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Documentation

 

Vers une psychiatrie démocratique dans les milieux de vie

Namur, du vendredi 25 novembre 2011 au samedi 26 novembre 2011

Le Mouvement pour une Psychiatrie Démocratique dans le Milieu de Vie organise son second forum : "Vers une psychiatrie démocratique dans les milieux de vie..." pour partager les réflexions autour de son cahier de propositions politiques.

Au moment de la mise en œuvre de la réforme de l’article 107, voilà une occasion d’élargir notre vision de la santé mentale, et de notre rôle, en tant que maisons médicales, dans cette réforme.


Articulé autour de 7 ateliers auxquels des invités donneront vie, ce forum est l’occasion pour les participants d’explorer et de continuer à construire les propositions politiques produites par les membres du Mouvement. Chacun des ateliers se déroule à 3 reprises lors du forum avec, à chaque session, un invité différent.

[...] La santé mentale fait partie des préoccupations quotidiennes des maisons médicales, les problèmes vont croissant et elles revendiquent la reconnaissance de leur travail en ce domaine, un transfert massif de moyens des hôpitaux vers l’ambulatoire et de meilleures collaborations avec le secteur. La Belgique, championne d’Europe avec Malte de la concentration de lits psychiatriques, en compte seize fois plus que l’Italie.

Les maisons médicales partagent cette vision avec d’autres organisations et a donc décidé d’unir ses efforts avec elles, en adhérant au mouvement, pour réclamer d’urgence une réforme en profondeur de ce secteur de la santé [...] [1]

Dates, heures et lieu

25 et 26 novembre 2011

La Marlagne

Chemin des Marronniers 26

5100 Wépion

(plan disponible ici)

- Vendredi

10h00 : accueil

10h30 : Exploration du cahier de propositions politiques

12h30 : repas sandwiches

14h00-18h00 : 1ère séance d’atelier et pause au milieu

18h30 : souper

20h00 : quartier libre (bar, salon télé, sport, etc.)

- Samedi

8h00-8h45 : petit déjeuner pour les résidents

8h00 : accueil pour les participants du samedi

9h00-12h30 : 2ème séance d’atelier et pause au milieu

12h30 repas sandwiches

14h00-17h30 : 3ème séance d’atelier et pause au milieu


Formulaire d’inscription

Cliquez ICI pour découvrir les modalités d’inscription au forum.

Date limite des inscriptions au vendredi 11 novembre 2011.

Plus d’informations

- info@psychiatries.be

- 04 227 02 58


Programme et présentations

Les ateliers rassemblent une vingtaine de participants. Un invité ouvre le thème pendant une demi-heure. La durée de chaque atelier est de 3 heures, de manière à laisser le temps à chacun de cerner les enjeux, de se situer et de s’exprimer.

L’animateur veille à faire avec les participants le lien entre le thème de l’atelier et le cahier de propositions politiques du Mouvement.

Chaque atelier est amené à énoncer des remarques critiques et des améliorations des propositions politiques contenues dans le cahier.

- Travail de fou

« Le travail ne peut être une loi sans être un droit. », Victor Hugo.

Le travail de la personne en souffrance mentale est un sujet ambivalent. Ambivalence du travail lui-même, vecteur à la fois d’intégration et de souffrances. Ambivalence également du discours des intervenants : certains considèrent les déficits de la personne et insistent sur l’importance de rechercher et de conserver des allocations, tandis que d’autres misent sur les compétences de l’usager et tentent une réintégration dans le marché de l’emploi. En outre, quel rôle peuvent jouer les syndicats dans la défense des travailleurs qui ont des problèmes de santé mentale : les écarter de l’emploi dans une optique de protection contre un milieu pathogène ou défendre leur droit au travail dans des conditions acceptables pour tous ?

Vendredi 14h00-18h00 (animateurs : Pietro Gallo et un stagiaire d’Article 23 asbl)

Béatrice Jochmans et François Bernon du CRIT. Le Centre de Réadaptation psycho-sociale et d’Intégration au Travail offre temporairement un lieu de vie et de soins aux personnes adultes dont l’état de santé mentale ne permet plus une insertion sociale satisfaisante dans leur milieu habituel. Les outils du CRIT reposent sur trois piliers : les activités en rapport avec le corps, l’objet ou la relation, la vie communautaire favorisant les rencontres quotidiennes, la répondance adressée individuellement à chaque patient par un socio-thérapeute.

