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Mobilisations

« Climat et santé : l’urgence d’une action politique et collective » Prise de parole à Rise for Convergence

escargot feu

Canicules, sécheresses, santé, éducation, services publics, droits sociaux… tout est lié !

Voilà pourquoi la Fédération a participé à l’action organisée par Rise for climat ce dimanche 6 septembre à Bruxelles.

Ce rassemblement s’inscrit également dans la préparation de la Marche Climat du 11 octobre 2026 à Bruxelles, on se mobilise ! Au programme à venir, des ateliers pancartes et des départs groupés à Bruxelles, Liège, …

Comme l’a rappelé notre collègue Pauline Gillard, de la Fédération des maisons médicales, dans son discours :
🥵 « Les épisodes climatiques extrêmes que nous avons vécus cet été étaient annoncés depuis des décennies. Pourtant, nos représentant·es ont choisi de prolonger la vie d’un système à bout de souffle, au détriment de la qualité des conditions de vie du plus grand nombre et du vivant, de la santé de toutes et tous.

Au cours de l’été, les soignants et soignantes des maisons médicales en ont été les premiers témoins. Les patients ont souffert de coups de chaleur, de déshydratations sévères, de décompensations cardiaques et respiratoires, d’insuffisances rénales, de détresse psychologique. Sans parler des nombreux rendez-vous annulés entrainant un report de soins.» 😡

Nous devons politiser la canicule. 💪

Retrouvez les mots de notre collègue, qui s’est aussi exprimé ce dimanche au nom du groupe Urgences écologiques et santé de la Fédération. 👇

Les discours politiques et médiatiques dominants présentent souvent les catastrophes climatiques comme des catastrophes naturelles imprévisibles. Or les épisodes climatiques extrêmes que nous avons vécus cet été étaient annoncés depuis plusieurs décennies. Comme l’étaient ceux qui les ont précédés. Ils résultent d’un manque de prise au sérieux des discours scientifiques. Ils résultent aussi de l’inaction climatique des gouvernements successifs et de leurs visions court-termistes. Malgré les nombreuses alertes des climatologues, nos représentants et représentantes politiques ont choisi de prolonger la vie d’un système capitaliste à bout de souffle. Ils ont continué à défendre les intérêts financiers d’une minorité privilégiée. Et ce, au détriment de la qualité des conditions de vie du plus grand nombre et du vivant.

Or l’environnement est l’un des principaux déterminants qui influencent la santé. Les effets des bouleversements climatiques sont nombreux, mais très inégalement distribués au sein de la population. Les classes populaires pâtissent le plus des changements climatiques. Pourtant, ce sont elles qui y contribuent le moins. Et elles manquent de moyens pour s’y adapter. Au cours de l’été, les soignants et soignantes des maisons médicales en ont été les premiers témoins. Les patients ont souffert de coups de chaleur, de déshydratations sévères, de décompensations cardiaques et respiratoires, d’insuffisances rénales, de détresse psychologique. Sans parler des nombreux rendez-vous annulés entrainant un report de soins. La gestion de la canicule s’est résumée à prodiguer des conseils de prévention individuels du type « hydratez-vous » et « prenez soin de vos proches ». Ces conseils ont profondément choqué. Ce qui choque, ce n’est pas la légèreté de ces conseils, mais leur dépolitisation : on responsabilise les individus plutôt que d’agir concrètement et collectivement. Il est temps de regarder la réalité en face et de prendre des décisions fortes. Comment survivre quand on vit seul dans un logement mal isolé situé dans une zone bétonnée ? Plus globalement, l’enchainement d’évènements climatiques hors normes que nous avons vécus a mis un peu plus sous pression le personnel des services de secours et de santé. Un personnel déjà épuisé et malmené par plusieurs décennies d’austérité.

Alors que faire ?

Plutôt que d’aborder séparément les enjeux sociaux, environnementaux et sanitaires, dans des politiques publiques encore trop cloisonnées, la FMM plaide en faveur d’une action transversale sur les déterminants de la santé. L’objectif : plus de justice sociale et environnementale. Au même titre que la santé, l’écologie doit devenir la boussole de toutes les politiques, sans faire porter le poids des efforts par les catégories sociales les moins favorisées.

Face à l’augmentation des besoins de soins liés aux bouleversements écologiques et climatiques, la FMM appelle aussi à renforcer le financement structurel des soins de santé primaires. Il faut miser sur une approche préventive et sur la valorisation des pratiques pluridisciplinaires, déployées à l’échelle des quartiers et des bassins de vie, pour éviter des hospitalisations et des examens injustifiés qui coûtent cher à la collectivité.

Face aux urgences sociales et écologiques et à leurs impacts sur la santé, il importe aussi de politiser les colères qui couvent sur le terrain. Il faut soutenir la détermination des soignants et des patients qui veulent agir tant qu’il est encore temps. Cela passera notamment par le renforcement de nos alliances avec d’autres acteurs et coalitions auxquelles nous prenons part, comme la Coalition santé, le mouvement Santé x Nature x Logement ou le mouvement de convergence qui nous rassemble aujourd’hui.