politiques courageux. Alors, en avant ?

Documents joints

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°92 - septembre 2020

L’empowerment, une notion malléable

La notion d’empowerment, souvent traduite en français par pouvoir d’agir, est dans l’air du temps. Depuis quelques années on la voit fleurir dans le langage des politiques sociales et de santé, du développement social et urbain,(…)

- Marie-Hélène Bacqué

Les risques de la participation

Depuis quelques années, la participation est l’un des corollaires très en vogue des notions d’empowerment et de pouvoir d’agir. Nous avons adressé quelques questions à ce sujet à Julien Charles, qui en analyse les conditions, les promesses et… les déceptions.
- Julien Charles, Pascale Meunier

Des méthodes pour trouver sa route

Faire participer : la réussite résiderait en un accompagnement des personnes, aussi appelé développement de leur pouvoir d’agir, qui consiste en une transformation d’elles-mêmes afin qu’elles puissent avoir prise sur ce qui les concerne. Mais l’ambition risque de se limiter à changer des individus faute de pouvoir (ou vouloir ?) changer la société qui les exclut, les opprime, les exploite. Elle peut également concourir à transférer à ces publics l’injonction à changer, que les travailleurs ne sont pas capables de réaliser eux-mêmes. Elle semble aussi laisser de côté la dimension collective. Dans un tel contexte, le recours au pouvoir d’agir ou à l’empowerment reste-t-il pertinent pour questionner nos pratiques ?
- Dorothée Bouillon

La Sécu à la croisée des chemins

La Sécurité sociale belge vient de fêter ses 75 ans. Une histoire mouvementée, entre progrès et reculs. Une histoire méconnue et dont les enjeux politiques sont trop souvent réduits à des considérations techniques ou d’efficacité. Pourtant, la Sécu est plus qu’une simple assurance, et les choix qui la concernent peuvent dessiner des projets de société radicalement antagonistes.
- Cédric Leterme

Une vision différente de l’histoire

Le lien entre l’empowerment, la puissance d’agir et une vision différente de l’histoire passe également par la notion de genre. Sous peine de rendre incomplètes cette réflexion et cette ébauche d’actions nécessaires à la visibilisation de la femme afrodescendante dans notre société.
- Francine Esther Kouablan

Femmes et santé

Qu’on l’appelle empowerment ou pouvoir d’agir (ou que l’on n’ait pas de mot précis pour le désigner), on voit se multiplier le processus par lequel des travailleurs et des travailleuses tentent d’inventer des chemins pour impliquer les publics. Le référentiel Auto-santé des femmes[efn_note]P. Maquestiau, P. De Ghellinck, C. Markstein, M. Jaquet, Auto-santé des femmes, Monde selon les Femmes, 2017. De nombreuses autres ressources sont disponibles sur le site www.femmesetsante.be. L’asbl propose des ateliers autour de ces thèmes et peut accompagner des partenaires.[/efn_note] est l’une de ces initiatives. À travers un support unique, il a la particularité de s’adresser à la fois aux participantes et aux professionnelles chargées de les « empowerer ».
- Dorothée Bouillon

Le pouvoir d’agir expliqué à mes enfants

Tous les rapports sérieux prédisent un réchauffement global qui sera catastrophique. L’érosion de la biodiversité atteint des niveaux jamais atteints, les inégalités sont la cause et la conséquence des perturbations écologiques. Depuis que vous êtes venus au monde, je cherche à forger votre regard critique, mais je m’interroge : quelle posture adopter ?
- Jean-Philippe Robinet

Le jardinier des maisons médicales

Médecin récemment retraité, diplômé en santé publique et cofondateur de la maison médicale de Barvaux-sur-Ourthe dans les années 1970, Jean Laperche est un transmetteur de passion. Il a d’ailleurs aidé un grand nombre de maisons médicales à se créer. « Il sème des graines, dit-on de lui. Il est bienveillant et attentif en attendant de les voir éclore. »
- Caroline Detry, Dr Jean Laperche, Oriane De Vleeschouwer

