Aller au contenu

Ces histoires qui donnent sens


Santé conjuguée n°99 - juin 2022

Seraing, octobre 2002. Ce n’était pas l’Ardenne, d’où je venais, ses vallées et ses pâtures, ses villages paysans d’il y a vingt ans… Ce n’était pas l’Afrique, où je voulais aller, dans mon imaginaire de jeune médecin nourri aux images de l’humanitaire de MSF.

Seraing, c’était les rues ouvrières bordées de maisons de brique rouge tendance noir, aussi étroites que semblables. C’était, dans un autre imaginaire, les usines de la métallurgie après avoir été les belles fleurs des mines. Ses rues de l’Espérance (ou de l’Espoir) et de bonne Fortune (ou du Hasard), appelées ainsi en évocation dans ces lieux industriels où ils faisaient défaut. Seraing et son gradient socioéconomique qui marque sa géographie et sa population, comme dans Port-au-Prince, Rio, Liège et toutes les autres villes du monde : les bidonvilles et le dernier quart (du) monde en vallée, dans les limbes de la pollution industrielle, et les villas et bonnes écoles au-dessus de la mêlée et des nuées, en hauteur. Le Seraing des chiffres, des clichés et des histoires lues dans La Meuse, voire l’impression que l’on peut en avoir quand on la traverse rapidement, de quelques minutes à quelques jours, quand on l’effleure, de peur de se salir… Seraing quand ce n’est qu’une ville étape [1].

Un autre Seraing

Mes deux années de jeune médecin généraliste dans l’une des plus anciennes maisons médicales belges (Bautista van Schowen) m’ont fait découvrir un autre Seraing. Grâce à ma position de soignant dans ce type de structure, mais aussi à ses habitants. Et ça a constitué une révélation qui me nourrit toujours, sous d’autres latitudes.

Jeune diplômé, je quittais « la diabétique de la chambre 103 » des hôpitaux universitaires, « le beau cas » du service de chirurgie cardiovasculaire, en « uniforme » de tablier blanc immaculé, stéthoscope au cou, pour apprendre la médecine générale, de ville ou de famille selon les pays, les maladies de tous les jours avec des patients du quotidien, en habit « civil » sans signes qui me distingueraient d’eux, ces couples italiens, espagnols, marocains ou turcs qui étaient venus chercher du travail et avaient aussi reçu la silicose en plus des remarques ségrégationnistes, aux côtés d’Angélique qui avait des soucis avec la vie et le cocktail de drogues qu’elle prenait pour les supporter, avec la famille M…, débordante et bigarrée, cousins congolais qui échappaient dans la joie à la tuberculose et à la vie simple.

Je me suis assis à leur table, au milieu des factures ou des cannettes, j’ai partagé le café qu’ils s’empressaient de préparer en prélude des visites. J’ai écouté leurs plaintes, entendu leurs aspirations, constaté avec eux la hauteur de la montagne. J’ai palpé leur dos douloureux, leurs artères tendues, examiné leur peau moite. J’ai accompagné leurs doutes et leurs joies. J’ai participé à leur choix de vie, de santé et quelquefois de mort. Au fil des rencontres, je me suis fait inviter dans leur intimité.

J’ai appris comment l’histoire d’un père peut influencer le parcours d’un enfant, la manière dont des difficultés scolaires rendent difficile la compréhension de ce que le médecin de l’hôpital raconte, comment d’autres emplois précaires ont remplacé les mines et amené d’autres problèmes de santé, appris qu’il n’est pas toujours sensé de prescrire un nouveau traitement ou un examen complémentaire quand on se rapproche de la fin du mois, compris qu’il est déjà merveilleux de n’avoir que ces quelques problèmes de santé dans cet appartement insalubre. Non par curiosité de ma part ou manque de pudeur de la leur, mais parce que mon métier me le demande. Comme tous les soignants de première ligne, comme j’appelle aussi celle et celui qui accueillent et qui écoutent, qui donnent un coup de main dans des factures, etc. Mon travail, et c’est écrit dans les livres, nécessite de prendre en charge les personnes dans leur « globalité », dans leur « contexte de vie » ou encore « en prenant en compte les déterminants non médicaux de la santé ».

