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Mémorandum du secteur des maisons médicales - POLITIQUE RÉGIONALE DE SANTÉ EN REGION WALLONNE

avril 2009

Contrairement à Bruxelles, la Région wallonne a marqué depuis la régionalisation de 1994, une volonté de définir un cadre législatif en matière de santé. Le décret des associations de santé intégrée a ainsi fait l’objet de plusieurs modifications ainsi que ses arrêtés d’application. Nous nous réjouissons d’ailleurs des dernières modifications qui vont dans le sens d’une meilleure reconnaissance du travail effectué sur le terrain. Cependant, les moyens financiers octroyés sont nettement inférieurs à ceux de Bruxelles et ne couvrent pas les frais engagés pour répondre aux exigences d’agrément.

Les derniers chiffres du cadastre des médecins généralistes en Belgique tendent à montrer une pénurie prochaine de la profession. Les solutions face à ce constat ne sont pas simples mais nous observons que le modèle des maisons médicales semble davantage correspondre aux aspirations des jeunes soignants et être la seule façon d’introduire la médecine générale au sein d’un modèle structuré. Les régions se doivent d’être prospectives en matière d’organisation des soins de santé en se basant sur les observations d’aujourd’hui.

1. Notre première revendication portera sur la nécessité de formuler un projet régional de santé, articulé aux compétences fédérales et communautaires pour lui assurer cohérence et efficience. Ce volet est d’autant plus important pour les maisons médicales qu’elles ont la spécificité d’être financées à 80% par le fédéral et à 20% par d’autres sources de financement (les régions, communautés, aide à l’emploi...).

Cette articulation est donc fondamentale pour assurer par exemple une plus grande accessibilité des patients aux services. Cette cohérence implique plusieurs éléments :

- mobilisation de la conférence interministérielle (entre les différents ministres de la Santé élargie parfois aux ministres de l’Environnement)  ;

- mobilisation des groupes de travail intersectoriels inter entités fédérées (organisés par les administrations avec les acteurs de terrain).

Des synergies entre les deux initiatives sont à soutenir afin de créer plus de cohérence et de la complémentarité.

2. La deuxième revendication se situe au niveau régional et consiste à remettre la santé au centre du programme des gouvernements. Comment ?

- via l’instauration d’une « loi santé » et l’analyse d’impact des politiques publiques en matière de santé. Les facteurs – autres que biologiques - qui ont une influence déterminante sur la santé sont d’ordre sociaux, culturels, environnementaux, comme le logement, les conditions de travail, le contexte relationnel... Si pour chaque initiative législative, l’inspection des finances en vérifie l’impact budgétaire, l’évaluation de l’impact santé permettrait de mettre l’action publique au service de l’amélioration de la santé de la population.

Ceci ne relève pas du rêve ou de l’utopie ; ces législations existent au Québec, dans les pays nordiques, en Roumanie.... Une loi de ce type organiserait les prérogatives d’une délégation


A télécharger : POLITIQUE RÉGIONALE DE SANTÉ EN REGION WALLONNE (pdf, 66 k)