Vous êtes ici :
  1. Côté maisons médicales
  2. Cat@losanté
  3. Dépendances
  4. Tabagisme
  5. Aide au sevrage tabagique

Aide au sevrage tabagique

Le projet tabac comprend 3 volets :

  • Informations via divers outils en salle d’attente : posters, télévision de la salle d’attente (powerpoint et film de tabacstop), brochures, flyers, « arbre à parole », etc.
  • En consultation : demande systématique du statut tabagique, conseil minimal et investigation du stade de motivation du patient, ainsi qu’expliquer le projet en cours et les groupes d’information et de partage.
  • Réalisation d’animations de sensibilisation 1 fois tous les 2 mois (animés par un médecin, la psychologue et l’assistante sociale).

Quel est notre point de départ ?

Le sevrage tabagique est l’action de santé préventive la plus efficiente dans les pays dit développés. Le sevrage tabagique a une importante répercussion positive sur la santé et l’espérance de vie des patients. De plus, il est bien documenté qu’une action entreprise par le médecin généraliste est une des actions qui fonctionne le mieux pour aider les patients au sevrage. Ces informations ont été discutées lors d’une réunion d’équipe, ce qui a abouti sur la décision de réaliser un « projet tabac ». La maison médicale a déjà une bonne expérience en projets de santé communautaire, et certain membre de l’équipe ont déjà participé à des « projets tabac ». Ce projet s’insert parfaitement dans l’objet social de la maison médicale car améliore la santé des patients.

A qui s’adresse le projet ?

A tous les patients de la maison médicale : fumeurs, personnes motivées par l’arrêt du tabac, personnes intéressées par la problématique et voulant plus d’information (fumeurs comme non-fumeurs). Les patients ont pu faire des suggestions sur le projet lors des réunions de groupe d’information et de partage et via une boite à suggestion.

Quels sont nos objectifs ?

Permettre à un maximum de personne d’avoir une réflexion sur le tabagisme ou de réaliser un sevrage tabagique le plus durable possible. Egalement acquérir des informations objectives pouvant les aider à prendre une décision concernant le tabagisme, ou de faire mûrir une réflexion pouvant mener à un sevrage.

Que mettons-nous en place ?

En salle d’attente :

La salle d’attente a été relookée pendant trois mois (d’avril à juin 2012) de manière à sensibiliser et informer les patients sur la thématiques : nombreuses affiches, jeux, brochures, jeux sur le tableau, jeux vrai/faux, powerpoint et film sur le tabac (télévision en salle d’attente). Nous avons également réalisé un « arbre à parole » dans la salle d’attente de manière à laisser une place pour l’expression des patients.

En consultation :

Demande systématique du statut tabagique lors des consultations médicales. Grâce aux discussions avec les programmateurs informatiques, nous avons été capables d’encoder le nombre de cigarettes par jour, depuis quand le patient fume et le nombre de paquet/année dès le début du projet pour les patients DMG+. Malheureusement, encoder le nombre de cigarettes/jour pour les patients non DMG+ n’a été possible que depuis la nouvelle version du logicielle parue en juin. Nous regrettons que malgré nos demandes répétées, nous ne puissions pas encore retirer de statistique sur le sujet du tabac. Conseils minimum et investigation du stade de motivation du patient, ainsi qu’expliquer le projet en cours et les groupes de partage.

Animation de sensibilisation :

Réalisation de 2 animations de sensibilisation 1 fois tous les 2 mois (animés par un médecin, la psychologue et l’assistante sociale) d’une durée d’une heure et demi (une troisième animation est programmée le 6 septembre). Les séances ont été animées par un médecin et une psychologue lors de la première séance, et médecin, AS et infirmière santé communautaire pour la deuxième). La première séance a été organisée en soirée, la deuxième en journée afin d’augmenter l’accessibilité à un maximum de patients. Ces séances ont abordé l’effet négatif du tabac en se positionnant de façon non-jugeante, les points positifs à l’arrêt, les côtés positifs de fumer et les aspects négatifs de l’arrêt, comment dépasser les différents obstacles. Nous avons également abordé les moyens existants pour aider au sevrage, avons répondu aux questions des patients et avons permis un échange d’expériences entre les patients. Ces animations de sensibilisation ont été basées sur 4 axes :

Ça se passe quand ?

La phase de préparation a débuté en août 2011, comprenant la phase de documentation, la formation de l’équipe (trois séances d’information du personnel ont eu lieu durant les mois de septembre et octobre 2011), les discussions sur l’élaboration du projet.

