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Points de vue sur l’adaptation de la formation des soignants à leur pratique professionnelle

14 décembre 2007

Cinq groupes focalisés ont été organisés à la Fédération au printemps 2007 pour recueillir des avis sur la question. Trois ont été menés au sein de groupes sectoriels, donc monodisciplinaires (assistants sociaux, kinés, médecins généralistes), et deux lors de rencontres pluridisciplinaires d’intergroupe, à Charleroi (IGC) et Liège (IGL).

Une rencontre était prévue avec un groupe d’infirmières, mais elle n’a pas eu lieu. Ce secteur est néanmoins représenté dans les deux groupes pluridisciplinaires.

Au total, ce sont 4 accueillantes, 7 kinés, 12 médecins généralistes, 5 infirmières et 6 assistantes sociales qui ont pu s’exprimer.

Un groupe d’enseignants des filières de formation initiale a également été réuni pour envisager les initiatives existant dans le secteur. Les groupes ont été animés sur base de guides d’entretien, selon un protocole commun .

Merci à tout-e-s les participant-e-s, aux rapporteurs, à Farida Boujraf qui a animé deux des groupes, et à Valérie Pigache et Laurence Cantillon qui ont retranscrit les entretiens .

ANALYSE DES ENTRETIENS

Les entretiens ont été intégralement retranscrits.

Parallèlement et indépendamment, une grille a été construite (par une personne qui n’a pas préalablement pris connaissance du contenu), sur la même base que le guide d’entretien des rencontres : la nécessité de « construire une critique de ce qui existe » en matière de formation. Huits thèmes on été retenus, pour sélectionner des énoncés jugés utiles à cette construction. De la lecture de ces énoncés a été tirée une synthèse par thème. Un des thèmes, celui des acquis de la formation, a été abandonné au terme de la lecture. Un seul énoncé avait pu être retenu. Ce n’est pas surprenant, puisque aucune question du guide d’entretien n’était orientée sur les acquis.

REMARQUES GÉNÉRALES

D’une manière générale, la première question du guide d’entretien, centrée sur le souvenir personnel, a amené les participant-e-s à s’exprimer sur leur propre formation, et non la formation des soignants en général, de sorte qu’il n’y a pas beaucoup de différences entre les propos des groupes mono et pluridisciplinaires.

C’est plus dans le mode d’échange que des différences se marquent, les groupes sectoriels étant plus interactifs, moins strictement structurés par le guide d’entretien.

Il aurait sans doute été utile d’utiliser des formulations différentes pour l’un et l’autre type de groupe, mais ça n’a pas été anticipé lors de la préparation des rencontres. Une des conséquences est que, dans le seul groupe où était présentes des accueillantes, on ne perçoit pas leur point de vue, à travers la retranscription, puisqu’elles ne sont pas, elles-mêmes, concernées par la question.

Les personnes rencontrées ont en commun l’attente d’une formation moins en un bloc. En mettant ensemble les diverses propositions, on aboutit à une formation constituée de modules en tronc commun destinés à tou-te-s, d’une formation de base spécifique à chaque profession, d’une formation spécialisée sur certaines problématiques liées au type de pratique, d’un contact supervisé avec la pratique, d’échanges avec d’autres professions, et de formations complémentaires ultérieures.

Plusieurs personnes, parmi les différents métiers du soin, dénoncent la prégnance du modèle hospitalier sur les contenus et les méthodes d’enseignement, et, d’une manière générale, sur l’image de la santé et des soins qui est enseignée.

ANALYSE PAR QUESTIONS THÉMATIQUES

1. Le vécu du passage de la formation à la pratique professionnelle

La plupart des personnes évoquent le stress provoqué par le fait de se retrouver seul-e pour décider et agir en présence des patients, avec une pression sur la charge de travail et le temps.

Il faut souligner que le propos porte plus sur les conditions dans lesquelles on travaille que sur la formation elle-même.

Il n’y a que dans le groupe des médecins généralsites qu’un vécu positif a été rapporté.