Sarah Limam, pour le projet Activation. Il s’agit d’une recherche-action menée conjointement par Article 23 asbl et l’AIGS. Ce projet vise « l’activation vers l’emploi et la formation des personnes souffrant de troubles de santé mentale en Wallonie ». A l’initiative des ministres régionaux de la santé, de la formation et de l’emploi, cette recherche-action a pour originalité de se pencher sur l’articulation des champs de la santé mentale, de la formation et de l’emploi.

Samedi 9h00-12h30

Heinz Evertz pour INTEGRA, un projet Européen qui s’inscrit dans une approche intégrée de la personne handicapée dans l’emploi ordinaire. Dans nos sociétés, certains citoyens sont exclus : ils n’ont pas accès aux mêmes droits ou opportunités qui sont offerts. Cette situation inégalitaire est présente dans différents domaines tels que l’éducation, la mobilité, l’emploi, l’accès au travail. Alors que ces domaines font aujourd’hui d’un individu qu’il est intégré socialement.

Samedi 14h30-17h30 (animateurs : Sarra Limam et un stagiaire d’Article 23 asbl)

Silvano Gueli, de Socrate Réhabilitation. Depuis 2005, l’Espace Socrate développe un programme de Soutien à la Formation et à l’Emploi pour des personnes avec une incapacité psychiatrique persistante. Ce programme, implanté au sein de l’hôpital psychiatrique Van Gogh, offre ses services à une vingtaine de bénéficiaires, utilise l’approche Choisir-Obtenir-Garder du soutien en emploi développée par le Centre de Réhabilitation Psychiatrique de l’Université de Boston.

- Fou dangereux

« Soyez fous, mais comportez-vous comme des gens normaux. Courez le risque d’être différents, mais apprenez à le faire sans attirer l’attention. », Paulo Coelho.

Pour une majeure partie de la population, maladie mentale rime avec irresponsabilité et dangerosité. Ces préjugés ne sont pas sans conséquence sur les droits des patients psychiatrisés ou la citoyenneté (Soins contraints, défense sociale). Peut-être que les cadres législatifs eux-mêmes façonnent les représentations d’irresponsabilité. Les médias en empruntant des raccourcis faciles augmentent eux-aussi la stigmatisation. Les institutions psychiatriques, en soignant dans des lieux à l’écart de la société, alimentent malgré elles une distance suspicieuse. Comment, dès lors, pouvoir découpler la maladie mentale de ces clichés qui lui collent à la peau ? Comment mettre en valeur les personnes et non les stigmatiser ? Quel(s) cadre(s) instaurer pour garantir une lutte effective contre les discriminations liées à la santé mentale ?

Vendredi 14h00-18h00 (animateurs : Youri Caels et Christophe Davenne)

Hugues Dorzée, 39 ans est journaliste au quotidien belge "Le Soir", attaché au service "Belgique". Licencié en Philosophie morale & communication (ULg), il est notamment chargé de questions de société relatives aux assuétudes, à la santé mentale et à la bioéthique.

Samedi 9h00-12h30 (animateur : Christophe Davenne)

Pacale Fransolet. Pascale est gourmande et elle le sait. Gourmande de travail, de rencontres, de... communication. Dès 2005, elle s’investit au Funambule pour rejoindre quelques petites années plus tard le Conseil d’administration de Psytoyens où elle siège actuellement comme vice-présidente. Dans le projet "Psylence Radio", elle renoue avec ses premières amours : le journalisme, la radio. Pascale se définit elle-même comme une usagère en santé mentale, une utilisatrice des services. Elle rejoindra d’ici peu (le 02 novembre) l’équipe mobile du projet 107 Titeca-Saint Luc au titre de pair-aidante à mi-temps. Elle a deux enfants et un désir : qu’ils soient fiers d’elle...