La phase active a débuté le 1 avril 2012 (retardée par des problèmes informatiques et la disponibilité de la salle d’attente pour ce thème). A partir de cette date, le statut de chaque patient devait être demandé et les conseils minimaux donnés. Les animations de sensibilisation ont été programmées +- tous les 2 mois. Toute la documentation et information a été mise à disposition dès le début de la phase active dans les différentes salles d’attente

Qui collabore au projet ?

Collaborations internes : tous les médecins, les accueillantes (pour tout le versant information, notamment dans la salle d’attente), les infirmières (pour aider à sensibiliser un maximum de patients), l’AS et la psychologue pour la participation aux groupes de partage.

Collaborations externes : pas à ce stade du projet.

Quelles sont nos ressources ?

Nous avons utilisé la salle d’attente en soirée pour les réunions de partage. La salle d’attente est équipée d’une télévision prévue pour l’information aux patients. L’information de l’équipe est principalement basée sur les RBP de la SSMG ainsi que les outils disponibles sur le site de la SSMG. Un powerpoint interactif a été réalisé pour permettre un meilleur apprentissage et des discussions ouvertes. Nous avons confectionné des brochures, des posters, des projections, documentations spécifique concernant la thématique abordée dans les groupes de partage.

Quel est notre bilan ?

Le projet a été élaboré avec enthousiasme dans l’équipe.

En salle d’attente :

Le mur principal a été repeint, de nombreuses affiches disposées aux murs, ainsi que des jeux vrai/faux (feuilles à soulever), différents dépliants ont été mis à disposition, le diaporama et le film ont été diffusés en alternance sur la télévision de la salle d’attente. Une petite vingtaine de témoignages ont été affichés par des patients sur l’arbre à paroles, principalement sur leur sevrage et leur motivation principale (comme expliqué sur le tableau de la salle d’attente).

En consultation :

Les médecins ont été plus proactifs dans le fait d’aborder le sujet du tabac en consultation même si le caractère systématique est difficile à atteindre par tous. L’encodage est difficile à évaluer de façon globale à cause de problèmes informatique ; mais l’encodage dans les dossiers individuels a été réalisé très fréquemment.

Les animations de sensibilisation :

La participation aux deux premières animations a été faible (6 participants et 2 animateurs à la première animation, 4 participants à la deuxième avec 3 animateurs) malgré notre alternance soirée pour la première animation et après-midi pour la deuxième. Un facteur pouvant expliqué la faible participation lors de la deuxième séance est le temps magnifique à l’extérieur alors que la séance se déroulait à 14h. Bien que le projet soit toujours en cours, la faible participation aux animations de sensibilisation est clairement le point à améliorer. Actuellement nous avons essayé d’augmenter la médiatisation du projet et de fonctionner sur base d’inscription aux animations. Les participants aux séances de sensibilisation ont été très satisfaits de la forme et du contenu et recommanderaient à leurs proches d’y participer (cfr évaluations individuelles en fin d’animation). Des patients regrettaient que la séance de sensibilisation soit une séance unique. L’approche choisie avec les séances de sensibilisation permet aux patients de se réapproprier le problème et de devenir plus rapidement acteurs face à ce problème. Nous avons essayé que ce programme soit une chance pour tous, par exemple en organisant les séances en journée et en soirée.

Notre bilan global

De manière générale, nous estimons que le projet a permis d’aborder de manière significative le sujet du tabagisme avec nos patients, d’augmenter leur connaissance, que ce soit lors des consultations ou lors de leur passage dans la salle d’attente. Malgré le taux de participation peu élevé aux animations de sensibilisation, presque tous les médecins ont déclaré avoir parlé plus du tabac avec leur patients et avoir eu plus de demande de sevrage. Nous espérons avoir pu faire passer à nos patients le message que le tabac est un sujet qu’ils peuvent aborder avec leur médecin. En regard de feedbacks de patients aux accueillantes ainsi qu’en consultations, il semble que les messages diffusés ont probablement permis de faire avancer de nombreux patients dans leur ambivalence et dans leur réflexion sur la dépendance tabagique. Il est difficile de connaître l’impact à long terme d’une telle démarche de prévention.

Les perspectives

Le projet devrait être reconduit pour l’année prochaine avec, nous l’espérons un effet boule de neige au niveau de la participation, puisque les participants aux séances de sensibilisation ont été très satisfaits. .Certains patients ont regretté que la séance de sensibilisation soit une séance unique. Malheureusement, vu le nombre de participants cette année, il n’est pas envisageable actuellement de faire évoluer le projet vers un accompagnement sur plusieurs séances.


Ce projet a reçu le soutien de Région wallonne.

< Accueil Catalosanté

A propos de l'action

Organisée par :
Créée le :
3 août 2012
L’action est en cours et est périodique