Énoncés retenus

AS

-  Décalage entre l’école et la vie professionnelle.

IGC

-  Quand j’ai commencé ce qui a été le plus générateur de stress c’est le temps de la consultation à savoir le temps de ma réflexion par rapport à ce que m’exposait le patient et là dessus ce que je devais répondre et apporter comme solution.

-  Quand on est sur le terrain, c’est 5 patients qu’on doit soigner avec un autre matériel et tout doit être clôturé pour midi.

-  Un début pas trop difficile.

-  Tout ça a été très stressant et presque trop pour pouvoir réfléchir sereinement.

-  On a été cocooné pendant des années et là on se retrouve tout seul.

-  Stress par rapport à des ordres médicaux imprécis ou des informations imprécises.

-  Quand on est devant des cas et que l’on ne sait plus appeler personne un soir à deux heures du matin c’est quand même un peu stressant.

-  J’ai pas eu trop de mal enfin j’ai garder quelques bons souvenirs.

-  La solitude du médecin qui fait sa première consultation en solo. A l’époque il n’y avait pas d’assistanat donc c’était encore plus l’inconnu. IGL.

-  Le passage sur le terrain n’était pas simple car il y avait peu de formation pratique.

Kiné

-  Dans mon souvenir, c’était très peu confortable. Je me sentais très larguée.

MG

-  Le passage s’est bien passé.

-  Je suis rentrée à la fois joyeusement et inconsciemment.

-  A l’époque on était en groupe, on se posait des questions collectives.

2. Le choix motivé d’un type de pratique

Peu d’éléments autour de ce thème. Plusieurs participant-e-s ont choisi la pratique en équipe, et en maison médicale, souvent pour la réputation de qualité du travail qui y est mené, mais aussi à la suite d’opportunités de stage ou autres. Plusieurs arrivent en maison médicale après un début dans d’autres cadres.

Énoncés retenus

AS

-  Je n’ai pas commencé en maison médicale.

-  J’avais choisi justement travailler en maison médicale.

IGL

-  Dès que j’ai pu travailler en maison médicale je l’ai fait.

MG

-  Je voulais travailler à ATD Quart monde.

kiné

-  Toi comme moi on savait clairement que l’on ne se retrouverais pas seule.

3. Le passage de la formation à la pratique comme souvenir marquant, déterminant

Personne ne semble éprouver de difficultés à se souvenir de ce moment, mais il n’est pas présenté comme fondateur.

Énoncés retenus

IGL

-  J’ai des souvenirs d’avoir été très perdue mais ce n’était pas inattendu, j’avais une équipe qui m’entourait.

-  J’ai fait une année santé communautaire qui m’a beaucoup appris et j’aimais bien que ce ne soit pas trop construit car ça ouvre l’horizon.

4. Les ressources pour répondre aux difficultés rencontrées

Les premières ressources mises en avant, dans tous les secteurs, sont les collègues. L’adaptation de la formation du jeune soignant à sa pratique semble se faire, avant tout, par une sorte de compagnonnage, surtout avec des pairs (éventuellement dans le réseau), mais aussi à travers le soutien du reste de l’équipe ou du réseau. Ce compagnonnage est avant tout informel. Les demandes et leurs réponses ne sont ni structurées, ni validées, ni analysées, ni partagées avec d’autres. Ces relations semblent structurer l’identité même des personnes, des secteurs et des réseaux. Le compagnonnage est jugé essentiel, également, quand il est formalisé, par exemple dans l’assistanat en médecine générale ou dans les réunions d’équipe.

Les patients constituent l’autre grande ressource, également citée par tous les secteurs, sauf les kinés.

Énoncés retenus

AS

-  Je me suis formée avec les patients (CITÉ 2 FOIS).

-  L’assistante sociale d’une autre maison médicale.

-  Le réseau (CITÉ 3 FOIS).

-  La supervision professionnelle personnelle.

-  Les formations complémentaires (CITÉ 2 FOIS).

-  Une licence complémentaire.

-  Surtout les collègues.

-  Une formation en systémique.