Samedi 14h30-17h30 (animateur : Christophe Davenne)

Invité à confirmer

- Croquer un argent fou

« La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. », Albert Einstein.

Les questions relatives au financement des soins de santé mentale sont amenées par la nécessité de transformer les services. Les hôpitaux psychiatriques, dont le financement tient à l’occupation des lits, sont en partie convertis dans des services dans les milieux de vie ; les réponses deviennent plus diversifiées et s’étendent au logement, à l’aide dans la vie quotidienne, à l’insertion, à l’emploi. Ces transformations nous forcent à inventer de nouvelles modalités de financement, entraînent un cocktail potentiellement explosif de préoccupations (le coût des soins dans le milieu de vie, les coupes budgétaires, … ). Elles nous confrontent à des problèmes de répartition des richesses actuelles (vers d’autres services, mais aussi d’autres secteurs ? d’autres pouvoirs organisateurs ? vers les Régions ? …). Dans une perspective démocratique, on peut aussi se demander comment faire participer « les acteurs » - et lesquels - à la distribution des ressources ? Nous pourrions chercher quelles modalités de financement encourageraient la participation à la planification et la régulation des services.

Vendredi 14h00-18h00 (animatrice : Dominique Dauby)

Invité à confirmer

Samedi 9h00-12h30 (animatrice : Dominique Dauby)

Jean-Marc Close est économiste de formation et travaille depuis plus de 20 ans dans le secteur des soins de santé. Arrivé au Service d’études de l’Union Nationale des Mutualités Socialistes en1991, il n’a jamais quitté le giron mutualiste tout en étant actif dans les cabinets ministériels socialistes fédéraux et régionaux compétents pour la santé et la sécurité sociale ou encore à l’Institut Émile Vandervelde. Aujourd’hui, il est Directeur des Études stratégiques de la Mutualité Solidaris, coordinateur général du Centre Hospitalier Spécialisé l’Accueil.

Samedi 14h30-17h30 (animatrice : Dominique Dauby)

Invité à confirmer

- Fous à délier

« La grande leçon de la vie, c’est que, parfois, ce sont les fous qui ont raison. », Winston Churchill.

Comment entraîner les acteurs (de santé) à négocier avec les usagers et leurs proches ? Un des défis est de permettre à ceux-ci de négocier les politiques de soins de santé qu’ils souhaitent mener dans des contextes où trop souvent les professionnels délimitent, seuls, les marges de liberté. Historiquement, les mutuelles ont à cet égard joué un rôle décisif dans le cadre des consensus de l’assurance soins de santé où elles rencontrent les prestataires, l’autorité publique et d’autres payeurs (employeurs et travailleurs). Qu’en est il aujourd’hui du rôle de ces mutuelles pour défendre les intérêts des patients psychiatriques ? Ces dernières années d’autres formes d’associations d’usagers et de proches ont vu le jour. Elles ont une place de proximité associant les personnes dans des actions locales. Ces associations poursuivent leur chemin et demandent d’être renforcées : cadre législatif de reconnaissance et de financement, place dans les instances de décisions des institutions ou du système de soin…

Vendredi 14h00-18h00 (animateur : Yves-Luc Conreur)

Joël Boydens

Samedi 9h00-12h30 (animateur : Yves-Luc Conreur)

Chantal Gelders, coordinatrice de l’asbl Psytoyens. Cette association cherche à faire entendre le point de vue des usagers à propos des services qu’ils utilisent, développer l’entraide entre pairs ; promouvoir la déstigmatisation, la non-discrimination et l’égalité des chances pour toutes les personnes confrontées à des problèmes de santé mentale : c’est autour de ces quelques idées que ce sont rassemblés des associations et comités d’usagers en Belgique francophone pour créer ’Psytoyens’.

Samedi 14h30-17h30 (animateur : Yves-Luc Conreur)

Invité à confirmer

- Monde de fous

« Les progrès de l’humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous. », Jean Jaurès.

