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Note de fin


1er janvier 2011,

« … un médecin du Premier Empire, s’il avait pu ressusciter, ne se serait pas senti trop dépaysé parmi ses confrères du début du XXème siècle. »[[Un vieux médecin raconte... Dr Armand Colard, J. Goemaere, Bruxelles, 1978. ]. Cette observation du Dr Armand Colard qui inaugura son diplôme de médecin durant la guerre de 1914-1918 ne pourrait être répétée aujourd’hui.

Elle évoque pour nous, en premier lieu, les progrès techniques inouïs du siècle écoulé, mais très vite on sent qu’ils sont loin d’être seuls à rendre compte du nouveau paysage de la santé. C’est en effet une mutation profonde aux plans social, politique et économique qui a permis que ce progrès technique porte ses effets et puisse bénéficier au grand nombre. Mais surtout, c’est l’idée même de santé qui a mûri et continue de mûrir. De l’absence de maladie, elle est devenue une conception globale du bien-être. Elle a débordé le niveau du soin et de la pathologie pour intégrer les déterminants non médicaux de la santé et plus personne aujourd’hui ne conteste l’impact majeur de l’organisation sociale ou de l’environnement sur la santé et ses inégalités.

C’est ce contexte qui détermine notre réflexion sur l’avenir des professions de santé. A ce titre, elle ne porte pas une revendication sectorielle mais un projet de société.

Cet article est paru dans la revue:

n° 55 - janvier 2011

Du futur des métiers aux métiers du futur

Santé conjuguée

Tous les trois mois, un dossier thématique, et des pages « actualités », consacrées à des questions de politique de santé et d’éthique, à des analyses, débats, interviews, relations d’événements (colloques, parutions récentes), au récit d’expériences vécues...