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Sophie Crapez : « Aujourd’hui, nous sommes vraiment dans la fabrique du sans-abrisme »


Santé conjuguée n°113 - décembre 2025

Directrice de l’association Comme chez nous, qui accueille des personnes sans abri à Charleroi, et experte en cette matière au cabinet du ministre wallon de l’Action sociale, Sophie Crapez commente les mesures de restriction qui visent le plan fédéral Grand Froid. Elle alerte également sur les mécanismes structurels qui touchent ces publics.

Comme chez nous a été créé en 1994. Comment a évolué votre action ?

S. C. : Nous avons ouvert notre centre d’accueil de jour en 1995 avec l’aide de bénévoles, en réponse à la loi de 1993 abrogeant le vagabondage. Jusqu’alors, il y avait moins de personnes vivant dans la rue… puisqu’elles pouvaient se retrouver en prison. Où allaient-elles dormir et qu’allaient-elles faire le jour ? Comment allaient-elles se nourrir ? Trouver un logement ? Comment répondre à leurs besoins ? En 2000 sont arrivés les relais sociaux en Wallonie et avec eux la volonté de coordonner les dispositifs locaux ; l’action s’est professionnalisée et déployée en même temps que le phénomène du sans-abrisme prenait malheureusement de l’ampleur. Tout comme, en parallèle, la crise du logement. Aujourd’hui, trente ans plus tard, notre approche pédagogique globale – que nous appelons « l’accueilpagnement »1 – propose depuis le seuil de la rue un centre d’accueil de jour d’urgence, des insertions multiples, sociales et socioprofessionnelles, une réponse aux besoins primaires, l’accompagnement vers et dans les logements, et surtout le premier pas vers l’accompagnement à plus long terme. Tout cela traversé par la vision de la prévention et de la promotion de la santé dans toutes les politiques.

Les situations que vous rencontrez ont également évolué en trente ans ?

Oui. Nous sommes témoins de situations d’errance, de précarité aux problématiques multiples et surtout cumulatives. Des situations de plus en plus nombreuses aussi. Nous sommes passés d’une centaine de personnes différentes accueillies au début des années 2000 à 1 750 l’an dernier rien que sur notre site. Aujourd’hui, nous sommes vraiment dans ce que l’on appelle la fabrique du sans-abrisme : le manque structurel de logements est tel que les publics qui nous préoccupent n’y ont plus accès sans l’aide des dispositifs de logement social ou assimilé. On sait pourtant que le logement est le premier déterminant social de la santé ; or, le seuil d’accès s’est très fort relevé. Les grandes visions de politique publique et de planification de logement sont bien souvent hors sol, sans lien avec les réalités des personnes dont nous nous occupons. Nous avons donc une position non pas de suivi de ces politiques publiques, mais plutôt de proposition et d’interpellation liées à la volonté que c’est par les gens et avec les gens que l’on va construire les politiques publiques adaptées à leurs problématiques.

Et vous êtes entendus ?