Une source d’inégalité

Actuellement, en chiffres, c’est dix ans. Dix ans de différence d’espérance de vie selon que l’on est instruit et nanti ou que l’on est ignorant et mendiant. Dix ans de survenue plus précoce d’un cortège de maladies physiques et mentales. D’autres réalités, d’autres chiffres. Principalement explicables par cette terrible loi d’accès différencié à la santé – celui qui en a le plus besoin est celui qui y a le moins accès. Et par une difficulté de pouvoir faire entendre et comprendre leurs histoires.

Entendre ces histoires, au niveau d’une rue, d’un quartier, d’une commune, lire ce livre d’histoires, c’est lire un livre d’Histoire. Et cela m’a permis d’avoir de nouvelles clés de lecture de société. Et nous, soignants de la ligne de soins qui les côtoient au plus près, seuls ou en équipe de nos maisons médicales, fournit des moyens d’écrire des plaidoyers pour un meilleur logement, des manifestes pour des conditions de travail adaptées, des mémorandums pour un enseignement inclusif, des argumentaires pour un accès aux soins de santé essentiels… Travailler dans les soins pousse à faire de la politique…

Ces accompagnements sur quelques mois et puis peut-être quelques années, si le gouvernail de leur vie n’est pas trop chahuté par les conditions socioéconomiques et ne les fait pas changer trop rapidement de cap et finalement nous éloigner, me permettent de suivre leurs espoirs, leurs bonnes (et mauvaises) fortunes et finalement de vivre une partie de leurs émotions. Et finalement de mieux les comprendre. Aurais-je fait mieux ? Aurais-je autant de courage, face à ces coups du sort, face à ces coups de société ? N’aurais-je pas abandonné ? Bu plus encore ? Fait de plus gros shoots de drogues ? N’aurais-je pas moi aussi mon corps pétri de douleurs ? Devant cette nouvelle narration de leur vie, je les trouvais admirables. À ces bagnards des rues en briques, je trouvais des similitudes aux forçats de mes campagnes. Et progressivement la reconnaissance que j’avais pour les seconds se transférait aux premiers.

Un espace de respect

La maison médicale, mon cabinet, mon bureau, ma chaise : des endroits où le jugement n’a pas sa place. Et où, suite à ces démonstrations de courage dans ces adversités, j’applique toujours une politesse, peut-être légèrement surannée, Mr…, Mme…, pour marquer le respect qui leur est dû. Pour certains, il s’agit des seuls endroits où ils peuvent rentrer, être connus et reconnus, sans devoir acheter, consommer ou s’excuser de ne pas être ce que l’on attend d’eux, où on va les appeler par leur prénom et leur nom, leur serrer la main et les raccompagner à la porte, demander des nouvelles de leur chat, demander leur avis sur la musique dans la salle d’attente… Je soupçonne depuis longtemps certains accueillants et certaines accueillantes de faire autant de bien que certains soignants de cabinets par ces différentes marques de reconnaissance et certains patients de venir à la maison médicale en avance ou d’y trainer pour en bénéficier.

J’ai ensuite compris que recomposer leur histoire me fournissait aussi des moyens d’agir. C’est même devenu une des meilleures manières d’aborder la complexité en médecine. Se rapprocher du récit de vie des personnes pour y tirer les lignes de force autant que les lignes de fragilité. Redéfinir les actions de soins et donc de santé au plus près de ce qui fait sens pour la personne que l’on accompagne, c’est ce qui est au cœur de l’approche centrée par objectif (ou goal oriented care). Cela fait partie depuis longtemps de l’ADN des soins aux personnes âgées, aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale ou aux publics marginalisés. Depuis peu, cette approche est aussi mise en avant pour les personnes avec des problèmes chroniques complexes, devant l’échec des approches classiques centrées sur les maladies, dictées par les soignants. On va placer l’action sociale avant l’action médicale si cela a plus de sens pour la personne. On privilégie un bien-être, même temporaire, au lieu de chiffres de tension ou de longévité. D’autres objectifs, et une autre vitesse. « Seul, on va vite. Ensemble on va loin »… et peut-être mieux. Étoffer, enrichir, compléter… là s’ouvre alors une voie que nous cherchions depuis trop longtemps, en médecine, à réduire, classer, délimiter, circonscrire pour approcher le complexe.

