Vous êtes ici :
  1. La Fédération
  2. Organes institutionnels
  3. Collège de coordination
  4. Actualités...
  5. Santé : six communes liégeoises en pénurie de médecins généralistes

Santé : six communes liégeoises en pénurie de médecins généralistes

10 août 2016

Aywaille, Herstal, Seraing, Grâce-Hollogne, St-Nicolas, Sprimont : six communes font partie des 123 répertoriées par le ministre wallon de la Santé où l’offre de généralistes est jugée insuffisante. Maxime Prévot veut améliorer cette première ligne de soins, en soutenant la pratique en équipe et multidisciplinaire.

Encore une fois les qualités du système prôné par les maisons médicales sont mises en avant. Et le monde politique semble en prendre conscience de plus en plus...


« Allô, Docteur ? Est-ce que vous me prendriez comme patient, je n’ai plus de médecin traitant… » Cette question, de nombreux généralistes liégeois l’entendent déjà régulièrement. Et la demande ne va qu’augmenter, vu la pénurie de médecins de première ligne. En cause, divers facteurs, dont le vieillissement de la population de généralistes actifs. Mais ce n’est pas la seule raison.

« Les jeunes médecins ont plus tendance à travailler en équipe ou en maisons médicales, pour avoir une meilleure qualité de vie, notamment les femmes puisque la médecine se féminise », glisse un médecin de Saint-Nicolas. Depuis qu’il s’est installé il y a vingt ans, quasi aucun collègue n’a ouvert de cabinet seul.

La pratique médicale en groupe a le vent en poupe, et Maxime Prévot entend bien l’encourager pour combler la pénurie. Dans le cadre de la 6e Réforme de l’État et du glissement de compétences fédérales vers les Régions, dont celle de l’organisation des soins de première ligne (généralistes, kinés, infirmiers), le ministre wallon a présenté une ‘note-cadre’ qui vise à valoriser ce système de santé le plus proche des gens, et qui les accompagne en principe toute leur vie.

Parmi les mesures, un soutien à la collaboration entre acteurs de première ligne et à l’approche multidisciplinaire, au travers d’ « associations de santé intégrée » (ex-Maisons médicales).

Une philosophie très différente de celle des médecins libéraux, et déjà bien implantée sur le terrain. À Seraing par exemple, fief historique (et politique) de la première maison médicale, deux tiers des médecins travaillent désormais en soins intégrés (et la majorité au forfait). Les médecins de famille qui pratiquent seuls à leur cabinet sont minoritaires. « Le système s’est complètement inversé, constate le Dr Jacques Peduzzi. À mon époque, je sortais en pleine pléthore – 200 nouveaux médecins par an –, mais on répondait aux besoins et on avait du boulot car beaucoup de médecins de 60 ans et + turbinaient. »

Source :


Deux fois plus de maisons médicales en dix ans

Le nombre de maisons médicales en Belgique a atteint le seuil de 151 en 2015, soit onze de plus que l’année précédente, indique lundi le Journal du Médecin qui se base sur les dernières statistiques de l’Inami. Le nombre de structures a plus que doublé en dix ans : la Belgique comptait 67 maisons médicales en 2005.

- Source Belga