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Projet de prévention du cancer du col de l’utérus

A la Maison médicale "Médecine pour le peuple" (MPLP) à Marcinelle, nous voulons avoir un suivi du frottis du col de l’utérus optimal pour toutes les femmes inscrites à la maison médicale. Le but est d’obtenir une idée de la situation actuelle, de contacter les femmes sans données médicales (pas de suivi gynécologique) et de faire un rappel systématique des femmes dans le planning.

Quel est notre point de départ ?

Chaque année, en Belgique environ 650 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont enregistrés et 270 femmes décèdent des suites de la maladie. La gynécologue qui consulte à la maison médicale a eu plusieurs patientes atteintes du cancer du col de l’utérus à un âge relativement jeune. Nous voulons un meilleur suivi des femmes en général. Nous voulons également améliorer la prise en charge des lésions de bas grade. L’équipe médicale a initié le projet. Nous avons remarqué que l’encodage des frottis n’est pas uniforme et qu’une partie des patientes de la MM sont suivies ailleurs. Cette information n’est pas bien gérée. Le suivi du dépistage entre dans la gestion du dossier médical global.

A qui s’adresse le projet ?

Le frottis du col de l’utérus concerne toutes les femmes entre 18 et 65 ans (ou à partir d’un an après les premiers rapports sexuels) inscrites au forfait et les patientes qui consultent la gynécologue de la maison médicale.

Quels sont nos objectifs ?

Pour le frottis du col de l’utérus, nos objectifs sont les suivants :

  1. Faire un meilleur encodage des frottis pour connaître facilement les dates des prochains frottis.
  2. Faire un meilleur encodage des lésions du col pour retrouver facilement les dates de suivi.
  3. Avoir une meilleure idée de la couverture de nos patients (Maladies transmissibles, suivi gynécologique,…).
  4. Proposer un dépistage systématique au fur et à mesure.
  5. Encourager les femmes non-dépistées à rentrer dans le programme de dépistage.

Nous voudrions atteindre un certain nombre de femmes entre 18 et 65 ans, c’est-à-dire 477 patientes.

Dans notre planning, nous avons 51 patientes sur 477 c’est-à-dire 10,7%.

Que mettons-nous en place ?

Pour le frottis du col, nous voulons :

Pour la phase n°1 du projet, voici les étapes :

- Combien de femmes sont inscrites entre 18 et 65 ans ? Un problème surgit à ce niveau là : les dossiers sont inactifs.
- Nous effectuons une vérification de tous les dossiers de ces femmes pour voir s’il y a les résultats d’un frottis. Ensuite, l’introduction des données dans un dossier Excel permet de mettre en évidence ces renseignements nécessaires : nom et âge de la patiente, nombre de frottis effectués, date du dernier frottis, résultat du dernier frottis et date du frottis suivant. Le problème est que cela prend plus de temps que prévu.
- Ensuite, on fait un contrôle de tous les dossiers dans lesquels on a trouvé des données et on mets des rappels dans le planning et enfin on envoie des lettres. (différentes lettres "types") ou on contacte les personnes par téléphone ou encore on laisse un mot dans le dossier écrit. Le temps et la charge de travail sont trop importants.

- Nous avons uniformisé l’approche du dépistage par une réunion d’équipe composée de 4 médecins généralistes et la gynécologue de la MM.
- Nous voudrions obtenir l’accord de participation des patientes au programme de dépistage. Pour cela, nous enverrons une lettre (planning frottis de col dépistage) de façon trimestrielle.
- Afin d’assurer un meilleur encodage, nous procéderons de cette façon : Après avoir eu les résultats, on introduit la date du prochain frottis et s’il y a une lésion on le précise dans le dossier. Après le premier frottis normal, on demande un contrôle après 1 an. Si le deuxième frottis après un an est normal, on contrôle 3 ans après. En cas de lésion un contrôle tous les 6 mois est nécessaire. Si la patiente est suivie par un gynécologue on doit mettre dans le planning ’G’ mais si la patiente est suivie à la maison médicale, mettre (MM). Une évaluation du planning tous les trois mois est prévue.
- En cas de détection de lésions lors du frottis, on prévient la patiente par courrier.

La phase n°2 du projet est la suivante :

- Après avoir contrôlé le planning, on procède à l’envoi d’une lettre (en septembre 2009) Le problème suivant survient : nous n’avons aucune réaction suite à cette première lettre.
- Ensuite, nous passons à la vérification de quelques dossiers ( étape en cours)
- Ensuite, nous passons au contrôle du nombre de femmes qu’on a déjà introduit en médidoc qui sont soit suivies chez un gynécologue extérieur soit chez la gynécologue de la maison médicale.

La phase n°3 est la dernière phase du projet :

Une fois ou deux par mois, une infirmière envoie une lettre aux patientes. On continue à introduire les facteurs de risque et on prône l’utilisation du planning (introduction de nouvelles dates et cocher quand un frottis est fait) Notre but est d’accentuer une approche des femmes pour lesquelles nous n’avons pas encore de données.

Ça se passe quand ?

L’action est en cours : elle se déroule de manière continue

Qui collabore au projet ?

Les médecins généralistes, la gynécologue et les médecins collaborateurs du projet.

Quelles sont nos ressources ?

- Medidoc
- StatDPPRO
- RBP sur le dépistage

Quel est notre bilan ?

Nous en sommes à la création de différents outils :
- les lettres medidoc
- Un Powerpoint sur le dépistage du cancer du col de l’utérus
- Grâce au logiciel Excell, on procède à l’encodage des données, l’évolution de la maladie, des patientes...etc.)

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A propos de l'action

Organisée par :
Maison médicale de Médecine pour le Peuple - Marcinelle a.s.b.l.
Les auteurs :
Anne Félix
Créée le :
23 février 2010
L’action est en cours et est périodique
Thème(s): cancer 4