Aimer pour écouter, écouter pour transmettre

Progressivement, au contact de mes patients et de leurs histoires, je pense sincèrement que je suis devenu un meilleur soignant. De Seraing au quartier nord de Liège, actuellement. Probablement la même expérience pour d’autres soignants à Schaerbeek, Charleroi, Namur ou Léglise. J’ai écouté et vécu des histoires terribles et des aventures fabuleuses, au-delà de toute fiction et au-delà des clichés. Je reprends souvent pour moi cette phrase que j’attribue à un cycliste soignant liégeois : « Je vis mille vies, celles de mes mille patients. C’est fabuleux ! ». Des scénaristes n’auraient qu’à y cueillir les meilleurs récits.

Écouter leurs histoires me permet de mieux ressentir, de comprendre et d’agir. Et surtout, d’aimer. D’aimer mon métier et d’aimer les personnes que j’accompagne. Au-delà de l’admiration que la connaissance de leur parcours faisait naitre en moi, je me découvrais une réelle affection pour ces personnes que je soignais. Rien de plus beau que ce sourire édenté qui est une marque de résistance à cette chienne de vie qui a trop cogné, que ces tatouages incompréhensibles, mais qui illustrent tellement bien un labyrinthe de vie, que ce tutoiement que je reçois comme une marque supérieure de respect ou d’intégration, que ce repas ingouche partagé au coin d’une table dans une cuisine trop petite. Chacun ou chacune portait en elle ou en lui quelque chose, de l’anecdote à l’épisode de vie, qui me faisait jouir de leur compagnie. Les aimer, en tout ou en partie, me permet de durer à leurs côtés. Ces rayons de soleil qu’ils représentent, et je peux être le seul à les percevoir comme tels, me font accepter leurs nuages et leurs moments d’orage. C’est d’autant plus nécessaire que ces histoires, dans ces quartiers, en ces temps, sont rudes. Et que c’est de continuité, d’une certaine constance et probablement d’une confiance dont ces personnes ont besoin. Si elles ne parviennent pas écrire elles-mêmes leur histoire, il est nécessaire et utile que quelqu’un soit là pour récolter leurs épisodes, les aider à recoller certains morceaux, trouver l’une ou l’autre réponse et continuer à vivre.

Ces histoires trouvent aussi leur place dans des cahiers et dans des livres. Souvent j’écris, en écho de ce que je lis et vis de mes patients. Pour moi d’abord, peut-être pour mes enfants, car je profite tellement de ces expériences de vie que je souhaite faire grandir la mienne. Plus rarement, j’écris pour l’extérieur. Je le faisais davantage quand j’étais jeune médecin, pour témoigner de la puissance de ces histoires, de ce que je découvrais. À Liège, les maisons médicales avaient leur petit journal où les soignants écrivaient. Le marchand d’Orviétan, s’il ne fournissait pas d’impossibles solutions, nous permettait d’échanger, stimuler, apaiser… Beaucoup de médecins sont devenus écrivains, pour prendre distance, pour témoigner, pour créer [2]. En plus d’être une sorte d’exutoire, la littérature est devenue un moyen d’apprentissage de la médecine. Ce courant de la narrative medicine qui permet de mieux apprendre la maladie par le témoignage de patients, par des récits de vie, qui sort la maladie des livres et la replace au cœur d’une vie. D’autres livres de référence qui font doucement leur entrée dans les bibliothèques des facultés de médecine.