IGC

-  Au début, on peut faire appel au système hospitalier mais bon c’est la difficulté.

-  L’avantage d’être dans une maison médicale, c’est qu’on a plusieurs personnes vers qui se tourner.

-  Si j’étais pas en maison médicale, travailler au domicile sans passer par une équipe qui m’apprend mon métier finalement ce ne serait as possible.

-  Je demandais surtout aux collègues (CITÉ 4 FOIS).

-  Association locale d’infirmières.

-  Amis médecins .

-  La recherche bibliographique plus que mes syllabus : les revues.

-  Sites Internet (CITÉ 2 FOIS).

-  Les spécialistes mais il faut oser et être patient.

-  Formations plus ciblées.

IGL

-  Ce qui a facilité a été d’une part le travail en équipe.

-  Les maîtres de stage que l’on a dans les assistanats ou les remplacements constituent une sorte de prolongement de la formation et de l’accompagnement et pour moi c’est cette étape là qui est très importante, c’est un relais par rapport au premier patient.

-  C’était intéressant d’avoir quelqu’un dans le cabinet à côté que je pouvais appeler ou en garde qui pouvait me superviser.

-  Je l’ai appris en partie à Anvers, un cours de réflexion là-dessus, médecine basée sur les niveaux de preuve qui analysaient l’information et lui attribuaient une certaine valeur pour la classer.

-  En Afrique, dans un dispensaire que j’ai appris à gérer tout ça.

-  Les profs d’unif certainement pas !

-  Des individualités que l’on a rencontrées au cours de nos stages et avec qui on garde des bonnes relations et qui sont des tuyages et ressources importantes.

-  Mes copines de classes.

Kiné

-  C’est surtout à des formations ultérieures et des outils extérieurs que je me suis sentie plus à l’aise concrètement (CITÉ 2 FOIS).

-  J’ai pu échanger avec d’autres collègues et me rassurer par rapport à mes compétences.

-  J’étais contente de trouver ces formations kinés à la Fédération.

MG

- J’ai eu du boulot tout de suite après ma formation, j’ai eu toujours quelqu’un sous la main au cas où.

-  On était porté par le groupe.

-  Je l’ai découvert à l’étranger.

-  Les patients te donnent aussi les ressources.

-  La ressource ça a été les MAISONS MEDICALES.

-  Les réunions de secteurs sont très enrichissantes et sont en elles-mêmes des formations continues.

-  J’ai été à Anvers 6 mois après 5 années de boulot, j’ai eu à ce moment-là un regard plus ouvert sur une façon de travailler.

5. Les lacunes ressenties dans la formation

C’est le thème qui a suscité le plus de commentaires, d’idées, de commentaires, mais le cadre y poussait.

Dans la démarche qui est la nôtre, il ne faut probablement pas en conclure que les lacunes sont nombreuses, mais plutôt que les intervenant-e-s les connaissent et ont quelque chose à dire de la manière de les réduire.

Tous les secteurs pointent un manque de formation sur le système de soin et leur rôle dans ce système, sur les aspects administratifs de l’organisation de la pratique, sur la relation avec le soignant, sur la communication dans le réseau, dans l’équipe et avec le patient.

En plus, chaque profession pointe des manques plus spécifiques : la prise de décision et la prescription chez les médecins, la complexité des questions de santé chez les infirmières, la prise de distance et l’intervention au domicile du patient pour les assistants sociaux, sur la pratique de soin chez les kiné. Ce sont ces derniers, parmi les secteurs rencontrés, qui se sont montré les plus critiques sur leur formation.

Enfin, il nous paraît utile de souligner cette lacune, pourtant pointée par un seul intervenant, kiné, mais sans doute pertinente pour tou-te-s : un manque de préparation à l’échec.

Enoncés retenus

AS

-  Toutes les formations qu’il fallait faire après en arrivant dans le milieu professionnel pour trouver un premier emploi.

-  Un manque d’outils.

-  Outils d’analyse.

-  Education permanente.

-  La législation, Le fonctionnement de la mutuelle.

