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Intervision assuétudes

Jeudi 17 Octobre 2019 de 12h00 à 14h00
Jeudi 16 Janvier 2020 de 12h00 à 14h00
Jeudi 5 Mars 2020 de 12h00 à 14h00
Jeudi 7 Mai 2020 de 12h00 à 14h00
1er septembre 2019

Tu as une situation qui te pose question avec un patient présentant une dépendance  ? Tu es interpellé-e par les addictions chez tes patients  ? Une relation avec un patient dépendant est enlisée ou plus compliquée que prévue  ? Tu as une question précise concernant une dépendance  ?

Viens participer aux intervisions assuétudes, à l’Igl, un jeudi par mois. Le groupe est ouvert à tous les soignants, et s’interroge sur tous les types de dépendance. Nous discutons autour d’une situation de dépendance et nous nous exerçons à l’éclosion et l’émergence des questions, en groupe. L’attention est centrée sur l’aspect relationnel soignant-soigné. Ces intervisions sont encadrées par Christian Jacques, médecin d’Alto, et Christophe Morrone, psychologue en MM.  Tu peux venir à une séance mais une participation régulière reste l’idéal.

Accrédité 2 points en éthique pour les médecins.

Accueillir inconditionnellement chaque patient n’est pas, pratiquement, chose facile. Le patient usager de drogue, par ses comportements (généralement) visibles en salle d’attente, par les affects produits chez le thérapeute quant aux plaisirs et souffrances "interdites" mais tellement répétées, par sa responsabilité et son irresponsabilité dans les processus destructifs (personnels, familiaux, sociaux,...) nous oblige à "prendre position et place" dans la relation de soins. Il nous oblige également à négocier sans cesse les objectifs thérapeutiques. Par l’enrichissement des regards posés et des connaissances pharmacologiques, sociologiques et psychologiques, les séances d’intervision m’ont permis de ne pas trop m’éloigner de la zone de confort nécessaire à mon équilibre, tout en confortant la juste analyse de la Fédération sur la mortifère organisation néo-libérale de nos sociétés. Ne pas leur accorder une attention particulière participerait aux processus d’exclusion trop à l’œuvre actuellement (les "inutiles", les "loosers" de tout genre,...). Trop caricaturalement, les usagers de drogue n’ont même pas les miettes des liturgies de l’avoir dont se contente le peuple endormi, anesthésiant les volontés de modifier les rapports de force qui, par la majoration des inégalités, sont responsables de la vie des patients dont nous sommes les spectateurs, au mieux apeurés, au pire résignés.

Michel

Les intervisions addictions permettent des échanges très constructifs autour d’une situation même si au départ le cas pourrait paraitre peu intéressant. Le groupe amène à des échanges de bonnes pratiques. Quand je présente une situation, je ressorts toujours avec des propositions qui permettent d’enrichir le suivi. Ces rencontres sont fortes de la présence des deux intervenants extérieurs qui structurent la rencontre et permettent une vision plus "méta" face à ces situations. C’est lors de ces rencontre que j’y ai redécouvert l’utilisation d’outils comme le génogramme et la fiche "psyprécarité" qui amènent une analyse précise et assez complète de la situation.

Patricia