Mon métier, et ce qui me passionne, c’est s’intéresser aux histoires de mes patients. Je lis les pages qu’ils veulent bien dévoiler, au fil des consultations. Celles qu’ils ne peuvent plus cacher. In fine, je reçois plus que je ne donne. Les écouter, les comprendre, les respecter, les aimer, les accompagner dans leurs choix de vie qui deviennent mes objectifs de soins, pour que mes soins aient du sens pour eux et pour moi.

Au terme de ces deux années de formation, Seraing était devenu mon village. J’avais l’impression d’avoir toujours vécu là. D’être à leurs côtés. À ma place. Le jour où j’en ai été le plus fier est quand je l’ai fait visiter à mon fermier de père, en lui expliquant ce que je voyais au-delà des briques et des usines. Je savais qu’il comprenait. Les histoires se croisaient.

[1Clin d’oeil à Seraing, ville étape du Tour de France en 2015.

[2A. Crismer, « Littérature, patients et médecins et réflexions sur la doulou », Santé conjuguée n° 77, décembre 2016.

Cet article est paru dans la revue:

Santé conjuguée, n°99 - juin 2022

Santé et droits culturels

Si l’on compare la Déclaration d’Alma-Ata, la Charte d’Ottawa ou la Déclaration de Jakarta avec les référentiels des droits culturels tels que la Déclaration de Fribourg ou le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, on constate à quel point ces textes construisent un sens commun.
- Thibault Galland

Un centre culturel sans lieu

Comment un petit centre culturel peut-il contribuer à permettre l’exercice des droits culturels à une population alors qu’il ne dispose pas d’infrastructure, pas de salle de diffusion, pas de programmation ?
- Sabine Lapôtre

La démocratie culturelle, un déterminant de la santé ?

La démocratie culturelle comme horizon, mais aussi comme chemin pour fédérer les luttes, pour définir et conduire les conflits porteurs d’un déploiement des dimensions culturelles de l’ensemble des droits humains.
- Ariane Estenne, Sarah de Liamchine

L’art de soigner

Passe-temps pour les uns, passion pour les autres, l’art et la culture font du bien à l’âme. Le monde de la santé – à commencer par la psychiatrie – a amorcé une reconnaissance des vertus de l’art sur la santé des patients. Plus largement, c’est la santé de tous les citoyens qui est favorisée par les pratiques culturelles et créatives.
- Marinette Mormont

L’école de la nuit

Après quarante années de travail de nuit, ce n’est pas l’épuisement qui reste dans ma mémoire d’infirmière puis de cadre, bien que ce soit l’aspect le plus inconfortable, mais le souvenir engourdi des heures passées à réfléchir seule dans ma salle de soins et les interminables discussions avec les patients et mes collègues.
- Anne Perraut-Soliveres

Lever de rideau sur le burn-out

Né de la rencontre d’un groupe de patients réunis par leur thérapeute, le spectacle de théâtre-action Brûlés de l’intérieur raconte l’expérience du burn-out qu’ils et elles ont traversée. Soutenue par la Compagnie Maritime, cette création originale témoigne de leur vécu pour sensibiliser et mieux comprendre les ressorts de cette autre épidémie du moment.
- Pauline Gillard

Introduction du n°99

La culture embrasse plusieurs définitions : celles de civilisations, d’idéologies, de connaissances, de comportements, de caractéristiques. On parle aussi volontiers de culture ouvrière, de culture d’entreprise, de culture de masse, de culture populaire, de culture générale, de(…)

- Frédéric Palermini

Histoire d’un moment cabossé

Mon spectacle devait sortir en février dans un théâtre que nous appellerons X. Or le directeur revient sur sa promesse verbale et annule quatre accueils de projets, dont le nôtre. Le théâtre Z alors me propose de venir chez lui, mais le spectacle devra sortir début décembre. Formidable, sauf que c’est deux mois plus tôt, et que le metteur en scène est peu libre et que le dramaturge a de sérieux problèmes de santé…
- Jean-Luc Piraux

