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Encore une fois, on donne raison au concept "maisons médicales"...

12 février 2013
Isabelle Heymans

médecin généraliste, secrétaire générale de la Fédération des maisons médicales

Le Centre fédéral d’expertise pour les soins de santé a publié un « position paper » sur l’organisation des soins pour les malades chroniques dans l’avenir en Belgique.

Sans parler des maisons médicales. On a encore peur, manifestement. Mais le concept, lui, est bien là !

Extraits du rapport consultable dans son intégralité à l’adresse suivante :

- https://kce.fgov.be/fr/publication/report/position-paper-organisation-des-soins-pour-les-malades-chroniques-en-belgique

A la demande de la Ministre Onkelinx, le KCE a analysé la littérature scientifique internationale et les initiatives actuellement en cours, en Belgique et à l’étranger, pour la prise en charge des maladies chroniques.

Des experts du terrain et des décideurs ainsi que des représentants des organisations de patients ont également été impliqués dans cette étude.

Le résultat : 50 actions concrètes sont proposées...

Morceaux choisis.

Les rapports internationaux mettent l’accent sur (…) :

  • « le rôle majeur de la première ligne de soins, intégrée dans la communauté, pour offrir le lien nécessaire avec les services de soins de santé plus spécialisés en fonction des besoins des patients ;
  • L’importance de systèmes d’échanges de données ;
  • Le besoin de développer des modèles de soins intégrés centrés sur le patient. Quelques études ont montré un impact positif de ces modèles mis en place dans la communauté. » (p. 6)

« L’Importance de “la santé dans toutes les politiques” : fait référence aux déterminants sociaux de la santé.

  • Améliorer les conditions de vie : éducation, nutrition, lieux de vie sains, conditions de travail, protection sociale, soins de santé universels ;
  • S’attaquer au problème de répartition inéquitable du pouvoir, des ressources budgétaires et autres, notamment par l’équité en matière de santé dans l’ensemble des politiques, le financement adéquat, l’équité entre sexes, la responsabilisation de tous les groupes de la société dans le domaine politique ;
  • Mesurer le problème et évaluer l’impact des actions par un monitoring et une recherche relative aux déterminants de santé. L’objectif est de diminuer la prévalence des facteurs de risque et par là même l’incidence des maladies chroniques. Cependant les domaines d’action sont multiples et requièrent l’implication des décideurs politiques et des acteurs de nombreux secteurs (logement, emploi, lutte contre la pauvreté), bien au-delà du système de santé ». (p. 11)

« 1ère recommandation : Développer et mettre en oeuvre un travail d’équipe multidisciplinaire : une équipe qui partage un plan de soins informatisé et un outil de gestion pour les soins chroniques, avec comme base le dossier médical global actuel (DMG).

En Belgique, les soins (médicaux) prodigués aux malades chroniques étaient et sont encore essentiellement la prérogative du médecin généraliste et dans une moindre mesure et en fonction de la pathologie, celle des médecins spécialistes. Dans la mesure où les soins chroniques concernent souvent des affections multiples, le rôle des soignants de première ligne n’en prend que davantage d’importance. Ce travail en équipe implique notamment un plan de soins commun approuvé par tous, l’intégration, la coordination et la délégation des tâches, ainsi que le « self empowerment » du patient, dans le but d’atteindre les résultats poursuivis en termes de santé et de qualité de vie ». (p. 19)

« Garantir aux malades chroniques l’accessibilité et l’égalité des soins » (p. 42)

« Faire évoluer les systèmes actuels de paiement de telle sorte qu’ils favorisent des soins chroniques de haute qualité, intégrés, multidisciplinaires insistant sur l’empowerment du patient, avec une attention particulière aux soins de première ligne » (p. 42). Il s’agit de réformer le mode de financement, et d’investir dans les soins de première ligne.

A bon entendeur…