-  Le contact au domicile des gens.

-  J’ai dû me former moi-même.

-  Recul (CITÉ 2 FOIS).

-  Ce qui concerne l’évolution personnelle, la remise en question.
-  Le fonctionnement dans un groupe.

-  Dés la formation il faudrait avoir des relations avec les étudiants d’autres formations et pouvoir partager tout ça. rencontre avec des AS ou des maîtres de stages.

-  Le néerlandais.

IGC

-  Dans les grandes lignes je savais quel traitement apporter mais pas pratiquement quels médicaments prescrire (CITÉ 2 FOIS).

-  On n’est pas préparé au rôle de prescripteur.

-  La gestion de l’incertitude.

-  Par rapport à tout ce qui est légal. Tout ce qui peut être fait et tout les actes qui peuvent être sanctionnés.

-  La dynamique dans laquelle on se trouve par rapport au système de soin.

-  Manque de connaissance de ce qu’est la relation soignant patient au domicile (CITÉ 3 FOIS).

-  Administration de la pratique, législation (CITÉ 4 FOIS).

-  La relation.

-  Formation mono et pluridisciplinaire.

-  Rôles dans le réseau d’intervenants (CITÉ 2 FOIS).

-  Communication (dans l’équipe, avec le patient).

-  Pas d’enseignement en bloc, mais de l’interconnexion.

-  Fonction de synthèse en médecine générale.

-  Gestion des plaintes.

IGL

-  On n’était pas vraiment formés pour la prise de décision.

-  La souffrance des gens est quelque chose que l’on n’a jamais parlé en médecine.

-  Tout ce qui est relationnel n’a jamais été abordé non plus.
-  Pouvoir se remettre en question dans ce que l’on fait. Travailler plus sur le relationnel aussi.

-  Chez nous non plus en kiné, tout l’aspect relationnel et psy il n’y a rien.

-  Au niveau des gestes techniques il faudrait quelque chose de plus systématique.

-  Les enjeux des médicaments en Belgique, pour moi c’est essentiel.
-  Tout ce qui est législation du travail, on n’est pas informé là-dessus.

-  Il y a des choses qui sont communes, je pense au relationnel, l’approche de la souffrance.

-  La formation à l’écoute.

kiné

-  Impression de ne pas avoir de bagage pour soigner, de ne pas être apte à soigner directement.

-  Stages ils n’étaient pas en corrélation avec ce que l’on fait pratique en maison médicale ou en cabinet privé.

-  Au niveau de la formation administrative par exemple. rien du tout.

-  Chez nous nous n’étions pas préparé à la relation soignant-soignés.

-  Pas préparé à l’échec du traitement.

-  Est ce que l’écoute a sa place dans une formation ?

-  La théorique de la psychologie peut aider le patient

MG

-  La confiance des patients qui s’en remettent à toi .et ça je n’y étais pas préparée.

-  Je suis sorti complètement immature de mes études.

-  Apprendre le doute.

-  Je n’avais d’approche de la santé publique.

-  Je n’ai pas eu l’impression d’avoir appris « la place du patient ».

-  On perd de l’expérience de vie pendant ces études.

6. Les apprentissages jugés inutiles

Peu d’énoncés à retenir, alors qu’il y avait une question de relance explicite à ce sujet.

Faut-il en conclure qu’au bout du compte, contrairement à ce qui se dit souvent, la critique de la formation s’exprime plus en termes de manque (de choses importantes) que d’excès (de choses inutiles ) ? Ou plutôt que le rôle de sélection de la formation est accepté ?

Énoncés retenus

IGC

-  Des contenus inutiles.

-  Des supervisions avec des psychiatres, on aurait dû l’avoir plus tard.

-  L’image du docteur que ses études entraîne : la représentation du « docteur ».

kiné

-  L’hydrothérapie.

-  La religion.

-  Les cours de natation.

-  Les cours de physique.

-  La physiothérapie : j’ai eu un stage très mauvais.

-  La méthodologie dans la recherche scientifique.