On parle de soins dans le milieu de vie alors que la vie des personnes se fait toujours dans une diversité de milieux singuliers. Comment les institutions en santé mentale peuvent à chaque coup créer une configuration d’aides et de soins originale à chaque personne ? Cela demanderait de réfléchir aux conditions d’organisation qui permettent à chaque équipe de connaître les ressources du territoire et de développer une liberté de pensée et d’initiative. Au-delà de chacune des équipes, comment se met on à travailler ensemble ? Le « territoire » peut il être le concept qui permet de rassembler les acteurs et à quel degré de collectivité peut-il conduire ? L’élaboration de méthodes partagées, des instances communes d’évaluation, des politiques et des stratégies communes pour répondre aux besoins locaux de la population, une mutualisation des moyens et du personnel ?

Vendredi 14h00-18h00 (animatrice : Anne-Catherine Gigot)

Olivier Mariage : Médecin généraliste depuis 1981, actuellement directeur de la maison médicale Le gué à Tournai, implantée dans un quartier déshérité de la ville. Interpellé par la dimension politique évidente de la santé, son parcours l’a conduit à exercer également des fonctions d’attaché de cabinet chez le Ministre Detienne de 99 à 2004, de président du conseil d’administration de l’Hôpital psychiatrique de Tournai (2004/2009) et de permanent politique de la fédération des maisons médicales (de 1981 à ce jour), actuellement une des « chevilles ouvrières » de la mise sur pied du projet « 107 » de Tournai, en collaboration étroite avec le réseau ambulatoire et les hôpitaux.

Samedi 9h00-12h30 (animatrice : Anne-Catherine Gigot)

Charles Burquel, psychiatre, systémicien, directeur médical des Services de santé mentale Le Méridien et La Gerbe à Bruxelles. Il est vice-président de la Ligue Bruxelloise de Santé mentale et membre du conseil d’administration de la Plate-forme de Concertation en Santé mentale de Bruxelles. Il préside le Conseil d’administration de RAPA-L’Autre « lieu ». Il développe des projets de santé mentale dans les pays du Sud (Terre-Rouges). Il est membre du Mouvement pour une psychiatrie démocratique.

Samedi 14h30-17h30 (animatrice : Anne-Catherine Gigot)

Alex Neybuch a développé pendant une vingtaine d’année un projet d’aides et soins psychiatriques dans le milieu de vie (Siajef, Liège) dont il a été le directeur. Il a cherché tout autant à dés-instituer qu’à instituer de nouveaux rapports sociaux avec les personnes souffrant de problèmes psychiatriques. Il vivait ce travail comme une aventure personnelle où l’on est engagé en tant que sujet et comme projet politique où les droits des usagers étaient fondamentaux.

- Savant fou

« Les fous ont progressé, comme tout en ce monde. Maintenant, ils réfléchissent et parlent comme les autres hommes. Pour distinguer un fou d’un sain d’esprit, il faut s’adresser à un spécialiste. », Armando Palacio Valdés.

Les paradigmes de la santé se sont emparés de la folie et l’on parle aujourd’hui de « santé mentale » ou de « maladie mentale ». Cette emprise de la santé sur des problèmes qui sont aussi sociaux évite à la société de s’interroger sur les processus collectifs. Les portes d’accès aux soins en cas de trouble psychique sont toujours situées dans le monde de la santé. Mais ces problèmes ne débordent-ils pas le cadre médical pour affecter tous les aspects de la vie d’une personne, le logement, l’emploi, le vivre ensemble... Le savoir et les pratiques médicales ne sont donc pas les seuls à « faire soin » dans ce type de problématique. Une organisation transversale de l’aide et du soin est-elle une alternative fructueuse pour relativiser le pouvoir médical ? Nous devons aussi nous interroger sur les places respectives du savoir d’expérience et du savoir médical. En effet, la relation thérapeutique peut être une occasion de reconnaissance réciproque des partenaires comme co-constructeurs de savoirs et de pratiques.

Vendredi 14h00-18h00 (animatrices : Marie Absil et Eliane Bailly)

Daniel Schurmans (en compagnie de Charles Burquel) : Daniel Schurmans fut longtemps psychiatre hospitalier, il est toujours psychothérapeute. Il a travaillé notamment au Pérou et au Sénégal. Ses travaux concernent la psychothérapie individuelle et institutionnelle, l’ethnopsychiatrie, les rapports entre la psychopathologie, la culture et le contexte social. Il a fondé l’ASBL Tabane (qui succède à l’association « Racines Aérienne ») qui pratique une approche anthropologique de la psychiatrie et reçoit des patients exilés ou immigrés.