David Murgia : « Un artiste, un auteur raconte bien plus de choses sur l’humanité quand il choisit des personnages en situation extrême de fragilité »

Le comédien joue Pueblo, un texte d’Ascanio Celestini qui met en scène une galerie d’invisibles, de personnages, de gens que nous croisons tous tous les jours dans la vraie vie, sans les voir. Une clocharde qui ne fait pas la manche sur le parking d’un supermarché, un manutentionnaire africain sans papiers, une caissière, un gitan, une tenancière de bar…
- David Murgia

Ces histoires qui donnent sens

Seraing, octobre 2002. Ce n’était pas l’Ardenne, d’où je venais, ses vallées et ses pâtures, ses villages paysans d’il y a vingt ans… Ce n’était pas l’Afrique, où je voulais aller, dans mon imaginaire de jeune médecin nourri aux images de l’humanitaire de MSF.
- Jean-Luc Belche

C’est quand qu’on soigne ?

Il me semble que j’ai toujours eu envie de photographier les personnes que je soignais. L’idée m’a effleurée dès mes premières visites à domicile, et elle ne m’a pas lâchée ensuite. Pourtant elle me dérangeait un peu…
- Madeleine Camus

Actualités n°99

Edito Sc 99

Vincent Lindon, président du jury, ouvrait le Festival de Cannes avec ces mots : « La culture n’est pas une aimable excroissance ni un futile ornement de la société, elle n’est pas en marge. Elle en(…)

- Fanny Dubois

Carine Thibaut : « Les luttes ne s’arrêtent jamais parce qu’elles sont dans la continuité d’un débat sur l’injustice, sur l’inégalité »

Greenpeace défend activement l’environnement depuis un peu plus de cinquante ans, mais son champ d’action s’étend à de nombreux autres pans de notre société. La porte-parole de l’antenne belge de l’ONG en rappelle les valeurs.
- Pascale Meunier

Assuétudes, soins de santé et Covid-19

Le coordinateur d’une structure santé-social bas seuil dresse un état des lieux des conditions de vie des usagers et usagères de drogues en pleine crise sociosanitaire. « Fin avril 2020, nous sommes au cœur du confinement, les usagers de drogues en situation de sans-abrisme sont terriblement fragilisés et violentés par la situation sanitaire. Les déplacements dans l’espace public sont interdits, plus de ressources issues de la mendicité ou du travail au noir, plus d’approvisionnement de drogues, plus d’accès aux toilettes publiques, aux services sociaux, aux centres de jour, aux bains publics, aux poubelles des restaurants, peu d’information sur la situation… »
- Camille Fortunier

L’immense combat du Syndicat des immenses

Le Syndicat des immenses en 12 500 signes ? C’est impossible, tant nos actions depuis trois ans ont été nombreuses, riches et variées ! Mais l’on va docilement se plier à l’exercice, tout en invitant instamment les curieux et autres intéressées à visiter notre site www.syndicatdesimmenses.be.
- Laurent d'Ursel

Maison médicale et enjeux de santé publique

En 2015, les Nations unies ont voté les dix-sept Objectifs pour un développement durable, plus ambitieux que les Objectifs du millénaire pour le développement, votés en 2000. L’idée était d’aller vers un monde plus juste, meilleur à vivre pour la population et plus durable pour la planète. Tous ces objectifs peuvent être atteints s’il y a la volonté politique. La crise du Covid-19 a montré que les gouvernements pouvaient prendre des mesures fortes quand ils le voulaient.
- Dr André Crismer

Réfugié ou migrant ?

Ukraine, Méditerranée, Afghanistan, Syrie, Manche… Ces endroits ne sont pas célèbres pour leurs paysages uniques, mais parce qu’ils font régulièrement la une des journaux. Ce sont des zones de départ, des zones de passage, et surtout des zones où des humains risquent leur vie.
- Enrico Balducci