Rappelons que nos matières concernent l’ensemble des niveaux de la lasagne institutionnelle et qu’avant ce gouvernement-ci nous avons été amenés à nous impliquer dans des lieux de concertation et de proposition à ces différents niveaux. On peut considérer qu’il y a eu un certain nombre d’avancées en matière d’accès aux droits fondamentaux ; une série de statuts ont pu soutenir des personnes qui étaient dans des difficultés importantes : le statut BIM a évolué, les règles de fonctionnement du revenu d’intégration, l’adresse de référence pour les personnes sans abri. Des outils ont vu le jour, ont été mis à notre service et forcément au service des populations finales. Ce sont quand même des victoires. S’il n’y avait que ça, on aurait probablement pu endiguer le phénomène. Sauf qu’il faut tenir compte de la dualisation de la société. Un mur en béton armé sépare aujourd’hui ceux qui ont accès à un logement parce qu’ils sont dans les conditions requises, notamment avoir un emploi et produire trois fiches de paie, et ceux qui ne le sont pas. Face au défi majeur de la crise du logement, les politiques publiques et le secteur n’ont pu faire face malgré des dispositifs comme les agences immobilières sociales, les sociétés de logement de service public ou encore les associations de promotion du logement, que l’on connait moins bien, mais qui sont des structures plus agiles, qui vont chercher du partenariat public/privé, qui combinent logement et accompagnement. La crise du covid-19 a aussi relevé significativement le seuil d’accès aux droits avec la numérisation. Nous sommes toujours en train de nous battre contre les conséquences de ces pratiques qui perdurent. Un autre élément contribue à la fabrique du sans-abrisme, c’est la crise de l’accueil des migrants. On peut croire cette problématique réservée à Bruxelles, mais ce n’est plus le cas. Les gens circulent et arrivent dans des dispositifs comme le nôtre. Le nombre de personnes sans titre de séjour ou qui ne peuvent en obtenir a explosé par rapport au précovid. Cela fait partie de la dimension structurelle.

Quelle place occupez-vous dans ce paysage, en particulier à Charleroi ?

Selon l’angle, nous aimons dire que nous sommes soit le dernier filet de sécurité, soit le premier seuil sur la rue. On dénombre quelque 50 000 personnes sans abri dans le pays. Le plus connu est le sans-abrisme de rue, mais il y a aussi toutes les personnes qui sont en institution, en maison d’accueil, en hospitalisation, en prison, qui vivent chez des tiers et qui n’ont ni logement personnel ni adresse personnelle. À Charleroi, l’habitat est particulièrement dégradé, des gens n’ont toujours pas de point d’eau correct, vivent dans des abris de fortune, dans des garages, présentent des problèmes de santé mentale – qui ne sont pas des problèmes subsidiaires. Le maillage des transports en commun complique l’accès aux services. Dans le cadre des plans de cohésion sociale, nous nous rendons dans les lieux délocalisés pour tenter de soutenir les personnes là où elles sont. C’est une forme de prévention. Le logement et l’alimentation sont des piliers. Nous travaillons donc aussi l’accessibilité à une alimentation saine. Nourrir plutôt que remplir le ventre. Un exemple concret : nous sommes bénéficiaires de centrales de dons alimentaires, qui nous font parvenir aussi ce qu’elles reçoivent, c’est-à-dire des chips, des boissons sucrées et des éléments de ce genre. Il est à la fois compliqué de dire non à dix caisses de gaufres et important d’expliquer que nous ne souhaitons pas fabriquer des diabétiques… La promotion de la santé ne vise pas uniquement les bénéficiaires. Elle vise aussi les bénévoles, les travailleurs, les donateurs, l’institutionnel.

Dernier filet de sécurité ou premier seuil, c’est particulièrement vrai durant l’hiver ?

En hiver, on ne veut pas de morts en rue. C’est très émotionnel, car on meurt en rue l’été aussi. La rue pour certaines personnes, c’est 365 jours par an, quels que soient les événements climatiques. Le plan Grand Froid fédéral a été déclenché lors d’hivers particulièrement rigoureux. Il a perduré parce que le besoin ne faisait que grandir. Il est venu suppléer ce qui se faisait tant au niveau communal que régional, à savoir la volonté de couvrir au maximum les 24 heures d’une journée pour des publics en recherche d’abri. La solution devrait être d’investir durablement dans la recherche de briques et dans la mise à disposition de logements durables, une solution axée sur la promotion de la santé. L’ajout de lits temporaires est un pis-aller au regard de la stratégie. Il existe des projets hybrides qui ne proposent pas une place de plus en abri de nuit, mais un logement qui permet de se poser pendant deux ou trois mois et de régler une série d’autres difficultés. De faire tremplin aussi, avec une approche psychomédicosociale à long terme. Et ça fait la différence. Il faut continuer à être créatif, en sachant que 1 euro investi dans le cadre de l’aide à la personne en amont des problématiques multiples qu’elle rencontre sera beaucoup plus rentable qu’en y répondant lorsque celles-ci seront ancrées.