Samedi 9h00-12h30 (animatrice : Marie Absil)

Micheline Roelandt, psychiatre et licenciée en criminologie. Elle a travaillé durant 19 ans à l’Institut de Psychiatrie de l’hôpital universitaire Brugmann à Bruxelles et 7 ans comme médecin anthropologue à la prison de Dendermonde. Elle a participé dès les années 70 à un ensemble de rencontres plus ou moins informelles autour des questions de « l’enfermement ». Co-promotrice de l’Autre « lieu », elle s’est toujours investie à réfléchir aux politiques de santé mentale et aux effets délétères de l’institutionnalisation, que celui-ci soit « résidentiel » ou « ambulatoire ».

Samedi 14h30-17h30 (animatrice : Eliane Bailly)

Jean-Marie Lacrosse a été actif tout au long des années 70 dans le Réseau Alternative à la Psychiatrie. Il a ensuite poursuivi sa réflexion sur le domaine de la santé mentale en y consacrant sa thèse de doctorat, La décision sur soi. L’efficacité symbolique dans les psychothérapies (1992) et en fondant en 2007 le Ceppecs, un club de réflexion politique principalement dédié à l’éducation, la culture et à la subjectivité.

- Asile de fous

« On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n’y sont pas enfermés qu’ils ont encore la raison. », Montaigne.

Plus les personnes qui ont des problèmes de santé mentale ont un statut socio-économique affaibli, plus elles risquent de se retrouver en hôpital psychiatrique ou au milieu de nulle part. La dés-institutionnalisation devrait s’animer de la plus haute vigilance à ne pas abandonner les personnes. Dés-institutionnaliser, c’est aussi inventer des institutions qui rendent le monde habitable pour chacun. Comment vivent ceux qui s’engagent vers cet horizon : comme une lutte citoyenne, une négociation politique, une démarche scientifique, un processus créatif… ? Par ailleurs, quelles lignes stratégiques pourrait-on dessiner : faut-il accorder la plus haute priorité aux personnes dont l’intégration dans les milieux de vie est la plus difficile ? Faut-il cibler des domaines essentiels au vivre ensemble comme l’habitat, des dispositifs d’insertion ou les familles ? Y a t’il des institutions originales d’ordre culturel ou artistique plus propices à l’émergence de nouvelles possibilités d’être en société ?

Vendredi 14h00-18h00 (animatrice : Chantal Gelders)

Vincent Lorant est un socio-économiste et politologue, docteur en Santé Publique. Il a réalisé sa thèse sur les inégalités de santé mentale. Il est professeur de sociologie médicale à l’Institut Santé et Société de l’UCL. Ses recherches portent sur les inégalités de santé, la recherche sur les services de santé mentale. Il fait partie de l’équipe fédérale chargée de l’évaluation de la réforme art107.

Samedi 9h00-12h30 (animatrice : Aurélie Ehx)

Cécile Mormont est une femme sensible à la fragilité. Elle a fait des études de scénographie. L’institution dont elle est directrice (Revers) est une maison où les gens aux vies problématiques entrent et sortent, participent à des ateliers de rencontres, de découvertes, de création. Elle veille à ouvrir sans relâche cette (dés)-institution à des invités, à entretenir une circulation entre les participants et le quartier dans lequel ils vivent, ses habitants, ses associations, ses commerçants.

Samedi 14h30-17h30 (animateur : Francesco Laporta)

Françoise Calonne est psychologue de formation et artiste plasticienne. Elle travaille comme coordinatrice et artiste animatrice à L’Heure Atelier, Centre d’Expression et Créativité du Service de Santé mentale La Gerbe à Schaerbeek. Cet atelier accueille toute personne présentant ou ayant présenté des troubles psycho-sociaux et psychiatriques. Il est ouvert à toute personne désireuse de découvrir ou développer une démarche artistique.