Des patients aux commandes

Parce qu’il est né de la volonté et du travail d’un groupe de patients, le projet de la maison médicale Racines de Forest a quelque chose d’inédit : chaque élément de l’édifice a été pensé par l’intelligence réunie de professionnels de la santé et de bénéficiaires de soins. Aujourd’hui, elle est fonctionnelle et continue d’être pilotée par ses patients.
- Boureima Ouedraogo et Irène Balcers, Eric Cazes, Nour Eddine M’Rabet, Simon Elst

Varier les approches

L’intelligence s’évalue souvent à la mesure du langage. Conséquences : on développe souvent des séquences de formation autour d’un contenu écrit ou verbal à transmettre et on laisse parfois sur le bord du chemin des gens qui(…)

- Yves Gosselain

L’émancipation : une tambouille de savoirs, savoir-faire et postures

Nous avons fait l’hypothèse que les concepts de pouvoir d’agir et d’empowerment étaient pertinents pour analyser nos manières de faire et dessiner des horizons. Ces concepts drainant avec eux l’idée de processus, d’action et de rapports de pouvoirs, ils nous semblaient constituer de bonnes boussoles.
- Dorothée Bouillon, Fanny Dubois

Introduction

Nous sommes tous les témoins, voire le soutien, des luttes émergentes des jeunes pour le climat, des revendications des soignants et de celles des gilets jaunes. Elles nous interpellent parce qu’elles sont portées par des personnes(…)

- Dorothée Bouillon

Acte et forfait : une même finalité

La Fédération des maisons médicales (FMM) a pour particularité de rassembler des maisons médicales financées au forfait et des maisons médicales financées à l’acte. Cette diversité constitue une richesse pour l’ensemble des acteurs, mais elle peut être aussi une source de tensions.
- Pauline Gillard

TAM-TAM : une campagne de convergences

Pendant près de deux ans, la campagne TAM-TAM a rassemblé près de septante organisations de la société civile autour des effets du néolibéralisme. Elle a contribué à rapprocher les mouvements sociaux, principalement le mouvement climatique, le mouvement syndical, le mouvement des gilets jaunes ainsi que divers acteurs de la santé.
- Brieuc Wathelet

Les pages ’actualités’ du n°92

Avanti !?

Arc-en-ciel, olivier, coquelicot, Vivaldi, Arizona, suédoise, jamaïcaine, rouge romaine, violette, turquoise, orange bleue. La Belgique, terre de peintres, de poètes, de musiciens… et de jardiniers ? Depuis les élections du 26 mai 2019, la politique belge est(…)

- Fanny Dubois

Thierry Bodson : « La façon de faire changer le monde et d’aboutir sur les revendications que l’on défend, c’est de faire mal à ceux qui détiennent le capital » 

Le nouveau président de la FGTB dessine plusieurs lignes de force de son mandat à la tête du syndicat socialiste.
- Pascale Meunier, Thierry Bodson

Améliorer l’accès à la justice des plus vulnérables

En s’inspirant du modèle des maisons médicales ? À l’heure où le droit se complexifie, l’accès au conseil juridique est essentiel pour comprendre ses droits et les exercer. Le droit à l’aide juridique est consacré dans notre Constitution. Il s’agit d’un droit fondamental « pivot » parce qu’il doit permettre aux individus de faire valoir leurs autres droits fondamentaux. Un système d’aide juridique qui ne permet pas un accès efficace au conseil juridique aux plus vulnérables participe ainsi à leur appauvrissement et à leur exclusion sociale.
- Emmanuelle Debouverie, Élise Dermine

La formation « Accueil » est sur les rails

Depuis longtemps, le Groupe Accueil Fédé (GAF) souhaitait la création d’une formation qualifiante. C’est chose faite : les premiers étudiants sortants viennent de recevoir leur titre.
- Pascale Meunier