7. Les attentes par rapport à la formation continuée

La motivation de départ est liée aux contenus, en fonction des problèmes rencontrés dans la pratique.

Mais une grande partie des attentes concernent les rôles et attitudes, la supervision, … Même si ce n’est pas formulé comme ça, c’est probablement une indication sur le type de méthodes à mettre en œuvre.

Énoncés retenus

AS

-  Je suis à la recherche de formations concernant la santé mentale mais elles sont surtout destinées aux médecins.

-  Apprendre à ne pas faire à la place des gens.

IGC

-  En fonction des contenus (CITÉ 2 FOIS).

-  On fait parti du même groupe de recyclage obligatoire qu’on ne voit pas comme une obligation. On choisit nos thèmes en fonction nos besoins.

-  On se spécialise dans ce qu’on connaît déjà bien.

-  Approche psy (soins palliatifs p.ex).

-  Approche pluridisciplinaire (soins palliatifs, p.ex).

-  Au niveau de la formation commune il faudrait passer par une application de ce que nous avons comme terrain commun, la formation pourrait se trouver au niveau de ces terrains communs.

IGL

-  Ce que je sens pouvant être important pour moi et pour les patients de la maison médicale.

-  Pour les médecins, elle est obligatoire, c’est un peu particulier. Je la suis ici à l’IGL car je décide aussi du contenu de la formation, je la suis aussi à l’université car ce sont des formations de qualité ; il y a la Société scientifique de médecine générale qui offre un large choix. Quand je vais là-bas c’est plus pour faire face à des difficultés que j’ai rencontrées ou à des obligations de me former.

-  C’est plus échanger sur des difficultés que l’on a et s’enrichir des expériences des autres.

-  Une supervision, les jeux de rôle, la mise en action et l’observation par rapport à ça. Il faut se lancer et je trouve les jeux de rôle très importants dans la relation, l’analyse, être observé dans ce que l’on fait et s’améliorer.

-  C’est au bout quand même de quelque temps que l’on se rend compte de ses lacunes.

-  Il y a un mot commun c’est « soignant ». Je pense à un questionnement où chacun devrait se positionner par rapport à ce rôle et il y a une base commune, un travail qui peut être très intéressant et toucher tous les secteurs en même temps.

kiné

-  C’est surtout en fonction du contenu plutôt que du lieu.

-  Manque de supervision entre nous : analyse de la façon dont on travaille ; l’auto évaluation.

MG

-  La formation ne doit pas être automatiquement liée à ce que l’on aime, pour moi c’est aussi important de faire autre chose et d’apprendre autre chose.

-  La formation par rapport aux rencontres que l’on peut faire.

Rentrontre avec les enseignants

Une rencontre a été organisée avec un groupe de formateurs d’infirmièr-e-s, de kiné, de médecins généralistes et de travailleurs sociaux. L’entretien était centré sur les initiatives existantes pour tenter de rencontrer les critiques qui sont faites à la formation des intervenants.

Les préoccupations exprimées dans les groupes précédents sont partagées. Il y a une volonté de les rencontrer. Les médecins généralistes qui sortent seraient globalement plutôt satisfaits de leur formation, d’après les enseignants qui se sont exprimés.

Des initiatives existent pour organiser la transversalité entre disciplines durant les études. Ces initiatives restent isolées, ponctuelles et internes aux institutions.

Le groupe a pointé la difficulté de travailler certaines dimensions du soin en-dehors de la confrontation à la pratique. Les responsables de départements universitaires de médecine générale regrettent le manque d’articulation entre un projet politique et le milieu académique.

Dans les autres disciplines, on évoque les contradictions entre la réalité des stages et du travail et les valeurs enseignées. Ça concerne, par exemple, la place du patient, son autonomie.

Les initiatives qui existent résultent d’énergies individuelles dans des conjonctures favorables. Les freins à ces initiatives sont la puissance du système hospitalier, les barrières institutionnelles, les modèles de rôles, la complexité croissante du métier.


A télécharger : Annexe I (word, 145)


A télécharger : Annexe II (word, 146k)