Le fédéral s’est désengagé de ce plan au motif de compétences usurpées2, quelle est votre réaction ?

Alors que l’Organisation mondiale de la santé recommande de la transversalité dans l’ensemble des politiques, car c’est cela qui va permettre de faire levier, ce n’est pas du tout ce qui est mis en œuvre. L’emploi est concerné, le logement est concerné, les villes et les communes sont concernées, tous les ministères sont concernés. Cette affaire de financement du plan Grand Froid pour cinq grandes villes, dont Charleroi, est la pointe de l’iceberg. Ce n’était que 65 000 euros pour chacune, dira-t-on, mais ces villes sont elles-mêmes sous oxygène… La reprise de ce budget par le régional est apparue comme un sauvetage, or l’intérêt était que cela reste une matière fédérale et que l’ensemble des niveaux de pouvoir du pays reste impliqué. Certes nous n’avons pas perdu cette aide financière, mais nous avons perdu une bataille de principe.

Selon la Déclaration de Lisbonne 3, plus personne ne devrait dormir dans la rue faute d’abris d’urgence accessibles, sûrs et adaptés d’ici à 2030. C’est réaliste ?

Un objectif ambitieux, c’est essentiel. Sans cela on est soumis à la politique des petits pas. Pouvoir se raccrocher à une déclaration européenne reste un levier. Les acteurs de terrain, les administrations et même un certain nombre de politiques continuent à travailler avec cette ambition, mais en étant conscient – comme en réponse aux inondations – que l’on a beau créer des dispositifs de plus en plus performants, à un moment donné, il y a un effet de seuil : les inondations continuent et la fabrique du sans-abrisme est en marche.

Des choses se mettent en place dans le cadre de cette déclaration ?

Au niveau organisation politique, interfédérale par exemple, les cellules interministérielles, les CIM, sont des lieux de coconstruction et de discussion. Quand on parvient à trouver un consensus, ça fait avancer le schmilblick. Quand les situations sont trop polarisées, ce sera un donné pour un rendu… Mais structurellement, elles sont en place, elles sont pilotées et il y a une volonté de les faire avancer. La Déclaration de Lisbonne est un cap. De là à dire qu’il sera atteint… Au moins fait-elle partie des guidelines qui sont difficiles à remettre en cause, parce qu’elles sont communes, parce qu’elles sont supranationales. Malheureusement, elles ne sont pas contraignantes, comme beaucoup de déclarations.

De quoi le secteur aurait-il besoin pour enrayer cette fabrique du sans-abrisme ?

Surtout de ne pas continuer à détricoter l’ensemble des acquis sociaux ! Même s’ils présentent des limites, nous verrons quand ils ne seront plus là combien ils étaient performants. Accorder aussi de la flexibilité aux dispositifs, notamment pour la création ou la rénovation de logements, parce que nous sommes dans un carcan administratif et financier. Faire confiance aux populations cibles : par méfiance on met tout le monde dans le même sac, tout le monde est tricheur, tout le monde est profiteur. Il y en a sans doute, mais l’ensemble en fait les frais. C’est un nivellement par le bas. Par rapport au terrain : on doit donner les moyens à ceux qui tentent de lutter contre le phénomène ou de développer des alternatives, permettre d’accéder administrativement et financièrement à des moyens rapidement mobilisables en fonction de l’évolution de la situation, de réorienter les actions rapidement. C’est la question, croissante, de l’agilité des dispositifs. Les grandes déclarations sont importantes parce qu’elles donnent un cap et tant mieux, mais quelles sont les étapes pour les mettre en œuvre ? Elles doivent être courtes, efficaces. Je pense que c’est un enjeu du secteur d’arriver à se rendre accessible et à parfois adapter sa temporalité, à faire le grand écart entre les situations d’urgence vitale des gens qui se présentent au seuil de la rue et la volonté de mener des programmes à long terme sur le logement, sur l’alimentation et la santé globale des personnes.

 

 

  1. https://asblcommecheznous.com.
  2. P. Lorent, « Le fédéral coupe les vivres aux plans Grand Froid », Le Soir, 19 septembre 2025.
  3. Commission européenne, Déclaration de Lisbonne sur la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme, 21 juin 2021, https://employment-social-affairs.ec.europa.eu.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°113 - décembre 2025

Introduction n°113

Héritage de mai 68, l’idéal autogestionnaire est porté par les maisons médicales depuis leur origine dans les années septante. Aujourd’hui, le fonctionnement des équipes des 141 maisons médicales membres de la Fédération est toujours basé sur(…)

- Marinette Mormont, Pauline Gillard

Pour aller plus loin

Histoire, fondements et actualités Collectif, Autogestion. L’encyclopédie internationale, 11 volumes. Syllepse, 2018, www.syllepse.net. A. Croquet, « L’autogestion, une expérience qui n’a pas dit son dernier mot », Barricade, 2012, www.barricade.be. H. Lepage, Autogestion et capitalisme, Masson, 1978. I. Leruth, « L’autogestion,(…)

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Rapports de domination en contexte d’autogestion

Bien qu’ils ne soient pas observables empiriquement, les rapports sociaux de domination structurent la société et n’épargnent pas le secteur des maisons médicales. Rapports de classe, de genre et de race émaillent la vie de ces collectifs. Comment se manifestent-ils et comment sont-ils appréhendés ?
- Pauline Gillard

Gestion et coordination, des rôles en quête de légitimation

Face aux profondes évolutions du contexte de travail, les fonctions de gestion et de coordination se sont quasi généralisées dans les maisons médicales. Cette professionnalisation entre parfois en tension avec les principes de l’autogestion et peut générer des situations inconfortables.
- Pauline Gillard

L’autogestion dans les maisons médicales membres de la Fédération : état des lieux

Pour mieux comprendre comment se vit l’autogestion au sein des membres de la Fédération des maisons médicales (FMM), nous avons esquissé un état des lieux du fonctionnement des équipes, des instances et des méthodes organisationnelles mises en place. Pour ce faire, un questionnaire leur a été adressé d’avril à juillet 2025 via un formulaire numérique.
- Madli Bayot

Autogestion : un cadre vivant, mais bousculant

Depuis leur origine, les maisons médicales pratiquent l’autogestion. Ces expérimentations se heurtent-elles aujourd’hui à tant d’obstacles qu’elles seraient source de souffrances au travail ? Ou sont-elles au contraire toujours vécues comme un projet émancipateur permettant de prendre soin autrement ?
- Marinette Mormont

S’outiller pour prendre soin de l’autogestion

Le projet Mutu-a de l’asbl collectiv-a visait à renforcer les pratiques de gouvernance partagée au sein d’équipes soignantes et d’institutions de soin à Bruxelles. Plusieurs maisons médicales ont pris part aux intervisions et formations proposées durant deux ans. Retour sur ce processus avec David Petit, facilitateur chez collectiv-a.
- Marinette Mormont

La démocratie au travail

Sociologue et professeure à la faculté de sciences économiques à l’UCLouvain, Isabelle Ferreras rappelle l’histoire entremêlée de l’autogestion et du capitalisme, de même que les liens entre conditions de travail et participation politique.
- Pascale Meunier

Gouverner par les nombres

Bruno Frère, sociologue et professeur d’épistémologie des sciences sociales et théories critiques à l’Université de Liège, nous éclaire sur les notions de normes, de quantification et, in fine, la dépersonnalisation du travail tapies derrière ce concept phare du néolibéralisme.
- Pascale Meunier

Les conditions de l’autogestion

L’autogestion vise à mettre en pratique des valeurs essentielles : démocratie, autonomie, égalité, participation, solidarité, justice sociale. Bien vécue, elle peut être féconde : responsabilité, motivation, engagement, créativité, dynamique collective, sentiment d’appartenance, cohésion, adaptabilité…
- Dr André Crismer

Filmer le quotidien de l’autogestion

À la maison médicale des Houlpays, dans le quartier liégeois d’Amercœur, l’équipe s’organise en autogestion depuis plus de vingt ans. Cerise, Cécile, Lisette, Stephen et leurs collègues prennent des décisions ensemble, mais, entre la théorie militante et la pratique, s’accorder s’apprend chaque jour. C’est cette mise en pratique, mouvante et imparfaite, que la réalisatrice Dorothée Bouillon, chargée de projet en éducation permanente à la Fédération des maisons médicales, explore dans le documentaire Travail soigné.
- Adrien Maes

Réenchanter les processus démocratiques

Véritable ADN des maisons médicales, l’autogestion s’expérimente depuis une cinquantaine d’années dans des lieux de soins qui tendent vers l’égalité, la non-hiérarchie et la participation authentique des travailleurs, travailleuses et des patients, patientes en vue d’œuvrer(…)

- Marinette Mormont, Pauline Gillard

Des patients dans les instances

Depuis leur création, les maisons médicales veillent à impliquer les patients et les patientes dans les soins curatifs, préventifs et communautaires qu’elles dispensent. Plus rarement d’application, leur participation dans les instances de décision soulève des réticences tant dans les équipes qu’auprès des premiers concernés.
- Pauline Gillard

Le sexisme : « un sujet toujours brûlant »

Se former et s’outiller pour prendre conscience et agir face aux propos et comportements sexistes dans son milieu professionnel. Tel est l’objectif d’un groupe de travailleuses de maisons médicales liégeoises.
- Pauline Gillard

CSSI : se regrouper pour mieux accompagner

Travailler ensemble pour favoriser une prise en charge globale et intégrée : c’est le défi que se sont lancé les CSSI, les centres social santé intégrés, qui proposent sous un même toit plusieurs services d’aide et de soins. Quels sont les modes d’organisation mis en place pour y parvenir ? Visites de Goujonissimo (Anderlecht) et de Ribaucare (Molenbeek).
- Marinette Mormont

Chronologie d’un idéal

D’hier à aujourd’hui, les principes d’une autogestion des travailleurs et des travailleuses se sont frottés aux diktats de l’entreprise. Avec quelques belles victoires, dont voici un aperçu non exhaustif.
- L'équipe éducation permanente

Actualités 113

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Edito n°113

13 janvier : journée d’action en front commun syndical en réaction aux négociations gouvernementales, manifestation pour défendre les pensions. 27 et 28 janvier : grève des enseignants en Wallonie et à Bruxelles. 13 février : manifestation nationale contre les mesures antisociales du(…)

- Pascale Meunier

Transitions de genre : repenser les lignes de soin

Comment les parcours de transition se sont-ils constitués comme un objet ultraspécialisé de la médecine ? Quelles en sont les conséquences sur l’accès et les conditions du soin ? Quelle place la médecine, notamment de première ligne, peut-elle y occuper ? Et comment son engagement pourrait-il contribuer à transformer le paysage de la santé trans ?
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Pour réduire les inégalités de santé, une approche holistique est nécessaire : dépasser les approches et politiques sectorielles en favorisant les collaborations entre les acteurs de la santé et de l’accompagnement social, impliquer les populations concernées. C’est l’objet d’un récent colloque qui a réuni plusieurs pays francophones[efn_note] « Quels modèles de collaboration social-santé pour améliorer l’équité en santé ? Enjeux et analyses de cas », Equity Health Lab-ULB, 20 octobre 2025.[/efn_note].
- Céline Mahieu